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Publié par Edouard Boulogne

Dangereux carnaval raciste à Fort-de France.

Dangereux carnaval raciste à Fort-de France.

Deux parties à cet article. La première présente une notice d'information sur l'affaire du chlordécone (voir le lien qui suit le premier paragraphe, lien avec Wikipédia). J'incite le lecteur à tenir compte de ce que le chlordécone a été utilisé en France métropolitaine jusqu'en 1990. Dès lors les mêmes conséquences sanitaires dont nous pouvons être affectés en Martinique, Guadeloupe, ou Guyane, les métropoliatins habitant les zones de plantation agricole seraient en droit de réclamer les mêmes choses que nous.

Ici, les hurlements sauvages s'expliquent par des considérations politiques séparatistes suscitées par des démagogues animés par des mobiles de haine de classes et/ou de races.

J'en vois la preuve dans cette manifestation organisée par ces messieurs à Fort de France, il y a deux jours.

En effet en pleine crise de Covid 19, et alors que l'épidémie repart sur les chapeaux de roue, dans nos îles comme ailleurs, en France et dans le monde, l'on organise des manifestations et des agglutinements de braves gens par la corporation des nouveaux soukouyans (sorciers qui changeraient de peau … la nuit).

Il faut prendre ces gens là pour ce qu'ils sont, des séparatistes profondément racistes. De ceux dont parlait Edouard Glissant (dans une intéressante émission TV qui lui était consacrée récemment à la télévision) à un jeune homme qui l'accompagnait, et que je crois être son petit fils, auquel il conseillait de se méfier des Martiniquais qui n 'ont qu'un mot à la bouche qu'ils répètent comme un mantra : « nègs,nègs,nègs ».

Cette manif organisée par les mentis-mantès montre (à ceux qui réfléchissent) le caractère profondément inhumain, et neo-nazi, de ces messieurs. Et en même temps le mépris qu'ils éprouvent pour le peuple (leur peuple, disent-ils) qu'ils exposent à la contamination du virus.

Quand Hitler, dans les années 1930 cherchait les causes de ce qui n'allait pas il avait ses boucs émissaires : …. les Juifs, les juifs, les Juifs! .

Quand en Martinique où en Guadeloupe, ces messieurs débitent leurs mantras, cela devient : Békés, Békés, Békés !

En un sens les békés sont devenus les juifs de la camarilla nasyonalis.

Mais nous sommes dans la farce. Karl Marx l'avait dit : « l'histoire se manifeste toujours deux fois. La première sous la forme de la tragédie, la seconde sous celle de la farce ».

Il nous appartient, antillais, d'user de nôtre intelligence et de nôtre … courage, pour faire cesser ce ridicule et dangereux carnaval.

(Le Scrutateur).

 

 

(I) Lea chlordécone est un insecticide organochloré qui fut utilisé dans les Antilles françaises entre 1972 et 1993 sous les noms commerciaux de Képone et Curlone, pour lutter contre le charançon du bananier1. Interdit dès 1976 aux États-Unis, son autorisation de vente en France fut retirée en 1990. Mais la chlordécone (nom du principe actif des insecticides concernés) ne cessa pas d’être utilisée dans les Antilles françaises (Guadeloupe et Martinique) grâce à deux délais d'un an (à validité nationale) obtenus par les producteurs de bananes, puis grâce à un flou dans la législation, jusqu'en 19932,3(p25). Des ventes illégales ont de plus été dénoncées après 19934.

Mise en cause des élus locaux

Mr Guy Lordinot (alors député de la première circonscription de la Martinique) avait relayé en 1990 les demandes de prolongation d’utilisation du produit. Tout en connaissant le caractère nocif du produit, il avait réitéré le 30 avril 1990 sa demande du 23 avril 1990 de prolongation d’utilisation de 5 ans au-delà de 1990 (cf lettre au ministre en annexe I-G du rapport No 2430 de l’assemblée nationale), néanmoins cette demande avait été refusée par le ministre14,15.

Le 16 septembre 2019, Guy Lordinot, répondant à une commission d'enquête parlementaire affirme n'avoir « jamais subi de pression de la part des békés ou des industriels phytosanitaires » mais avoir agi dans ce qu'il pensait être l'intérêt des petits planteurs de sa commune et du nord de la Martinique124).

(Article sur le sujet deWikipedia : https://fr.wikipedia.org/wiki/Chlord%C3%A9cone ).

 

 

(II) A Fort de France : Venez vitus de Covid, désirés ?

 

https://www.zayactu.org/2021/02/a-la-une/scandale-du-chlordecone-plusieurs-milliers-de-personnes-mobilisees-a-fort-de-france

 

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Ch.Etzol 02/03/2021 03:34

Déboulé et foyers.: les instances sanitaires de la Martinique ont de quoi s'inquiéter.
"Ils ne mouraient pas tous, mais tous étaient frappés "...Même les "dys" en résultent !

Les créoles ayant le plus souvent la même alimentation que l'ensemble de la population, on ne voit pas pourquoi les planteurs auraient délibérément pris le risque d 'empoisonner tous les martiniquais

Un document fort instructif de la Préfecture de Martinique explique très bien les risques, les spécificités; donc les précautions à prendre :
"Les racines, voies d’entrée de la chlordécone dans la plante, sont plus contaminées que le reste de la plante. Et la peau des racines et tubercules est souvent beaucoup plus contaminée que la pulpe.

Les racines, tubercules et autres parties souterraines sont donc les productions les plus fortement contaminées. Les fruits de la courgette sont les fruits qui se contaminent le plus, suivis par ceux du giraumon et ceux du concombre
Les laitues, cives et bas de tige de canne à sucre peuvent être contaminés au‐delà de la limite autorisée (dépassement possible de la limite maximale de résidus).
Les bananes et les fruits d’arbres ne sont pas ou très peu contaminés, même cultivés sur des sols très pollués"

Il faut noter à ce sujet comme à celui de la Covid, que c'est l'exploitation revendicative des indépendantistes qui l'emporte sur les précautions