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Publié par Edouard Boulogne

L'âme du « héros » séparatiste martiniquais Marc Pulvar, récemment décédé ne cesse de faire de l'ombre à « la cause » dont il était le chantre.
L'âme du « héros » séparatiste martiniquais Marc Pulvar, récemment décédé ne cesse de faire de l'ombre à « la cause » dont il était le chantre.
L'âme du « héros » séparatiste martiniquais Marc Pulvar, récemment décédé ne cesse de faire de l'ombre à « la cause » dont il était le chantre.
L'âme du « héros » séparatiste martiniquais Marc Pulvar, récemment décédé ne cesse de faire de l'ombre à « la cause » dont il était le chantre.

Je n'ai aucun plaisir à revenir sur cette triste affaire qui a défrayé la chronique il y a peu. Alors, me taire ? Je n'en ferai rien, sans plaisir, mais sans trop de scrupules non plus. Car il faut éviter de dégrader la force en faiblesse, de dégrader la charité chrétienne en complaisance, consciente ou non, pour le vice et le crime. Tandis que monsieur Pulvar s'érigeait en héros du « peuple » en Martinque, une sorte de saint laïc aux yeux de ses semblables en fraternelle hypocrisie et des niais, (n'oublions pas cette engeance) il s'adonnait à des pratiques vicieuses, notamment pédophiliques. Et ceci jusque dans sa propre famille.

Comme pour Olivier Duhamel autre grand donneur de leçons en métropole, c'est du coeur de la famille elle-même que l'affaire a été dévoilée.

Le journal Le Monde récemment (et Le Monde n'est pas un organe de presse « contrôlé par les békés » comme aiment à dire, bêtement, les paranoïaques) a à son tour publié sur l'affaire un reportage dont voiçi des extraits. (Le Scrutateur).

 

https://www.lemonde.fr/societe/article/2021/03/24/en-martinique-l-encombrant-souvenir-de-marc-pulvar-leader-independantiste-accuse-d-inceste_6074229_3224.html

 

 

ENQUÊTE Le syndicaliste de renom, mort en 2008, était une personnalité incontournable de la vie politique martiniquaise. Les accusations d’agressions pédocriminelles portées dernièrement contre lui par des membres de sa famille ont suscité une émotion considérable sur l’île.

Le jour de ses funérailles, en février 2008, la foule était si dense à Rivière-Salée qu’une partie de l’assistance avait dû suivre la cérémonie depuis l’extérieur de la salle paroissiale. Amis, compagnons de lutte, représentants des milieux politique, syndical, artistique, tous avaient afflué vers cette commune martiniquaise pour un dernier hommage. Pensez donc, une personnalité du calibre de Marc Pulvar !

Indépendantiste de combat, syndicaliste de choc, ténor des prud’hommes, celui qu’on surnommait « Loulou » passait pour un défenseur des plus faibles. Ses camarades, eux, voyaient en lui un héros. Quelques heures avant l’enterrement, contre l’avis de la famille qui souhaitait une cérémonie discrète, ils avaient tenu à exposer son cercueil dans la Maison des syndicats de Fort-de-France. Certains, même, s’étaient mis à danser en chantant ses louanges au son du tambour. Sous le grand portrait placardé au mur, une inscription funèbre proclamait solennellement Marc Pulvar « Père de la nation martiniquaise ».

Treize ans après, il a suffi d’un court texte, deux pages pas plus, pour que la statue vole en éclats. Dans une lettre rendue publique début février, trois femmes – Barbara Glissant, Karine Mousseau, Valérie Fallourd – ont sèchement réécrit l’épitaphe du défunt : « Marc Pulvar (1936-2008), héros martiniquais, pédocriminel et violeur ».

Celles qui étaient de très petites filles quand celui-ci les a agressées disent avoir trouvé la force de parler après la publication du livre de Camille KouchnerLa Familia grande (Seuil, 206 pages, 19 euros). Ou plutôt de parler encore, puisque toutes l’avaient déjà fait, y compris en tentant de porter plainte il y a vingt ans, mais sans parvenir à forcer le mur de silence dressé autour de « Loulou ». « C’était l’oncle de la famille, le favori, adulé déjà par tous, écrivent-elles dans leur texte. Une confiance totale, qui dure encore aujourd’hui de manière posthume et que nous avons décidé de briser, une fois pour toutes. » 

 

Lire aussiMarc Pulvar, figure du syndicalisme martiniquais, accusé de pédocriminalité


 

Marc Pulvar, figure du syndicalisme martiniquais, accusé de pédocriminalité

Karine et Valérie vivent en Martinique, où ces mots ont provoqué une émotion considérable. Très vite, la secousse a passé les frontières de l’île pour se répandre « en France », comme disent les Antillais. Et, là aussi, elle a réveillé des douleurs, là aussi, elle a fait du bruit.

Le mal est souvent le même, dans ce genre d’affaires : les méfaits d’un individu se propagent très loin, lançant des tentacules dans les cœurs, les corps et les esprits, bien au-delà des victimes directes. L’ampleur de la déflagration, elle, tient à la notoriété de l’agresseur, mais également à celles de ses victimes et de ses proches.

L’enfer au paradis

Dans cette histoire martiniquaise, l’une des femmes concernées, Karine Mousseau, est à la fois conseillère municipale du François, dans le sud de l’île, conseillère territoriale et présidente du Comité martiniquais du tourisme. Quant à Barbara Glissant, elle est la fille du célèbre écrivain et poète Edouard Glissant (1928-2011), qui fut le beau-frère de Marc Pulvar (ils avaient épousé deux sœurs). Enfin, celui-ci avait trois filles, dont l’une est célèbre : l’ex-journaliste Audrey Pulvar, adjointe d’Anne Hidalgo à la mairie de Paris. Engagée dans la campagne pour les élections régionales de juin à la tête de la liste Ile-de-France en commun, Audrey Pulvar a qualifié son père de « monstre » sur France Inter et apporté son soutien aux victimes.

Encore faut-il que ce « monstre » ait bénéficié d’un environnement propice… Où commence la chaîne de malheur et d’aveuglement qui conduit au viol de très jeunes enfants, presque sous le nez de leurs familles ?

Partons des souvenirs des victimes en précisant que ces dernières sont entrées en relation en janvier seulement, à la faveur de la libération de la parole autour de l’inceste. Jusque-là, Barbara Glissant vivait son calvaire sans savoir que Karine Mousseau et Valérie Fallourd, deux de ses cousines issues de germaines, avaient subi un sort comparable.


 


 

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C
" Les honneurs, on le sait, sont la fausse monnaie de l'honneur. Ils s'acquièrent parfois avec des silences complices, des échanges d'intérêts, des lâchetés.
J'ai voulu dire non, arrêter la marche infernale." Hélie de Saint Marc

Peu nombreux sont ceux prêts à accepter la rigueur et les sacrifices dans leur vie, pour l'honneur d'être exigeant avec soi, et pas pour la galerie ou le qu'en dira -t- on , en fin de compte seulement l'apparence et les mots .

Ces exemples illustrent s'il le fallait que c'est dans les familles que de tels crimes sont commis, en abusant de l'innocence et de la confiance de jeunes enfants, puis en leur imposant le silence par la peur, la crainte d'être accusé de mensonge par la famille.

De la part d'un homme public qui réclame réparations pour les malheurs des fils d'esclaves et défend la dignité des travailleurs, sans s'interroger sur ses actes privés conduisant à des outrages sur les membres de sa propre famille, la duplicité parait incroyable.. mais pas isolée dans la société malheureusement, quand plus aucun souffle ne l'anime. C'est là que l'homme d'honneur se singularise et s'impose, à rebours du plus grand nombre. Celui qui entraine les autres et tente de les élever.

L'auteur de la citation du début a risqué les tribunaux militaires et fut condamné à 10 ans de réclusion pour n'avoir pas accepté de trahir et d'abandonner l'Algérie, après l'Indochine française.
On croirait entendre Cyrano :
"Ah ! je vous reconnais, tous mes vieux ennemis !
Le Mensonge ? Tiens, tiens ! -
Ha ! ha ! les Compromis,
Les Préjugés, les Lâchetés !...
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