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Publié par Edouard Boulogne

La Calédonie répond largement non à l'indépendance. Les séparatistes refusent le résultat en bons démocrates qu'ils ne sont pas. Vers un quatrième scrutin d'autodétermination ???

Les séparatistes prévoyant le résultat avaient prôné l'abstention au vote. Cela leur permettra dé récuser la validité des résultats. De toutes façons il refusent la démocratie. Cela nous rappelle quelque chose à nous Antillais. Si la France s'en allait, la Nouvelle Calédonie tomberait sous le « protectorat » de la Chine populaire. Ces gens savent-ils ce que cela signifierait ? Rien d'étonnant, au début du XXème siècle ils étaient analphabètes et pratiquaient encore l'anthropophagie dans le cadre de la Coutume. (Le Scrutateur).

 

Référendum en Nouvelle-Calédonie : après la nouvelle victoire du "non", le Caillou en a-t-il fini avec l'indépendance ?

 

Article rédigé par Envoyé spécial en Nouvelle-Calédonie - Raphaël Godet

 

Comme en 2018 et 2020, les habitants ont une nouvelle fois dit dans les urnes qu'ils souhaitaient rester dans le giron de la République française. Fin de l'histoire ? Certainement pas.

Le monsieur, la cinquantaine, n'a même pas attendu d'être sorti de la salle François-Anewy, à Nouméa, pour lâcher ces quelques mots : "Oh, il y en aura d'autres, des occasions..." glousse-t-il en se retournant vers un petit groupe qui s'apprête à entrer dans le gymnase transformé pour l'occasion en bureau de vote. Manière de dire que la nouvelle victoire du "non" au troisième et dernier référendum d'autodétermination de la Nouvelle-Calédonie, dimanche 12 décembre, "ne change rien". Que "c'est une virgule dans l'histoire, pas un point final". C'est ainsi : les électeurs de Nouvelle-Calédonie ont eu beau dire à 96,49% des voix qu'ils souhaitaient rester dans le giron de la République française, la revendication des indépendantistes reste intacte.

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Déjà parce que les leaders indépendantistes avaient prévenu qu'ils ne reconnaîtraient pas le résultat. Ensuite, parce que le choix du maintien dans la France et la fin de l'accord de Nouméa ne constituent pas en soi la consécration du statu quo actuel. Dès lundi, une période de transition de dix-huit mois va s'ouvrir. Concrètement, les différents partis politiques ont jusqu'au 30 juin 2023 pour "examiner la situation créée" et coucher sur le papier un nouveau statut pour l'archipel, peut-on lire page 45 du document officiel dévoilé par l'Etat. "Dans ces discussions, même si les loyalistes ont gagné les trois référendums en 2018, 2020 et 2021, la notion d'indépendance sera toujours au cœur des négociations, fait remarquer Joël Kasarhérou, président du mouvement Construire autrement, composé d'indépendantistes et de non-indépendantistes. Les indépendantistes vont jouer leur carte au maximum et essayer de maintenir une pression sur l'Etat pour dire que leur objectif n'est toujours pas atteint."

"L'indépendance n'est pas une condition, elle est un objectif"

Tous les spécialistes de la question calédonienne que franceinfo a interrogés vont dans le même sens. "D'un point de vue juridique, l'accord de Nouméa est terminé. Mais est-ce que la question indépendantiste est réglée pour autant ? Certainement pas, insiste l'anthropologue Benoît Trépied, chargé de recherche au CNRS. Les velléités d'indépendance ne vont pas s'arrêter dans les jours ou dans les semaines qui viennent." "De même que la revendication indépendantiste n'est pas éteinte par le résultat de dimanche soir, le droit à l'autodétermination de la Nouvelle-Calédonie ne disparaît pas", analyse de son côté l'ancien garde des Sceaux Jean-Jacques Urvoas, rapporteur de la mission d'information permanente sur l'avenir institutionnel de la Nouvelle-Calédonie en 2015.

Autrement dit, une décision de droit ne peut pas enterrer une revendication politique. "Par définition, le combat politique est régi par la volonté des participants. Dans la situation calédonienne, les partis indépendantistes continueront à réclamer des moyens pour l'obtenir, continue l'ex-ministre de la Justice. L'indépendance n'est pas une condition, elle est un objectif. Et puisque cet objectif n'est pas atteint, les partis indépendantistes continueront à lutter pour l'indépendance dans le cadre de la République, comme ils le font déjà depuis trente ans."

"S'il le faut, on fera un septième, un neuvième, un quinzième référendum"

Exactement ce que les électeurs rencontrés dimanche avaient en tête. "La France n'en a pas fini avec nous, répète un Kanak croisé sur le parking d'un bureau de vote dans le quartier de Rivière-Salée, à Nouméa. S'il le faut, on fera un septième, un neuvième, un quinzième référendum." Dix kilomètres plus loin, école Eloi-Franc cette fois, près de l'hippodrome, Hélène, favorable au maintien dans la France, résume la situation. "On en a marre, on est fatigués de tout ça. Mais on sait aussi qu'on n'a pas fini d'entendre parler d'indépendance", souffle la dame de 79 ans, parapluie au-dessus de la tête pour se protéger du soleil de plomb.

"Le président n'a pas compris, lâche Agnès, militante indépendantiste rencontrée alors qu'elle écoutait l'allocution d'Emmanuel Macron dans le quartier populaire Pierre-Lenquette, à Nouméa. L'indépendance, ce n'est pas oui ou non. C'est quand et comment. J'ai des amies qui votent non à chaque fois. Mais même elles, elles savent au fond d'elles qu'on y va, vers l'indépendance."

Jean-Philippe Tjibaou, le fils aîné de Jean-Marie Tjibaou, leader emblématique du Front de libération nationale kanak et socialiste (FLNKS), assassiné par l'un des siens en mai 1989, avait vu juste. "Le droit à l'autodétermination du peuple kanak ne s'arrêtera pas dimanche soir ou lundi matin, assurait-il à franceinfo lors de notre rencontre chez lui, dans la tribu de Tiendanite, à Hienghène, dans le nord-est de la Grande Terre. On a poursuivi le travail de nos vieux. Et nos enfants le poursuivront après."

"Si ce n'est pas ce coup-là, ce sera pour une autre fois, pour un autre moment."

Jean-Philippe Tjibaou

à franceinfo

L'impression d'entendre son père trente-quatre ans plus tôt, en septembre 1987, à l'occasion du premier référendum sur l'indépendance de la Nouvelle-Calédonie. Boycotté par la population kanake, le scrutin avait vu la victoire écrasante (plus de 98% des suffrages) du maintien au sein de la République française "Le 13 septembre au soir, certains vont sabrer le champagne. Le lendemain, nous serons là, pour dire merde, et pour dire que nous sommes là et que nous serons toujours là. Chaque Kanak naissant naîtra encore avec le droit à l’indépendance. Et ce droit-là, aucun référendum, (...) ne le remettra en cause", déclarait alors à l'époque l'ancien leader indépendantiste aux micros et aux caméras (à partir de 2'05'').

Comprendre : l'objectif de l'indépendance a "une durée de vie indéfinie". "La question de l'indépendance a quelque chose de perpétuel, quelque chose qui date, quelque chose qui ne bouge pas, souligne Joël Kasarhérou, de Construire autrement. Il y a un côté symbolique qui est énorme. Les jeunes générations reprennent la tradition des anciens. Et les jeunes qui deviendront vieux seront remplacés dans ce combat par d'autres jeunes." "On arrêtera quand on obtiendra satisfaction", nous glissait il y a peu Pierre-Chanel Tutugoro, le secrétaire général de l'Union calédonienne, parti politique qui milite pour l'indépendance du territoire.

 

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C
Vingt ans après le "faire la paix" Rocardien, toutes les niaiseries et ambiguïtés socialistes aboutissent à une impasse. Retour au point de départ
Des mots creux comme toujours, pour ne pas prendre de décision tout en allant dans le sens d'un largage. Toute l'hypocrisie politicienne:
"A moi arrivant à la tête du gouvernement il me semblait bien que la piste de la souveraineté-association ou de quelque chose qui lui ressemblait était la bonne, mais comment la vendre ?"

Pour Michel Rocard, l'art de la négociation consiste notamment à évoquer frontalement "le tabou majeur". En l'espèce pour la Nouvelle-Calédonie les termes de "souveraineté" et "d'indépendance".

Et la négociation, c’est le courage de céder sur certains points au nom d’un objectif plus essentiel, le courage de transformer l’ennemi en interlocuteur. " ​Michel Rocard

Où est l'interlocuteur aujourd'hui ? Tout çà pour çà ?

On a envie de rappeler une évidence que précisait J Freund, ,il me semble :C’est l’ennemi qui vous désigne. Et s’il veut que vous soyez son ennemi, vous pouvez lui faire les plus belles protestations d’amitié. Du moment qu’il veut que vous soyez l’ennemi, vous l’êtes.
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B
Qu'on leur donne l'indépendance , nous ferons des économies et puis dans 10 ans ils viendront pleurer pour rentrer dans le giron français , comme beaucoup d'anciennes colonies et bientôt de DOM !
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C



Comme s’il ne suffisait pas que les « militants» soient des gobeurs gloutons des fanfaronnades de nos mollahs du palais de la mutualité, ils avalent avec joie les promesses de ces marchands de bonheur venus leur jurer la main sur le cœur et le cœur sur le porte monnaie, qu’ils feront, à l’image des Calédoniens, plier le gouvernement Fwansé, parce qu’il est impensable qu’un syndicat aussi puissant avec à sa tête un rescapé du stalinisme néolithique puis passé au gauchisme résiduel à la guévara ne puisse rêver constituer un levier de commande pour contraindre, par la « méthode » terme actuellement très à la mode, le gouvernement à entrevoir une éventuelle possibilité d’un statut (l’indépendance) que quatre vingt dix pour cent de Guadeloupéens rejettent . À cela s’ajoute le fait que nos barbons politiques s’autofélicitent du bon déroulement de l ‘étape préalable aux négociations , qui consiste en la signature de l’accord de méthode…qui échouera dès le deuxième point de revendication, on penserait qu’ils ont résolu le problème du réchauffement climatique… Curieux comme ces échéances, qu’on qualifierait d’importantes prennent chez nous une tournure guignolesque, mettant aux prises des protagonistes que tout rassemble…. Peut être devrait on poser la question de confiance aux gens qui campent devant les guichets de la poste à attendre désespérément leurs allocations … En outre notre technicien « santé »le clavier, a t il pensé au mode financement du futur CHU des Abymes..
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