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Publié par Edouard Boulogne

 

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(Ecrit le SAMEDI 5 MAI  2007, veille du deuxième tour de l’élection présidentielle, cet article conserve toute son actualité.

 

RETRAITES : LE ROYAUME DES IDEES FOLLES.

 

A lire et entendre comment est évoqué le problème des retraites à la fois dans les médias et dans la bouche des hommes politiques, c'est vraiment le royaume des idées folles.

 

La première idée folle est de la revendication  de l'égalité. Il n'y a aucune raison ni possibilité que les Français soient égaux devant la retraite comme il n’y a aucune raison ni possiblité qu'ils soient égaux devant la santé, devant le logement ou devant leur voisin de palier.

 

Inépendamment du principe, s’ajoute une autre idée folle : il faudrait porter remède à cette inégalité. Cette revendication égalitaire  s'étend en particulier à l'égalité entre le public et le privé où, effectivement, il existe une grande inégalité, le public étant largement favorisé.  À l'intérieur du public, l’inégalité s’accroît, les célèbres régimes spéciaux étant absolument scandaleux. Et, au-dessus, encore se situent les régimes des politiques connus pour leur opacité et leurs avantages hors du commun. Un des principes de la République Fromagère s’énonce ainsi : « L’enrichissement personnel indu des Hommes de l’Etat (les « Hifis ») s’amplifie à mesure qu’ils s’approchent du centre du pourvoir ».  Le tableau très résumé ci-dessus l’illustre parfaitement. Critiquer  cette revendication  peut choquer tant l’idée folle se répand à mesure que la connaisance du scandale progresse. Il faut pourtant raison garder.

 

L'opinion s'imagine que l’égalisation de la retraite des fonctionnaires, par exemple en reculant l’âge où ils la prennent, donnerait de l'argent dont pofiteraient les retraites des privés fort menacées par ailleurs : ce calcul est complètement faux. Un fonctionnaire retraité coûte bien moins cher qu’un fonctionnaire au travail et un nombre considérable de fonctionnaires non seulement ne crée pas de richesse  mais empêche les privés de créer la richesse nécessaire justement pour payer leurs propres retraites et celles des privés.

 

En outre, l'objectif de l’égalisation prendrait un temps considérable compte tenu des résistances attendues et focaliserait l’attention sur un faux problème au détriment des vrais problèmes, que les politiques refusent jusqu’ici d’aborder étant eux-mêmes et pour leur propres intérêts étroitement complices de la ruine générale. La France risquerait de mourir avant d'approcher, ne serait-ce que de fort peu, l'objectif prétendument nécessaire.

 

Enfin et fondamentalement l’idée d’égalisation est  intellectuellement impossible à définir comme toute idée d’égalité quelle qu’elle soit.

 

Ce constat  ne veut pas dire qu’il faut approuver la véritable horreur que nous subissons dans le domaine des retraites ; l’énormité de ces retraites spéciales est le résultat d’un vrai hold-up organisé sur des décennies par des groupes agissant comme des mafieux à l’abri de lois fabriquées à cet effet. La constatation récente par des hommes politiques, en particulier pendant la campagne électorale,  du problème est un terrible aveu de leur propre médiocrité.  

 

Après ce  nécessaire constat, que faire ? Au risque de surprendre, il faut affirmer qu’on peut et on doit payer toutes les retraites. La condition, qui est la même que pour tous les autres problèmes que les politiques ont évoqué pendant la campagne, est de se libérer du socialisme, cette épouvantable  escroquerie du XX° siècle.

 

La libération du socialisme comporte évidemment la liberté totale de l’épargne : chacun a le droit de disposer d’une partie de ses gains hors impôts et charges sociales, comme il en est actuellement des cotisations  prises par la force en vue de retraites futures qui n’existeront pas ou fort peu. Chacun alors prévoirait  librement pour son avenir et en redeviendrait propriétaire ce qui  est conforme au droit des gens. Les acteurs de toutes sortes, de tous métiers, de tous niveaux décideraient donc de leur travail ou de leur repos dans le cadre de contrats librement négociés.

 

Dans l’éventail des placements éventuels possibles pour ces épargnants, il se trouverait des fonds de pension complètement libres et concurrentiels et on peut faire confiance aux professionnels de la finance pour les imaginer.  Mais bien d’autres solutions seraient utilisées au gré de chacun : logements locatifs, fonds de commerce, agriculture. Là aussi l’abondance des sommes épargnées ouvriraient les imaginations et les nouveautés, ce qu’aucun processus administratif dans le monde n’est capable de faire. L’épargne s’accumulant, l’effet positif sur l’emploi serait fabuleux avec tous les effets induits habituels. Les conséquences seraient immenses sur la richesse collective et permettraient à chacun de s’arrêter de travailler quand il veut. 

 

Il serait nécessaire que, parallèlement, le pouvoir « libérateur » ne se contente pas de diminuer mais « détruise »  d’un seul trait une foule de dépenses étatiques avec les impôts correspondants  L’effet richesse se dégageant  de la destruction des dépenses étatiques et des impôts, ajouté au  formidable mouvement d’épargne serait considérable et permettait de payer toutes les retraites.

 

Des objections peuvent  intervenir : comment assurer la transition pour continuer à payer les retraites par  répartition antérieurement prévues et jusqu’à leur extinction ? En fait de multiples schémas on été décrits et expérimentés dans de nombreux  pays  tels  le Chili, la Nouvelle-Zélande, le Canada, Singapour. Voici, aussi,  un  exemple concret ; un cadre de 40 ans a tout avantage à abandonner gratuitement tous ses droits acquis par la répartition contre la liberté totale de son épargne et il se retirera plus tard avec des avantages incommensurables par rapport à ses perspectives actuelles.

 

Que deviendront les imprévoyants, ceux qui auront bu dans des bars les avantages fiscaux accordés à l’épargne  ? Dans une société libre, il y a toujours quelques imprévoyants mais la charité est bien plus développée que dans une société asservie et les possibilités de la charité sont accrues par la richesse générale.

 


Dans ce contexte d'enrichissement global, l'on pourrait  continuer à supporter le poids particulièrement pénible des régimes spéciaux ; cela laisserait à la bataille contre les chefs syndicalistes, ces ennemis objectifs du peuple français,  d’autres champs d’action tout à fait nécessaires pour gagner la bataille économique générale.

 

Qu’il soit permis d’ajouter qu’une  exception pourrait être prévue : ce serait de  réduire,  voire de supprimer, le système scandaleux des retraites des présidents de la république, premier ministre, ministres, députés et sénateurs et cumulards de ce type. Le seul passage intéressant du débat télévisuel insignifiant auquel nous avons assisté récemment entre les deux candidats fut leur accord complet sur cette  dernière idée. C’était un vrai scoop et un aveu vraiment drôlatique. 

 

 Deo Gratias et rendez-vous dans un an pour connaître le sort de cet engagement !

 

Michel de Poncins

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« La sortie du socialisme permet de doubler la richesse générale en moins de huit ans »

 

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