Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Pages

Archives

Publié par Edouard Boulogne

Certains qui refusent farouchement l'éventualité de l"euthansie des animaux familiers, entreprennent gravement de voler au secours du même projet appliqué à l'être humain, comme jadis Hitler.
Certains qui refusent farouchement l'éventualité de l"euthansie des animaux familiers, entreprennent gravement de voler au secours du même projet appliqué à l'être humain, comme jadis Hitler.

Certains qui refusent farouchement l'éventualité de l"euthansie des animaux familiers, entreprennent gravement de voler au secours du même projet appliqué à l'être humain, comme jadis Hitler.

En la quatrième année du règne de Macron, les plaies s'ajoutent les unes aux autres, au sens où jadis on parla des plaies d'Egypte. L'une des plus récentes est le projet de ratifier l'euthanasie (

Mort douce et sans souffrance, survenant naturellement ou grâce à l'emploi de substances calmantes ou stupéfiantes).

Le promoteur du énième commandement de son œuvre, modestement qualifié par lui-même de Jupiter, a trouvé son « philosophe » en la personne de Line Renaud, personnalité compassionnelle par excellence et digne de son maître qui croit trôner sur l'Olympe.

Il fallait une telle personnalité, de grande classe, pour soutenir un si exceptionnel sujet dont on dit que Brigitte elle même n'aurait pas voulu l'assumer.

Pendant longtemps on n'aurait pas osé proposer au peuple une telle révolution des mœurs. Non seulement parce que l'Eglise catholique, mère et éducatrice (Mater et Magistra) n'y était pas favorable, mais parce que la morale publique appréciait l'effort et le courage comme des valeurs essentielles du « vivre ensemble ».

Oh ! nous n'aimions pas la douleur, la souffrance, les longues agonies. Nous ne sommes pas des masochistes.

Mais l'éducation héroïque trouvait un sens à la peine, rachat du péché, du nôtre, et de celui des autres.

Ces valeurs ont été combattues par les nouvelles idéologies matérialistes, pour lesquels le contentement de soi, dans l'émollience de l'instant, sans référence au passé (qui n'est plus, alors …. ), ou de l'avenir qui n'est pas encore (alors ? « dans la vie faut pas s'en faire, moi je n'en fait paaas » comme dit la chanson, digne de Line Renaud).

Pourtant fermer les yeux sur la réalité dure du monde, aboutit au néant. Tous les plus grands peuples qui ont pactisé avec l'émollience, ont eu à s'en repentir, en s'abandonnant à l'esclavage, ou à la mort tout simplement.

La législation en cours d'instauration en France va dans le sens de l'abandon des valeurs essentielles qui nous valurent naguère encore, puissance et considération. Par exemple le prolongement du délai légal du droit d'avorter (et ceci n'augmentera pas le nombre des naissances nécessaire au renouvellement des générations (mais nôtre Jupiter compte pour l'activité économique sur les migrations plus ou moins sauvages). Ou encore la légalisation de l'euthanasie. Je rappelle, à toutes fins utiles que dans le régime hitlérien ces mesures destinées à l'élimination des juifs, maix aussi de tous ceux qui, présumés aryens ou non, présentaient des failles dans leur développement physiques ou mental,

Par exemple, dès 1934 ce décret : « Le Reich-professeur Bouler et le docteur en médecine Brandt sont, sous leur responsabilité, chargés d'étendre l'autorité de certaions médecins, à distinguer, personnellement, à l'effet d'accorder la délivrance par la mort, les personnes qui, dans les limites du jugement humain et à la suite d'un examen médical aqpprofondi, aurtont été déclarés incurables » .

Voiçi sur quoi débouche les projets euthanasiques dans les sociétés coupées de la sagesse chrétienne qui fut celle de la France et de l'Europe.

Ces forces d'humanisme chrétien ne sont pas totalemment mortes. Elle subsistent encore et ne demandent qu'à être réveillées.

L'article de Houellebeck publié hier dans La Figaro, s'inscrit dans cette perspective de résistance au malheur. Faites-le circuler.

Le Scrutateur.

 

 

[…] Un élément de baratin habituel consiste à affirmer que la France est «en retard» sur les autres pays. L’exposé des motifs de la proposition de loi qui va prochainement être déposée en faveur de l’euthanasie est à cet égard comique: cherchant les pays par rapport auxquels la France serait «en retard», ils ne trouvent que la Belgique, la Hollande et le Luxembourg ; je ne suis pas franchement impressionné.
La suite de l’exposé des motifs consiste en un enfilage de citations d’Anne Bert, présentées comme «d’une force admirable», mais qui ont plutôt eu sur moi l’effet malencontreux d’éveiller le soupçon. Ainsi, quand elle affirme: «Non, l’euthanasie ne relève pas de l’eugénisme» ; il est pourtant patent que leurs partisans, du «divin» Platon aux nazis, sont exactement les mêmes. De même, lorsqu’elle poursuit: «Non, la loi belge sur l’euthanasie n’a pas encouragé les spoliations d’héritage» ; j’avoue que n’y avais pas pensé, mais maintenant qu’elle en parle…
Immédiatement après, elle lâche carrément le morceau en affirmant que l’euthanasie «n’est pas une solution d’ordre économique». Il y a pourtant bel et bien certains arguments sordides que l’on ne rencontre que chez des «économistes», pour autant que le terme ait un sens. C’est bien Jacques Attali qui a insisté lourdement, dans un ouvrage déjà ancien, sur le prix que coûte à la collectivité le maintien en vie des très vieilles personnes ; et il n’est guère surprenant qu’Alain Minc, plus récemment, soit allé dans le même sens, Attali c’est juste Minc en plus bête (sans même parler du guignol de Closets, qui est comme le singe des deux précédents, leur Jean Saucisse).
Les catholiques résisteront de leur mieux, mais, c’est triste à dire, on s’est plus ou moins habitués à ce que les catholiques perdent à chaque fois. Les musulmans et les juifs pensent sur ce sujet, comme sur bien d’autres sujets dits «sociétaux» (vilain mot), exactement la même chose que les catholiques ; les médias s’entendent en général fort bien à le dissimuler. Je ne me fais pas beaucoup d’illusions, ces confessions finiront par plier, par se soumettre au joug de la «loi républicaine» ; leurs prêtres, rabbins ou imams accompagneront les futurs euthanasiés en leur disant que là c’est pas terrible, mais que demain sera mieux, et que même si les hommes les abandonnent, Dieu va s’occuper d’eux. Admettons.
Du point de vue des lamas, la situation est sans doute encore pire. Pour tout lecteur conséquent du Bardo Thödol, l’agonie est un moment particulièrement important de la vie d’un homme, car elle lui offre une dernière chance, même dans le cas d’un karma défavorable, de se libérer du samsara, du cycle des incarnations. Toute interruption anticipée de l’agonie est donc un acte franchement criminel ; malheureusement, les bouddhistes interviennent peu dans le débat public.
Demeurent les médecins, en qui j’avais fondé peu d’espérance, sans doute parce que je les connaissais mal, mais il est indéniable que certains d’entre eux résistent, se refusent obstinément à donner la mort à leurs patients, et qu’ils resteront peut-être l’ultime barrière. Je ne sais pas d’où ça leur vient, ce courage, c’est peut-être juste le respect du serment d’Hippocrate: « Je ne remettrai à personne du poison, si on m’en demande, ni ne prendrai l’initiative d’une pareille suggestion ». C’est possible ; ça a dû être un moment important, dans leurs vies, la prononciation publique de ce serment. En tout cas c’est beau, ce combat, même si on a l’impression que c’est un combat «pour l’honneur». Ce ne serait d’ailleurs pas exactement rien, l’honneur d’une civilisation ; mais c’est bien autre chose qui est en jeu, sur le plan anthropologique c’est une question de vie ou de mort. Je vais, là, devoir être très explicite: lorsqu’un pays – une société, une civilisation – en vient à légaliser l’euthanasie, il perd à mes yeux tout droit au respect. Il devient dès lors non seulement légitime, mais souhaitable, de le détruire ; afin qu’autre chose — un autre pays, une autre société, une autre civilisation — ait une chance d’advenir

 

 

https://www.lefigaro.fr/vox/societe/michel-houellebecq-une-civilisation-qui-legalise-l-euthanasie-perd-tout-droit-au-respect-20210405?utm_source=app&utm_medium=sms&utm_campaign=fr.playsoft.lefigarov3?utm_source=app&utm_medium=sms&utm_campaign=fr.playsoft.lefigarov3

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
C
Au nom de l'espèce on élimine ceux qui ne sont pas conformes aux normes et simultanément, au nom de l'individu, on propose de se débarrasser de membres tout à fait normaux de cette espèce.
Pourtant, dire d'un homme qu'il "est humain", ne se limite pas seulement au fait biologique d'appartenance à l'espèce humaine, mais qu'il possède une certaine qualité vis à vis des autres: celle d'accorder du respect, même à ceux qui ne pourraient pas nous contraindre à le faire.
Dans un livre d'entretiens avec C Chabanis (la mort, un terme ou un commencement - 1982)
le Professeur Lejeune rappelle que "la qualité d'une civilisation se mesure exactement à une seule chose : l'attention qu'elle porte aux plus faibles de ses membres. Tout l'argent, tous les soins, tout l'amour dispensés aux plus démunis sont le prix très exact que doit payer une société
pour rester vraiment humaine."

En s'arrogeant le droit, dans certaines conditions, d'éliminer un être humain, il suffira de changer la définition des conditions pour que tout être humain soit menacé. Il n'y a AUCUNE LIMITE possible : c'est bien ce qui continue de se réaliser avec l'avortement, alors que la loi Veil était à titre exceptionnelle.
Comme à l'IVG, indissociable aujourd'hui de l'expérimentation scientifique sur les lignées embryonnaires, déjà bien avancée, à l'euthanasie pourront être associés des prélèvements d'organes... Peut-être un jour des farines animales et les pastilles de couleurs différentes du film "soleil vert".

Lois et tribunaux perdent tout pouvoir d'interdire et punir infanticides et meurtres, si le "tu ne tueras pas ton semblable" de la Révélation n'est plus un absolu.
Si les hommes redeviennent des loups les uns pour les autres, alors l'espèce humaine ne pourrait-elle pas disparaître ?
Répondre