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Publié par Edouard Boulogne

SARKOZY : Président de la République ! ambiance1.jpg

Victoire nette, indiscutable de Nicolas Sarkozy à l’élection présidentielle, avec un peu plus de 53% des suffrages exprimés, ce qui est un bon score compte tenu de l’acharnement de la campagne menée par la gauche, parfois, comme on dit, largement au-dessous de la ceinture.

Je n’entrerai pas dans des détails, dont les lecteurs du Scrutateur, comme tout un chacun, ont eu connaissance, en abondance, et souvent avec excès sur toutes les chaînes de radio et de TV.

1. DES RAISONS DE SE REJOUIR.


Ces mêmes lecteurs savent pourquoi je me réjouis de la victoire de M. Sarkozy :  Essentiellement parce qu’il promet de :
 rompre avec l’immobilisme économique et le bureaucratisme de la société française, fruit d’un socialisme omniprésent depuis trente ans, (et dans certains domaines depuis la libération) conservés même lors des passages au pouvoir d’une droite complexée (Giscard, surtout Chirac).
 Rendre au peuple, et en particulier à la jeunesse la fierté d’appartenir à une grande nation. En finir donc avec cette perpétuelle rengaine de la repentance dont ces deux dernières années ont été particulièrement nourries.
 Dans la foulée, protéger l’identité française menacée par le mondialisme et une immigration massive et incontrôlée.
 Redécouvrir des valeurs comme le sens du travail, de l’entraide, de la solidarité, etc.

2. LE COMBAT N’EST PAS TERMINE.

Cependant n’ayons pas la naïveté de croire que cette victoire de Nicolas Sarkozy  suffira à elle seule à écarter les grandes menaces qui pèsent sur notre pays.
Il faut gagner les élections législatives qui viennent immédiatement, ou alors être condamné à l’immobilisme.
Un Jack Lang, un Victorin Lurel font semblant de croire la France menacée de dictature. Ils prétendent que pour éviter un « absolutisme » (sic !) de l’UMP, il faudrait que les législatives soient gagnées par la gauche.
Bref, il faudrait, à les en croire, élire un président sur un programme, mais élire dans la foulée un parlement acquis à un programme contraire.
Que pourrait-il sortir de cette aberration sinon l’immobilisme, la cohabitation stérile, avec ses combines et petites combinaisons chères aux amateurs de palabres.
Qu’un François Bayrou tienne le même langage est décevant au-delà de ce qu’on peut dire, et montre à quel point l’ambition personnelle, et les rancunes recuites peuvent dérégler les plus belles mécaniques intellectuelles.
Par delà ce troisième tour, de juin, que la « droite » doit gagner pour accomplir son nécessaire travail de renouveau, s’annonce le 4è tour, je veux parler de la rentrée sociale, où des syndicats politisés à gauche s’efforceront d’opposer la violence de la rue au suffrage populaire.
Nous aurons chacun, quand le moment sera venu, à soutenir le Président selon nos moyens et à la place qui est la nôtre, pour qu’il puisse réussir en France  ce que madame Tatcher à réussi en Angleterre dans les années 1980 c’est-à-dire imposer la volonté populaire aux caprices des groupuscules extrémistes de gauche qui sont rien moins que démocrates (les violentes manifestations urbaines, anti Sarkozy, dimanche et lundi soir, de minorités d'extrême gauche, sont très révélatrices).

3. EN GUADELOUPE.

Dans l’outre mer, en général M.Sarkozy,  est devancé par Ségolène Royal, même si ses scores sont en général honorables
Ainsi à la Guadeloupe où la socialiste obtient 50,83% et le candidat de l’UMP 49,17%, après avoir été en tête au premier tour.
Je ne saurais commenter la conjoncture telle qu’elle se présente à St-Pierre et Miquelon ou dans les îles du Pacifique, ne possédant pas toutes les données nécessaires.
Mais en Guadeloupe l’évolution de l’électorat depuis quelques années me paraît satisfaisante, comme cela s’était déjà manifesté lors du referendum d’il y a trois ans, sur la question du statut.
Que monsieur Sarkozy, malgré une campagne de la peur qui le présentait tour à tour comme un serpent cobra, ou pire, un nouvel Hitler, ait réuni la moitié de l’électorat Guadeloupéen me paraît de bon augure pour la suite.
Ici, nous commençons à nous libérer des clichés et des idées toutes faites sur la politique et les politiciens, sur la droite (supposée mauvaise par essence !) et la gauche (débordant, n’est-ce pas, de bonté  et de vertus, par nature ! !).
Plus que jamais, que ceux qui s’en sentent le goût, ou dont c’est la fonction, continuent leur travail de patiente pédagogie politique.
De ces élections législatives qui approchent nous aurons l’occasion, bien entendu, de reparler, même si ce créneau de la politique politicienne n’est pas la préoccupation majeure du Scrutateur.

EDOUARD BOULOGNE.
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José Paldir 08/05/2007 07:55

Aaah la démocratie selon la gauche. (Ce qu'on appelle l'extrême gauche aujourd'hui est ce qui reste de la gauche) ...
C'est cette même "démocratie" qui faisait dire à la candidate Royal qu'il fallait tout décider "en discutant avec les partenaires sociaux". Or, en France, que représentent les "partenaires sociaux" lorsque l'on sait que sur 100 travailleurs seulement 8 sont syndiqués (dont 5 dans la fonction publique).
Toutes les grèves, tous les blocages de ce pays sont le fait d'une très faible minorité qui impose sa loi à la très large majorité.
Le vandalisme, le terrorisme dont nous sommes témoins aujourd'hui après une élection qui ne souffre aucune contestation, participe de cette même logique.
Tout cela vient de cette gauche qui dit se "mobiliser contre les dangers pour la démocratie" ...