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Le Scrutateur.

Blog destiné à commenter l'actualité, politique, économique, culturelle, sportive, etc, dans un esprit de critique philosophique, d'esprit chrétien et français.La collaboration des lecteurs est souhaitée, de même que la courtoisie, et l'esprit de tolérance.

Un adolescent français en classe de troisième dit ce qu'est la France pour lui.

1) Yves Goussard. 2 ) Tony Bloncourt. 3 ) Leur idéal.
1) Yves Goussard. 2 ) Tony Bloncourt. 3 ) Leur idéal.
1) Yves Goussard. 2 ) Tony Bloncourt. 3 ) Leur idéal.

1) Yves Goussard. 2 ) Tony Bloncourt. 3 ) Leur idéal.

Je publie cette copie sur la France selon lui dans la période tourmenté&e que nous traverons.

Et ensuite je réédite cet article sur le même sujet concernant la France durant la seconde guerre mondiale. Ces tout jeunes gardons écrivaient avec leur sang.

Mourronsènous, si cela s'imposait … comme ils sont morts ?

Le Scrutateur.

 

 

 

 

Le bulletin du Collège Stanislas publiait en 1976 la copie d’un de ses élèves de 3ème, classé lauréat national dans un concours écrit sur le thème de la « Patrie » : le sujet exact était : « Que signifie pour vous le mot Patrie ? » :

 

 

Voici sa copie.

Étranger, mon ami, tu me demandes ce que signifie le mot « Patrie ». Si tu as une mère et si tu l’honores, c’est avec ton cœur de fils que tu comprendras mes propres sentiments. Ma patrie, c’est la terre de France où mes ancêtres ont vécu. Ma

Deux jeunes antillais résitants, morts pour la Francepatrie, c’est cet héritage intellectuel qu’ils m’ont laissé pour le transmettre à mon tour.

Viens voir, étranger, la beauté des paysages de France, la splendeur des monuments édifiés par mes aïeux. Va te reposer dans le vert marais poitevin, admire les roches rouges d’Agay qui se baignent dans le bleu de la mer de Provence. Chemine simplement de Paris vers Lyon. Sur la route, près d’Avallon, l’élégance raffinée de la basilique de Vézelay fera surgir pour toi l’épopée de nos croisades. Tu arriveras plus loin au château de la Rochepot qui donne à la région un air médiéval. N’oublie pas de visiter en Bourgogne le ravissant hospice de Beaune. Ne néglige pas le barrage de Gémissiat. Continue, regarde, réjouis-toi de tant de beauté.

Mais si la France , ma patrie, n’était que belle et aimable, mon amour pour elle ne serait pas si grand. Elle est mieux encore : intelligente et cultivée. La clarté de sa pensée, la finesse de son esprit, l’excellence de son goût te sont déjà connus. Des idées venues de France ont influencé l’humanité toute entière. Sais-tu par exemple, que la bibliothèque personnelle de Frédéric II de Prusse, conservée à Berlin, ne contient que des livres écrits en français ? Ainsi, bien au-delà de nos frontières, des hommes de France sont célèbres : philosophes, écrivains, poètes, artistes, savants. Pascal, Molière, Vigny, Delacroix, Berlioz, Pasteur : tous ont contribué à la gloire de la France.

Et vous, héros humbles et méritants, qui avez fait la France brave et fidèle, vous guerriers morts pour la patrie, comme je vous suis reconnaissant de m’avoir conservé ce précieux bien de mes ancêtres ! De Bayard à Guynemer, des premiers chevaliers aux soldats des dernières guerres, que de dévouements, que de sacrifices !

Et toi mon ami, qui es aussi comme moi une créature de Dieu, ne vois-tu pas qu’ici en France, tu es en terre chrétienne ? Les oratoires pittoresques, les calvaires aux croisées des chemins, les flèches de nos cathédrales sont les témoins de pierre d’une foi vivante. Ma patrie, bonne et pieuse, a vu naître de grands saints. Le sens missionnaire de Saint Bernard, la vertu de Saint-Louis, la charité de Saint Vincent de Paul, le zèle du Curé d’Ars sont le vrai trésor laissé par nos ancêtres. De la grande Sainte Jeanne d’Arc à la petite Thérèse, de l’épopée de l’une à la vie si simple de l’autre, je retrouve le courage et la bonté des femmes de France. Aux plus humbles d’entre elles, s’est montrée la Vierge Marie. À travers Catherine Labouré, Bernadette de Lourdes, quel honneur pour la France !

Tu comprends maintenant pourquoi, ami étranger, j'aime et je vénère ma patrie comme ma mère ; pourquoi, si riche de tout ce qu'elle me donne, je désire transmettre cet héritage. Ne crois pas que cet amour que j'ai au cœur soit aveugle mais, devant toi, je ne dirai pas les défauts de ma mère patrie. Tu sais bien qu'un fils ne gagne rien à critiquer sa mère. C'est en grandissant lui-même qu'il la fait grandir. Si je veux ma patrie meilleure et plus sainte, que je devienne moi-même meilleur et plus saint.

La France, ma patrie, a tant de qualités que je ne saurais, ami étranger, te priver de sa douceur ; si tu sais découvrir ses charmes et ses vertus, tu l'aimeras, toi aussi. Je partagerai avec toi ses bontés et, loin de m'appauvrir par ce don, je m'enrichirai de cette tendresse nouvelle que tu lui porteras.

Mais ne l'abîme pas, ami étranger, la France, ma douce Patrie, ma chère mère ; ne la blâme pas, ne la pervertis pas, ne la démolis pas car je suis là, moi son fils, prêt à la défendre. »

 

 

Jeunes résistants antillais morts pour la France.

 

 

Deux antillais aux avant-gardes de la résistance durant la guerre de 1940/1945 : le Martiniquais Yves Goussard et deux Guadeloupéens : madame Michèle Rollin, et Tony Bloncourt.

 

 

 

 

http://www.lescrutateur.com/2015/06/deux-antillais-aux-avant-gardes-de-la-resistance-durant-la-guerre-de-1940-1945-le-martiniquais-yves-goussard-et-deux-guadeloupeens-m

 

 

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C
De Joachim Du Bellay à M. Charrette de la Contrie, de Charles Péguy à Simone Weil les "amoureux de la France ne manquent pas dans son histoire et témoignent d'un même enracinement<br /> Par avance, à Proudhon ( comme à toutes les internationales ) qui prétend : "notre patrie c'est le monde", M. Charrette affirme :<br /> " Notre Patrie à nous, c'est nos villages, nos autels, nos tombeaux, tout ce que nos pères ont aimé avant nous."<br /> Mais nulle part cet attachement aux paysages, autant que l'affection aux êtres qui nous accompagnent ne s'exprime plus, dans sa simplicité, que dans l'oeuvre d'A. de Lamartine Milly ou la Terre natale<br /> <br /> <br /> Milly ou la terre natale <br /> <br /> Pourquoi le prononcer ce nom de la patrie ?<br /> <br /> Dans son brillant exil, mon coeur en a frémi ;<br /> Il résonne de loin dans mon âme attendrie,<br /> Comme les pas connus ou la voix d'un ami.<br /> <br /> Montagnes que voilait le brouillard de l'automne,<br /> Vallons que tapissait le givre du matin,<br /> Saules dont l'émondeur effeuillait la couronne,<br /> Vieilles tours que le soir dorait dans le lointain,<br /> <br /> Murs noircis par les ans, coteaux, sentier rapide,<br /> Fontaine où les pasteurs accroupis tour à tour,<br /> Attendaient goutte à goutte une eau rare et limpide,<br /> Et, leur urne à la main, s'entretenaient du jour.<br /> <br /> Chaumière où du foyer étincelait la flamme,<br /> Toit que le pèlerin aimait à voir fumer,<br /> <br /> Objets inanimés, avez-vous donc une âme<br /> Qui s'attache à notre âme et la force d'aimer ?...
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