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Publié par Edouard Boulogne

Patricia Braflan Trobo, un modèle de délire antivaccinal.
Publié dans France-Antilles cette interview de la spécialistes (autoproclamée) des problèmes guadeloupéenspourraient calmer, si cela est possible, les opposants absolus (même « à droite ») à toute vaccination. (LS).

 

(…) « Vous n’y allez pas de main morte dans cette tribune. Le courant nationaliste auquel vous-même faite partie, est écorché. Vous évoquez le « manque de courage » des leaders des manifestations anti-pass sanitaire. Pouvez-vous expliciter votre pensée ?
Je suis une nationaliste qui vit de la vie. Pas de la mort. Beaucoup de ces leaders, pas que les nationalistes, ont sciemment surfé sur la vague de la peur du vaccin pour faire ouvertement une campagne antivax, anti pass, alors qu’ils savaient pertinemment que l’on peut être vacciné et anti pass sanitaire. Les discours mettant en doute le vaccin, parlant du vaccin comme « vaksen a yo », ou encore « on vaksen pon moun pa sav ka ki adan » ont porté leurs fruits pour ceux qui utilisaient ce ressort comme levier pour la mobilisation. À aucun moment, ils n’ont eu un discours clair pour mettre les personnes en garde eu égard aux réalités de santé et d’établissements médicaux de notre pays, pour leur expliquer qu’ils étaient libres de choisir de se faire vacciner ou pas mais qu’il ne fallait pas confondre anti vaccin, anti vaccination obligatoire et anti pass sanitaire. Dans un pays comme le nôtre, la conscientisation, le discours éclairé doivent guider toutes nos actions. Nous devons cela à notre peuple et à notre pays. C’est ce qui fait la différence entre les politiciens qui sont si stigmatisés et les personnes qui veulent aider notre peuple à s’émanciper et à grandir en Hommes et Femmes debout.

Vous allez encore plus loin en évoquant « an gran remplacement a yo menm »…
Quand on sait que les Blancs, les Blancs pays, les békés se sont massivement vaccinés et que les Noirs font de la résistance au vaccin, à l’État, à l’éta kolonyalis fwansé et que ce sont eux qui finissent en réanimation et à la morgue, c’est quoi sinon un autogénocide parfaitement orchestré par ceux qui ont instrumentalisé cette problématique de santé pour en faire une arme de lutte contre tous les pouvoirs en place, contre Macron, contre léta kolonyalis fwansé ? Ki moun ka mò ? Ce n’est ni l’État, ni léta kolonyalis fwansé, ni Macron. Ce sont des Guadeloupéens nèg et personne d’autre. Quand vous écoutez les avis d’obsèques, il n’y a aucun doute sur l’identité des morts. Quand vous avez 154 morts de Covid en trois semaines et que vous écoutez les avis de décès vous savez parfaitement qui meurt. Sé nèg ki ka mò.

Vous êtes connue pour votre franc-parler, ne craignez vous pas de vous créer de nombreuses inimitiés avec une telle tribune? 
Je n’ai jamais écrit pour être aimée et je n’ai absolument pas besoin d’être aimée et encore moins quand mon peuple est manipulé, berné et que des gens vivent et existent sur une crise sanitaire aussi assassine. Si seulement celles et ceux qui me détestent pouvaient mettre cette énergie au service d’une bonne prévention et d’une bonne action pour que plus aucun Guadeloupéen ou Guadeloupéenne ne meurt de la Covid-19 alors je leur demanderais de me détester aussi fort qu’ils et elles le peuvent.

Et puis enfin, en tant que docteure en sciences sociales, quelles sont selon vous les grandes transformations qu’opère cette crise sanitaire inédite sur la société Guadeloupéenne ? 
Pour le moment j’ai du mal à appréhender ces transformations parce que nous sommes à l’heure de la mort, du deuil, des condoléances, des souffrances dans les familles. J’ai beaucoup de mal à prendre de la hauteur pour analyser les conséquences de cette situation. Il m’est difficile de faire un travail intellectuel, scientifique et cohérent dans une situation aussi chaotique car c’est mon pays qui me donne de la force pour tout ça et pour l’heure mon pays souffre. »


 

Tout l'article ICI :  https://www.guadeloupe.franceantilles.fr/actualite/societe/patricia-braflan-trobo-sociologue-je-suis-une-nationaliste-qui-vit-de-la-vie-pas-de-la-mort-599455.php

 

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Ch.Etzol 02/09/2021 23:06

Le comble du mépris de ces "chefs" est très bien exprimé par le Dr Ursule, quand il confie, dans une interview: Je connais des personnes vaccinées qui font campagne contre le vaccin ....
Plusieurs avec les deux doses, depuis Mai, donc possèdent le passe sanitaire !

Les guadeloupéens doivent faire confiance d'abord à leur médecin traitant qu'ils connaissent bien , qui les soigne depuis 10,15 20 ans et plus. Dans leur très grande majorité, ils appellent à la vaccination. Les patients non vaccinés qui n'aiment pas les "vaccinodromes" ou ne pourraient pas se déplacer, peuvent s'adresser à leur médecin., sans attendre .

Le principal est que le plus grand nombre de nous soit vacciné, et vite pour limiter la circulation du virus. En espérant que des mutations ne conduisent à un variant tellement nouveau et différent de la forme initiale, que l'on soit obligé de refaire aussi un nouveau vaccin, parce que les cellules de défense ne le reconnaitraient plus