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Publié par Edouard Boulogne

Pour nôtre lecteur Claude Houel, l'heure est venue en Guadeloupe, comme en Martinique, pour le choix de la vérité.

Il y a deux jours, ici sur le Scrutateur, monsieur Jean-Marie NOLpubliait un article qui a été très lu, dont je reproduis le lien pour qu'il soit relu ou lu, et médité : http://www.lescrutateur.com/2021/09/tribune-la-lente-plongee-de-la-martinique-dans-les-pieges-de-l-outrance-et-de-la-radicalisation-par-jean-marie-nol.html .

Parmi les commentaires que cet article a suscité je retiens celui-ci de Claude Houel ferme dans sa modération voulue. J'appelle nos lecteurs à être plus nombreux à s'exprimer par leurs commentaires. En ce qui nous concerne, sur ce blog nous aurons, quoi qu'il arrive, fait nôtre travail, ou, disons le mot, nôtre devoir. (Le Scrutateur).

 

Le temps de la vérité.
La situation de nos îles devient inextricable car toute solution envisageable et toute évolution souhaitable repose sur des bases fondamentales qui doivent être définies au préalable.
Ces bases sont des problématiques qui sont des freins puissants qui font obstacle à toute vision claire du futur, qu’il soit sociétal, économique ou institutionnel.
Ces obstacles arrangent beaucoup de monde, à commencer par l’Etat et les mouvances séparatistes aidés en cela par la pandémie que nous vivons et la peur qu’elle accentue.
On peut se demander si l’Etat n’attend pas une situation insurrectionnelle pour nous proposer une solution néo-calédonienne visant à se débarrasser de ce qu’il considère comme un fardeau, image bien partagée par une partie grandissante de la Métropole.
Pas certain, en effet que l’accueil qui est fait aux généreux soignants qui viennent nous aider, soit valorisant.
De ce point de vue la mouvance nationaliste locale devient un allié objectif de l’Etat car c’est elle qui fabrique l’image renvoyée.
La population n’a aucun relai crédible localement pour lui expliquer les enjeux et les risques, le Préfet et autres ARS , suppôts honnis par beaucoup,n’étant que très peu soutenus par les élus.
Le repli identitaire est une solution commode , voire apaisante , quand elle est déconnectée de la réalité mais elle présente un danger non perçu par le plus grand nombre : La contrepartie finale de ce repli dont ne voit que le positif comporte à terme une rupture définitive dont la seule évocation est tabou.
La solution médiane d’une autonomie avec conservation des droits n’est plus de mise , la solution est binaire : Une citoyenneté martiniquaise ou Guadeloupéenne n’est pas compatible avec une citoyenneté française et il faudra un jour choisir.
Encore faudra-t-il que tous les aspects , positifs comme négatifs, soit présentés au peuple pour éclairer son choix .
Il faudra , par exemple, expliquer au peuple martiniquais ce que serait demain une nouvelle nation dans un univers économique très difficiles et les sacrifices nécessaires pour y parvenir.
Oui l’industrie touristique, par exemple, est viable dans nos belles îles, à condition de ne pas voir le touriste sous un éclairage racialisé ou wokisé , ce qui serait contre productif.
Le problème n’est pas seulement antillais tant les sociétés occidentales , dont nous partageons , en grande partie l’héritage, sont elles mêmes en proie à de gros problèmes et des fracturations.
Ce n’est pas de la Métropole que viendra la solution mais de nous mêmes.
Le temps est venu de dire ce que nous voulons et où nous voulons aller mais avec tous les choix sur la table.
Toutes les mesures bouche-trous conjoncturelles ne serviront à rien.
L’économie a horreur du désordre et a besoin d’une visibilité à long terme pour s’établir et se développer.
La politique de l’autruche est terminée et il est grand temps que chacun se détermine par rapport aux défis immenses qui nous attendent
.

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Ch.Etzol 15/09/2021 17:49

Le cas particulier de la Martinique met au jour l’illusion que fut le changement de statut, de département en Collectivité territoriale, selon le souhait majoritaire ; à la satisfaction probable de l’amour-propre des élus, mais loin des avancées économiques et sociales promises.

Ainsi, le site de la CTM rend compte d’une entrevue le 8 Août dernier entre le Président du Conseil Exécutif et le Premier Ministre, pour mettre en place un partenariat Etat/CTM, impliquant tous les acteurs du territoire.
M. Letchimy reconnait lui-même les problèmes : « Ce qui se joue est la refonte de notre modèle de développement martiniquais, qui est en panne. Nous devons construire une économie qui soit basée sur le génie local, l’innovation, la fin de l’économie de containers, la promotion de notre production locale, le développement des liens avec notre bassin géographique. »

Les solutions semblent encore utopiques et « nombrilistes » : génie local, production locale, bassin géographique. Mme Koury, à la présidence de la CCI de Guadeloupe, expliquait en son temps, que le commerce avec l’environnement proche était difficile en raison de son insolvabilité. Et l’exportation des productions locales n’est possible que par nôtre appartenance à l’Europe.

Pourtant que réclame le Président du conseil exécutif ? Des pouvoirs supplémentaires, toujours plus de pouvoirs :
solutions envisageables en matière d’habilitations juridiques, de financement des projets du territoire, de liberté d’actions y compris en matière de diplomatie territoriale.

Des vaccins de La Havane auraient plus de succès ou les ponts aériens avec Caracas, au lieu de PARIS, où sont soignés 62 guadeloupéens ( et probablement autant de Martiniquais), sans que nul ne se pose la question du coût, ni du transfert, ni des journées d'hospitalisation; surtout pas les "activistes" Et pourtant...

mireille HERRMANN 14/09/2021 09:37

d" accord avec Claude .Au sujet de la perception antilles françaises des touristes j' ai je souvenir précis des blocages , par les chauffeurs de taxis , des minibus transportant les touristes des bateaux de croisière , nombreux à une époque lontaine . L ' assistanat nuit gravement à la santé mentale .

Edouard Boulogne 14/09/2021 12:11

Il faut prendre garde à ne pas confondre les antillais (dont je suis) avec les séparatistes. Le propre ce ceux-ci est de donner le sentiment qu'il sont "le peuple", et non une minorité, quoique active.