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Publié par Edouard Boulogne

Un artiste guadeloupéen, pas si vieux que cela, dans sa tête, m'envoie ce poème d'excellente facture.

LES VIEUX

 

Les vieux parlent tout seuls, ils parlent à des fantômes,

Ceux de leur vie passée, et de celle des autres.

Ils parlent aussi tous seuls. Personne ne les écoute.

Car ceux dont ils nous parlent ne sont plus rien pour nous,

Nous pauvres, sans mémoire, sans racines non plus.

Ils errent dans des sentiers, labyrinthes du temps,

Et ressassent sans cesse souvenirs et sentences.

Mais nous n’écoutons plus, car nous avons bien peur

De devoir nous charger des fardeau d’autrefois.

Bientôt, viendra le tour, le mien est déjà là,

De hurler mon passé aux oreilles bouchées

Des écervelés jeunes, qui ne savent pas encore,

Encore, comme toujours, ce qui est demeuré

Dans nos faibles carcasses, qui nous emporteront

Vers le salut final, révérence que l’on tire,

Sans rappel sur la place, sans rappel sur la scène.

 

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Ch.Etzol 26/08/2021 22:10

Au compte à rebours inexorable de "l'horloge" de Charles Baudelaire, obsédée du temps qui fuit et conduit à la mort, s'oppose cette belle traduction d'un poème, oeuvre de l'américain Samuel Ulman et fort appréciée du Général Mac Arthur : "Youth"

Etre jeune

La jeunesse n'est pas une période de la vie,
elle est un état d'esprit, un effet de la volonté,
une qualité de l'imagination, une intensité émotive,
une victoire du courage sur la timidité,
du goût de l'aventure sur l'amour du confort.

On ne devient pas vieux pour avoir vécu un certain nombre d'années :
on devient vieux parce qu'on a déserté son idéal.
Les années rident la peau ; renoncer à son idéal ride l'âme.

Les préoccupations, les doutes, les craintes et les désespoirs
sont les ennemis qui, lentement, nous font pencher vers la terre
et devenir poussière avant la mort.

Jeune est celui qui s'étonne et s'émerveille. Il demande
comme l'enfant insatiable : Et après ? Il défie les événements
et trouve de la joie au jeu de la vie.

Vous êtes aussi jeune que votre foi. Aussi vieux que votre doute.
Aussi jeune que votre confiance en vous-même.
Aussi jeune que votre espoir. Aussi vieux que votre abattement.

Vous resterez jeune tant que vous resterez réceptif.
Réceptif à ce qui est beau, bon et grand. Réceptif aux messages
de la nature, de l'homme et de l'infini.

Si un jour, votre coeur allait être mordu par le pessimisme
et rongé par le cynisme, puisse Dieu avoir pitié de votre âme de vieillard.