Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Pages

Archives

Publié par Edouard Boulogne

Une semaine à la loupe.


a_la_loupe-1.jpeg
1. Chapeau l’Artiste !

La passation de pouvoirs haute en couleur et en symboles à l'Élysée, la sortie dans Paris, puis l'annonce de la nomination du Premier ministre et du gouvernement vendredi dernier en dit long sur la façon dont le nouveau pouvoir va fonctionner. En trois jours le Président de la République, Nicolas Sarkozy, aura occupé tout le terrain et respecté ses engagements : La parité, l’ouverture, le changement. Il aura été sur tous les fronts : celui de la décision et celui de l'explication. Dans les semaines qui viennent, le tandem Sarkozy-Fillon va essayer de répondre à l'espoir et à l'impatience qui sont nés des résultats de l'élection présidentielle. Le Président Sarkozy l'a fait jusqu'à
maintenant en adoptant un rythme incroyablement soutenu destiné à donner de l'élan à son mandat. Cela va certainement continuer. Après les symboles forts du premier jour, ranimation de la flamme au tombeau du soldat inconnu, dépôt de gerbes devant les statuts de Clemenceau et du Général de Gaulle, dépôt d’une gerbe devant le monument au martyr des jeunes et lecture de la dernière lettre de Guy Moquet (un jeune Français, de famille communiste, fusillé par les nazis), la visite à la Chancelière allemande, son premier déplacement en France est pour Airbus, un dossier chaud s’il en est. On parle d'un "Grenelle de l'environnement" dès lundi. Puis viendra le temps le plus important des premières réformes. Ce sera là le vrai test de sa capacité à prouver qu'il a compris l'urgence du redressement économique et trouvé les moyens de réformer sans provoquer de crise sociale. Donnons au Président, au Premier ministre et à son gouvernement les moyens d’effectuer le redressement de la France : Votons aux élections législatives des 10 et 17 juin pour les candidats de la majorité présidentielle.

2. Le tandem de l'action.

Le Président de la République s'implique dans l'exercice du pouvoir comme aucun de ses prédécesseurs ne l'a jamais fait car c'est sa nature. C'est aussi sa lecture du quinquennat. Tout cela ne devrait pas choquer son Premier ministre qui, lui-même, en son temps avait proposé la suppression du poste ! Il accepte donc par avance d'occuper les seconds rôles. Dans ce nouveau tandem, François Fillon est probablement le meilleur choix parce que les deux hommes sont complémentaires et pas concurrents. Chacun peut le voir : le Premier
ministre est calme, discret, donne du temps au temps, préfère négocier alors que le Président est pressé, passionné, bouscule et adore les médias. De ces différences de style, il serait faux de conclure à des divergences sur le fond et sur les objectifs. Le Premier ministre est un réformateur. A Matignon, sa tâche ne sera pas facile. Quatre défis l'attendent : organiser le travail du gouvernement qui est chamboulé par le redécoupage des frontières ministérielles, s'imposer vis-à-vis des ministres à forte personnalité comme Jean-Louis Borloo, Alain Juppé ou Bernard Kouchner, faire face aux difficultés qui ne manqueront pas de surgir, mettre en musique le projet du Président de la République et obtenir les résultats souhaités par lui.

3. "La meilleure équipe de France" !

Avec cette composition, huit hommes et sept femmes, le pr
ésident de la République veut continuer à montrer que la France change d'ère. Il avait promis un gouvernement resserré, paritaire et ouvert. Première promesse tenue, mais au prix d'une alchimie complexe. Le tandem de l’exécutif est décidé à bousculer les habitudes. L'ouverture est au rendez-vous mais elle n'est pas une ouverture politique, les heureux élus ont avant tout été désigné pour leurs compétences et sont chargés de mettre en place la politique du Président. Ils veulent prouver que les étiquettes ne comptent plus et que des rapprochements peuvent s'opérer à gauche ou au centre. Les lignes bougent car la nouvelle génération des quinquagénaires n'a pas le même passé des querelles politiques. De plus, c’est dans les responsabilités que le "style" Sarkozy se fait jour. Le chef de l'État déteste les lourdeurs héritées du passé et c’est pour cela que les périmètres ministériels ont changé. La séparation de Bercy en deux est emblématique : la gestion des comptes et la stratégie économique vont dépendre de deux ministres différents. Comme dans les entreprises, un ministre, Éric Woerth aura en quelque sorte la responsabilité de la "direction financière" de la France. De son côté, Jean-Louis Borloo dirigera l'Emploi et l'Économie. L'emploi passe donc de la sphère sociale à la sphère économique : tout un symbole de volontarisme ! Alain Juppé, numéro deux du gouvernement, hérite de la création du gros ministère de l'Écologie, du développement et de l'aménagement durable. Autre illustration de la nouveauté des champs de compétences, Brice Hortefeux se retrouve à la tête d'un grand ministère de l'Immigration, de l'Intégration, de l'Identité nationale et du Co-développement, ministère voulu par le chef de l'État qui a maintenu l'association des termes qui avait créé la polémique pendant la campagne. Autre symbole, l'énarchie perd de son influence puisque seulement deux énarques participent au gouvernement.

4. Le Cheval est mon coach !

Comment améliorer le management des entreprises grâce au cheval ? Le principe est simple, le cheval est l’ami de l’homme et l’a toujours servi.
Dans un enclos ensablé, il s’agit pour le manager de diriger un équidé en liberté par le toucher et le geste. Le cheval ne comprend pas le langage humain, il ne sert donc à rien de le menacer ou de le séduire. Il ne répond qu’à des ordres clairs. Pour le manageur, préciser ses objectifs, communiquer au-delà des différences culturelles, vaincre ses peurs et veiller à la compréhension de son partenaire sont des éléments essentiels que le coaching par l’intermédiaire du cheval permette de résoudre les difficultés managériales en très peu de temps. HEC ne jure que par le "horse coaching" et a été la première grande école de commerce à inscrire cette technique dans le cadre de la formation qu’elle donne aux futurs cadres d’entreprises.

5. La France est embourbée dans une croissance molle.

L’hiver que nous venons de connaître ne réussit pas à l’économie. L’Insee estime que la croissance du 1er trimestre 2007 ne sera que de 0,5% car le climat a pesé sur la production en réduisant la demande d’énergie. Plus grave, la France souffrirait surtout des mauvais résultats du commerce extérieur et de la faiblesse de l’investissement des entreprises. Seuls les ménages soutiennent l’activité économique de notre pays grâce à des achats favorisés par le r
eflux de l’inflation dans le sillage de la baisse des prix des matières premières et du pétrole. La création d’emplois devrait malheureusement être inférieure à celle de 2006 à cause du tassement des emplois aidés. D’où la nécessité d’une relance rapide par le nouveau gouvernement, à condition que les Français lui donnent une majorité claire.

6. Risque de l’autre coté de l’Atlantique...

L’Insee n’exclut pas une récession aux Etats-Unis d’ici à deux ans si le secteur de l’im
mobilier américain poursuit son déclin exceptionnel ! On ne peut exclure l’impact d’une répercussion importante sur les économies du reste du monde et bien évidemment sur celle de la France et de ses partenaires européens !

7. Une embellie à l’horizon.

Les entreprises françaises ont connu une hausse de 4,6% de leurs investissements en 2006. Ce sont des résultats bien meilleurs que ceux initialement prévus mais qui masquent cependant la faiblesse endémique de l’investissement des entreprises. Cepa_la_loupe-1.jpegndant ne gâchons pas notre plaisir, car qui dit investissement, dit croissance à long terme et développement de l’emploi. Cette hausse marque une modification de la structure de l’économie puisque c’est dans les services que se concentre cette progression au détriment de l’industrie. On peut toujours espérer que le nouveau gouvernement impulsera le petit "plus" qui fera que l’économie redémarrera. CQFD !

Henri Pauvert.
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article