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Publié par Edouard Boulogne

MACTE : Grosses « affaires » au MACTE. Je n'en croirais rien …  s'ils n'en parlaient eux-mêmes. (Le Scrutateur).

Ce n'est pas le Scrutateur qui accuse, mais les « acteurs » qui s'accusent. Ô temps, Ô mœurs ! Et c'est France-Antilles qui cafte !

 

 

MACTE : syndicat et direction déposent plainte l'un contre l'autre.


 

(https://www.guadeloupe.franceantilles.fr/actualite/social/macte-syndicat-et-direction-deposent-plainte-l-un-contre-l-autre-589553.php?utm_source=newsletter&utm_medium=actus&utm_campaign=23032021 )


 

Après un conseil d'administration du Memorial ACTe tendu, mardi 16 mars, où devait se jouer l’avenir de sa directrice générale, cette dernière a fait savoir aux administrateurs du mémorial qu’elle avait porté plainte pour dénonciation calomnieuse et avisé le parquet de la disparition de 420 000 euros. De quoi geler la décision de son licenciement.

Peu avant d’être convoquée devant le conseil d’administration du MACTe pour discuter de son « éventuel maintien à son poste », Laurella Rinçon, directrice générale du MACTe, a déposé une plainte auprès du procureur de la République de Pointe-à-Pitre pour dénoncer des faits commis par le syndicat CFTC des agents territoriaux de Guadeloupe représenté par Mario Varo. Le même représentant syndical avait lui aussi, en date du 10 février dernier, déposé une plainte contre X devant le procureur.


 

Mario Varo accusait le MACTe d'avoir recours à des emplois fictifs et de détourner des fonds publics. Il pointait également des irrégularités dans le fonctionnement du conseil d’administration du MACTe, dénonçait le harcèlement moral exercé sur certains employés par sa directrice générale et la mise au placard de certains salariés.

Une plainte dirigée contre X, mais l’avocate parisienne de Laurella Rinçon écrit que son client « a assumé de citer nommément » sa cliente « comme responsable du désordre et des méfaits qualifiés » avant de se répandre dans la presse et sur les réseaux sociaux, « causant en cela un préjudice considérable à Mme Rinçon tant en termes d’honorabilité, de respectabilité que de probité ». Ce serait d’autant plus grave que Mario Varo se serait targué que sa plainte ne soit que « symbolique ».

Quid du harcèlement moral dont est accusée Laurella Rinçon ? Selon le syndicaliste, elle serait à l’origine « d’une gestion toxique, d’embauches discrétionnaires et d’inégalités dans le traitement des agents ».

Que s’est-il passé au MACTe depuis le 1er octobre 2019, date à laquelle Laurella Rinçon a pris son poste ? Du 16 mars au 2 juillet 2020, les agents ont été confinés et en télétravail. À partir de cette date, ils sont revenus au MACTe en alternance jusqu’au 1er février 2021. Le président de Région a été alerté de faits de harcèlement par un courrier daté du 12 juin 2020, soit 8,5 mois après l’arrivée deLaurella Rinçon, dont trois pendant lesquels tous étaient chez eux. Les faits de harcèlement allégués se seraient donc produits pendant une période de 5,5 mois.

L’affaire des notes de taxi

Et c’est là qu’intervient l’affaire des notes de taxi de la directrice générale révélée par nos confrères de Guadeloupe la 1ère. Ne possédant pas de permis de conduire, Laurella Rinçon décide, en accord avec le conseiller spécial du président de Région et le président du MACTe, de faire appel à un artisan taxi pour effectuer chaque jour le trajet entre son domicile saintannais et l’établissement pointois. Un avenant au contrat de travail de Laurella Rinçon est signé pour permettre la prise en charge de cette dépense par le MACTe. Chaque course est facturée 105,58 euros. La facture totale atteint 5 818,82 euros pour une prestation effectuée du 1er octobre au 13 décembre 2019. Suite au refus du payeur régional d’honorer cette créance, l’artisan taxi, puis le syndicat des taxis, saisissent, les 10 juin et 10 juillet, le président de Région qui renvoie la facture au MACTe. Laurella Rinçon explique alors qu’en raison de contingences matérielles, l’EPCC MACTe ne disposant pas de sa propre régie d’avances et de recettes, c’est via la régie Région-MACTe, constituée depuis 2015, qu’ont été provisoirement encaissées les recettes du MACTe et ce jusqu’au 12 mai 2020, date de clôture de la régie. La Région verse alors, « pour solde de tout compte », la somme de 329 878,63 euros au MACTe alors qu’entre le 19 août 2019 et le 12 mai 2020, ses recettes ont été de 753 532,04 euros. La somme de 423 653,41 euros, correspondant aux recettes du second semestre 2019, selon la responsable de la régie Région-MACTe, a été occultée.

Tant que le MACTe n’encaissait pas ses recettes, Laurella Rinçon estimait normal que la régie Région-MACTe paye ses factures de taxi ! Il faudra plusieurs mois pour que le conseil d’administration vote, le 9 décembre, le principe du reversement des quelque 420 000 euros manquants avant que les administrateurs du MACTe annulent ce vote pour des motifs que Laurella Rinçon conteste.

Un système de surfacturation généralisé

Elle a d’ailleurs fait un signalement au titre de l’article 40 du Code de procédure pénale qui oblige tout fonctionnaire qui, dans l'exercice de ses fonctions, acquiert la connaissance d'un crime ou d'un délit à en aviser sans délai le procureur de la République. à noter qu’elle a aussi signalé un système de surfacturation généralisé. C’est depuis lors, estime l’intéressée, qu’elle fait l’objet d’une campagne de déstabilisation et de dénigrement menée par la section syndicale CFTC du MACTe qui l’accuse entre autres d'avoir recours à des emplois fictifs : « Nous avons découvert l’existence d’un salarié recruté par la directrice (…) et dont les fonctions réelles ne sont pas portées sur son bulletin de paye »… Il s’agit en fait d’un homme embauché comme chauffeur, un CDD à temps partiel de 70 % du 1er juin au 31 août 2020 pour un salaire de 2 217 euros nets, puis un CDD à temps partiel de 50 % du 1er octobre 2020 au 31 mars 2021 pour 1583,79 euros nets. Le contrat stipule que l’employé assurera les déplacements de la directrice, des chercheurs-invités, des artistes en résidence et des commissaires-invités, sans que ces tâches ne soient limitatives. La plainte de Laurella Rinçon vise donc des faits de dénonciation calomnieuse, des faits d’autant plus graves que le 16 mars dernier, elle était convoquée devant le conseil d’administration pour discuter de son éventuel licenciement. Pour l’heure, le conseil d’administration semble avoir été un peu sonné par toutes ces informations et n’a pris aucune décision quant au maintien à son poste ou pas de sa directrice générale.


 

Un peu d'histoire : http://www.lescrutateur.com/2016/08/le-memorial-acte-est-il-en-danger.html


 

 

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Commenter cet article

dach 26/03/2021 16:14

vole volé vole , diabe ka ri