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Publié par Edouard Boulogne

Royal-Sarkozy : Retour sur un débat.

(Je publie ci-dessous un extrait d'article publié par la revue Liberté politique, qui met
au point certaines choses importantes . Pour plus de renseignements sur l'excellente revue Liberté Politique, voir les "Liens" du Scrutateur.EB).
IMG-Debat2.jpg

Le débat entre Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy a été largement commenté. Étonnant, l’arbitrage des médias sur l’échange entre les candidats a conclu à un match nul quand les Français ont très largement jugé la prestation du président de l’UMP supérieure et plus convaincante (par 53 % contre 31 %, selon Opinionway/LeFigaro-LCI).

L’un des moments forts a été la colère de la candidate à propos de la politique pour les personnes handicapées. Quoi que l’on pense de la forme, on doit à la vérité de dire que celle-ci n’est en rien justifiée. C'est la loi du 11 février 2005 qui a prévu l'inscription de droit des enfants handicapés dans l'école de leur quartier.

1/ Cette loi est la première grande loi sur le handicap après celle de 1975. Toutes les associations en ont salué les avancées. Mme Royal et le Parti socialiste ont voté contre cette loi. 2/ Le nombre d'enfants handicapés scolarisés dans les écoles « ordinaires » est passé de 89 000 à 160 000 entre 2002 et la rentrée 2006. 3/ Le nombre d'auxiliaires de vie scolaire qui les accompagnent est passé de 4 700 à 8388, soit une augmentation de 80%.
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José Paldir 05/05/2007 06:41


Tous les mensonges du Parti Socialiste s’expliquent assez facilement.
En réalité, le vrai clivage n’est plus où il était.
Auparavant l’opposition était clairement gauche / droite et correspondait (en gros) à une opposition idéologique entre partisans et adversaires du libéralisme.
Si aujourd’hui cette opposition idéologique est bien réelle, c’est le rapport des forces qui a pris une sacrée claque.
A présent, l’extrème gauche se définit comme " la gauche anti-libérale " et ne représente plus qu’une fraction très réduite de la pensée politique en France.
Face à elle, tous les courants qui se réclament peu ou prou du libéralisme, par leurs mots ou par leurs actes politiques.
Or s’il est clair et sans équivoque que la droite s’est fondée sur des valeurs très éloignées de l’égalitarisme, chez les socialistes l’affaire est on ne peut plus ambiguë car ils sont obligés de piquer dans le discours de droite pour justifier leurs propres choix, et dans celui de gauche pour caresser leur base.

En gros, ils ont le cul entre deux chaises.

Leur problème, c’est que l’écart entre les deux chaises augmente, et que faute de l’avoir assez gros (quoique) il vont se retrouver le cul par terre.

Voilà pourquoi je dis que le Parti Socialiste en tant que tel, n’a pas de légitimité. Il faudrait qu’il choisisse son camp. Tant qu’il ne le fera pas clairement, il vivra dans le mensonge.