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Publié par Edouard Boulogne

Les candidats LR à la présidentielle 2022 : Ils parlent tous le Zemmour, mais le vouent aux gémonies.

Je me suis imposé de suivre de bout en bout ce débat ennuyeux et débilitant. Car ils ont tous parlé le Zemmour, mais l'ont traité de façon ignominieuse. En particulier Michel Barnier que j'avais traité avec indulgence dans mon article d'hier (le 08/11), induit en erreur par un ami habituellement mieux informé. J'aurais dû me fier à mon sentiment premier lorsque Mitterrand l'avait traité avec une particulière indulgence lors de leur première rencontre quand Barnier n'était encore qu'un jeune élu de Savoie, il y a quelques 40 années. « Méfiez vous du premier sentiment, c'est le bon » avait déclaré, perspicace comme souvent, M de Talleyrand.

L'émission de ce jour a été longue, très longue, et particulièrement ennuyeuse.

L'article du Figaro en donne (ci-dessous) un résumé.

J'en ai retenu que les animateurs, Pujadas (surtout lui, et Ruth Elkrief) ont montré que les journalistes se prennent de plus en plus pour des candidats, plus que des arbitres et des animateurs. Pujadas en particulier qui n'est qu'un un valet du président sortant, et je n'exagère en rien.

Quant aux candidats, sauf M. Scoti et le professeur Philippe Juvin, ils ont pratiqué les uns à l'égard des autres une politesse aussi « exquise » que trompeuse. Visiblement chacun pensait, - au cas ou il serait le candidat choisi par une majorité, - aux électeurs des autres dont ils espèrent (ce en quoi ils se trompent peut-être) le report de leurs voix.

A l'égard de Zemmour (ils n'ont pratiquement pas parlé de Marine Le Pen) ils se sont montrés odieux. De vrais gougniafiers. Sauf Barnier, odieux et vulgaire, d'autant plus que son discours semblait puisé dans le vocabulaire d'Eric. Donc il a parlé le Zemmour, mais aucun électeur potentiel de celui-ci (Zemmour n'est pas encore candidat officiel) ne votera pour lui.

Cyniques ces gens là! A vomir ! (Le Scrutateur).

 

Présidentielle 2022 : ce qu'il faut retenir du premier débat entre les candidats au Congrès des Républicains

Par Arthur Berdah, Pierre Lepelletier et John Timsit

 

(https://www.lefigaro.fr/elections/presidentielles/primaires-droite/presidentielle-2022-ce-qu-il-faut-retenir-du-premier-debat-entre-les-candidats-au-congres-lr-20211108?utm_source=CRM&utm_medium=email&utm_campaign=[20211109_NL_ALERTESINFOS]&een=c14975335b8bc0537b55cb39d83f3170&seen=2&m_i=DR9U6Hpzhw6sKpudyT1WPdYTP34GM3Se6Oy1JoloHMWCUk4Dum2CLI7vR0D4nk5k4fxHvB0GK3u0ZT8FjlwAxkwI1ksvcn_oDx )

 

Les cinq prétendants à l'investiture de droite ont échangé durant plus de trois heures ce lundi soir sur RTL, Le Figaro, et LCI.

Quatre semaines et quatre débats pour convaincre. À moins d'un mois du Congrès LR, les cinq candidats à l'investiture de la droite pour la présidentielle de 2022 ont échangé durant plus de trois heures ce lundi soir. Autour de la table étaient présents Xavier Bertrand, Valérie Pécresse, Michel Barnier, Éric Ciotti et Philippe Juvin. Les discussions, organisées par RTL, Le Figaro et LCI, ont porté sur l'économie, l'immigration, la réparation d'une société fracturée, ainsi que la place de la France en Europe et dans le monde.

● Wauquiez, Retailleau... Des absents très présents grâce à Barnier

Il n'oublie pas que c'est une primaire fermée. Pour mobiliser les adhérents LR, Michel Barnier a cité à plusieurs reprises l'ancien patron du parti encore cher dans le cœur des militants, Laurent Wauquiez. «Au lendemain de l'élection (...), nous aurons à nous retrouver tous ici et peut-être avec d'autres (qui ne sont) pas dans ce studio et qui sont des gens qui comptent : Laurent Wauquiez et Bruno Retailleau», a-t-il souligné. Avant de saluer la «volonté» et le «courage politique» du président de «la grande région Auvergne-Rhône-Alpes», qui a su «réduire les dépenses de fonctionnement sans diminuer le service public».

● Ciotti «revendique le projet» de Fillon et vante sa «fidélité» à l'ex-candidat LR

Il voit l'héritage de 2017 comme un legs plus qu'un handicap. Proche de François Fillon lors de la dernière présidentielle, Éric Ciotti «revendique» aujourd'hui le «projet» de l'ancien candidat LR, qu'il était «le seul» à soutenir au Trocadéro au plus fort de ses affaires. «S'il avait été élu, je crois que la France ne serait pas en train de basculer dans la deuxième division des nations. Ça resterait le grand pays que le général de Gaulle a hissé au sommet», a-t-il assuré, insistant sur sa «fidélité» à l'ex-premier ministre. Dans la lignée de son ancien champion, le député souhaite réduire les dépenses publiques de 100 milliards ; supprimer 250.000 fonctionnaires ; instaurer la retraite à 65 ans ; et revenir aux 39 heures payé 38 dans la fonction publique.

● Le nombre de fonctionnaires divise : «On ne peut pas être le parti de la démagogie»

Supprimer des fonctionnaires pour réduire les dépenses publiques ? Valérie Pécresse et Xavier Bertrand sont pour et proposent 200.000 suppressions de postes. Éric Ciotti va plus loin en en avançant le chiffre de 250.000. À l'inverse, Philippe Juvin préfère opter pour d'autres solutions. Quant à Michel Barnier, il n'a pas voulu donner de chiffre précis. Ce dont Valérie Pécresse a profité pour répliquer. «Ceux qui ne s'engageront pas à un nombre de suppressions de poste dans la fonction publique ne les feront pas après. On ne peut pas être le parti de la démagogie», a-t-elle tancé. «Il faut simplement éviter de dire trop de choses avant et ne pas les faire après», a sèchement répondu Michel Barnier.

● Un adversaire politique commun en la personne du «président sortant» Macron

Haro sur Emmanuel Macron. Xavier Bertrand a été le premier à ouvrir le bal, évoquant une France «surendettée» à cause du chef de l'État «qui n'a engagé aucune des réformes, qui n'en a conduit aucune». «Et qui, en plus, aujourd'hui, fait campagne tous les jours avec le chéquier de la France», assène-t-il, évoquant «Noël en septembre, Noël en octobre, Noël en novembre». Éric Ciotti a ensuite tancé un bilan qui n'a selon lui pas commencé en 2017 mais «en 2012», lorsqu'il était conseiller (2012-2014) puis ministre (2014-2016) de François Hollande. En matière sécuritaire, il a également raillé une continuité «Taubira, Dupond-Moretti, Hollande, Macron», porteurs d'une «même politique». Valérie Pécresse a enfin repris l'argument d'un bilan partagé avec l'ex-président socialiste, en pointant du doigt une «politique familiale complètement détricotée» en 10 ans, l'accusant d'avoir «abîmé la France» et «cramé la caisse». Enfin, Michel Barnier l'a qualifié à de nombreuses reprises de «président sortant».

● Terrestres ou maritimes, les «satanées éoliennes» électrisent les échanges

Les éoliennes cristallisent les tensions. Farouche opposant, Xavier Bertrand a promis de «mettre un terme à leur développement anarchique», affirmant qu'on était «en train de massacrer les paysages». «Vous croyez que c'est avec ces satanées éoliennes qu'on va réussir?», a-t-il interrogé. Moins hostiles, Valérie Pécresse et Michel Barnier ont dit ne pas y être défavorables à condition d'un «assentiment des populations». De son côté, Philippe Juvin veut en finir avec les éoliennes terrestres pour développer celles en mer. «Ben voyons», a répondu Xavier Bertrand. Enfin, s'il ne s'est pas prononcé sur cette énergie, Éric Ciotti défend avant tout un mix avec l'hydraulique et le nucléaire.

● Ciotti seul à souscrire au «grand remplacement», Barnier charge Zemmour

Comment contrer Éric Zemmour ? Porté notamment par la défense de la thèse du «grand remplacement» - selon laquelle les racines judéo-chrétiennes de la civilisation européenne seraient culturellement menacées par la population arabo-musulmane -, le toujours-non-candidat s'est invité dans le débat. Affirmant n'avoir «aucun tabou», Éric Ciotti a repris cette théorie controversée à son compte et mis en garde contre une «invasion migratoire». De son côté, Michel Barnier a regretté que l'expression soit utilisée par «une personne (Éric Zemmour, ndlr) qui a une vision de stigmatisation permanente». Valérie Pécresse a également rappelé que «ce n'est pas (sa) vision de la politique». «Vous pensez que j'ai attendu un polémiste pour régler le problème de la jungle de Calais ?», a surenchéri Xavier Bertrand. Quant à Philippe Juvin, il a refusé d'utiliser ces mots, synonymes, selon lui, d'une situation irréversible.

● Les candidats soutiendront le vainqueur, Bertrand et Pécresse resteront chez LR

La primaire de la gauche en 2017 a laissé des traces. Résultat, les cinq candidats ont été interrogés sur leur soutien au vainqueur du Congrès le 4 décembre prochain. «Je suis convaincu que seul un candidat issu de notre famille peut battre Emmanuel Macron», a notamment expliqué Éric Ciotti. «Nous sommes tous là et tous d'accord pour, au lendemain du vote, (...) être tous ensemble», s'est félicité Michel Barnier. «J'essaierai de leur infuser quelques-unes de mes réformes», a prévenu de son côté Valérie Pécresse. Cette dernière, comme Xavier Bertrand, a par ailleurs promis de rester membre des Républicains. Les deux présidents de région avaient quitté le parti ces dernières années, avant de finalement y revenir pour mener campagne.

 

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C
Maurassien, honte suprême, péché mortel ! Suppôt de Pétain pour "l'honorable" Sarkozy, le matin - même du débat. On pourrait jouer à chercher l'intrus : Ciotti peut-être ?

Que ne regardent-ils les vidéos sur internet, de la tournée de conférences, en particulier la dernière, de "Zemmour, coeur de Lyon" recevant, après son exposé, les applaudissements d'un public enthousiaste, voulant plus lui rendre hommage que lui poser des questions. A commencer par un portugais remerciant la France de l'avoir fait sien; une femme d'origine africaine lui déclarant "je vous aime" puis une autre, fière de se dire française de confession musulmane ...Ah?. Il paraît que les femmes n'apprécient pas Zemmour ?

Là au moins, pas de problèmes de connexion : le message est reçu 100 %; et le courant passe, c'est nucléaire. Pas de mines dépitées, pour "faire sérieux"; ou alors les LR se savent-ils déjà enterrés ?
Et comme tout finit par une chanson, des réactions inattendues, surprenant le conférencier, telle une Marseillaise, à la fin du débat, à Nantes.

Une nouvelle version du "Retour du Jedi" : Le vieux maître Yoda, armé de toute sa sagesse, affronte la phase obscure de la Force...
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