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Publié par Edouard Boulogne

Un lecteur, M. Claude Houel, réagit à la tribune d'hier de Jean-Marie NOL.

Cet article est un transfert d'un commentaire de l'article de M. Jean-Marie NOL, par un lecteur attentif, M. Claude Houel.

 

Du machiavélisme de l’Etat ?

Monsieur Nol nous donne une intéressante vision, la sienne, de la situation socio-économique des Antilles françaises et, singulièrement de la Guadeloupe.
Il est cependant dommage qu’elle ne soit pas étayée par des exemples chiffrés et parlants , qu’il n’ignore pas, pour éclairer le citoyen lambda souvent ignare en économie, comme moi même et beaucoup de français.
Nul besoin d’être grand clerc pour constater la souffrance de certains entrepreneurs et de leurs salariés en ces temps de pandémie subie.
Par contre il aurait été intéressant de constater la situation réelle de ceux qui bloquent une vie économique dégradée de façon outrancière mais symbolique.
On peut se poser la question de savoir si la situation est ce point dégradée pour les secteurs emblématiques à la tête du conflit.
Tout le monde aura pu constater que les transports de personnes ou de marchandises ont continué à fonctionner de façon supportable économiquement, en dehors du premier confinement, la Guadeloupe échappant, jusqu’ici, aux mesures plus drastiques prises au plan national ou même en Guyane et Martinique.
Idem pour le secteur du bâtiment à la tête duquel se trouvent des entrepreneurs dont, le moins que l’on puisse dire, la fortune est assurée de longue date. Même le sable guadeloupéen introuvable localement à cause de grèves enlisées se trouve remplacé, opportunément par du sable de …la Dominique.
Tous les secteurs ne sont pas impactés mais beaucoup d’entrepreneurs désapprouvent ce mouvement.
Il serait intéressant d’analyser les vraies motivations de chacun.
L’outrance de ce mouvement est manifeste quand on voit des tonnes de gravats déversés à des endroits ou quelques camions ou bus garés en travers auraient suffit.
Ceci pour un décor agrémenté de quelques drapeaux indépendentistes et tambouyés.
Quand aux revendications, il peut paraître indécent de voir les mêmes demander toujours plus quand l’Etat , à grand renfort d’emprunts, prend en charge une bonne partie des salaires des entreprises touchées et garanti des emprunts auprès des banques avec des reports probables des remboursement en cas de continuation de la pandémie.
Même si il existe des secteurs effectivement touchés comme le tourisme ou l’événementiel, les aides sont là, pour tous, ou presque.
Les vraies victimes sont, comme toujours les petits, ceux qui vivent de petits boulots ou ceux qui touchent des prestations sociales identiques à la Métropole dans un département où les fonctionnaires territoriaux ou nationaux ont une sur-remunération de 40%.
Cela étant dit la sortie de crise va être difficile pour les entreprises qui étaient déjà en grande difficulté avant la pandémie, celles là, ici comme ailleurs vont disparaître.
L’Etat ne les aidera pas car ce n’est pas son rôle.
Certaines seront des vraies victimes mais d’autres ne devront leurs malheurs qu’à une mauvaise gestion ou à la mauvaise habitude endémique de ne pas payer ses charges en espérant que l’Etat ou les créanciers effaceront l’ardoise ce qui ne sera pas le cas.
Les solutions d’avenir ne sont pas à attendre des pseudo grévistes, elles viendront de rares secteurs porteur comme le tourisme qui redémarrera rapidement en sortie de pandémie ou de secteurs novateurs portés par de jeunes entrepreneurs de talents qui n’apporteront leurs compétences que dans un pays apaisé, avec des perspectives de stabilité sociales et économique à long terme au lieu de les exercer sous d’autres cieux.
Quant à l’Etat il ne fera rien de plus que qu’il fait au plan national sauf à aider de jeunes talents reconnus mais peut-être a-t-il d’autres objectifs, cachés comme le pense M. Nol, mais allez savoir…

 

Claude Houel.

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xam Cirederf 26/02/2021 17:22

M. HOUËL a effectivement raison. M. NOL soigne sa "popularité" afin de se trouver fauteuil lui aussi. Mais il est clair que la santé des entreprises de Guadeloupe est fragilisée et surtout mal appréhendée par ces "donneurs de leçons" qui pour l'un d'eux prétend aussi défendre les TPE, en étant bien au chaud dans des locaux "offerts et entretenus" gracieusement" par la CCI. Ce ne sont ni ces donneurs de leçons, ni ces élus généreux, disent ils, avec les impôts de ceux qui au jour le jour paient octroi de mer et autres taxes. Il est temps de reconnaitre que les "affaires de la Guadeloupe" sont mal partis. Il est temps de passer au vrais et bonnes solutions, qui ne feront pas plus de mal que ces actions désordonnées que mènent certains , comme le décrit si justement M. HOUEL.

mireille HERRMANN Mireille 26/02/2021 14:04

entièrement d accord . Je rappelle aussi que la plupart des ' syndicalistes " qui entraînent des grèves , ruineuses pour l' économie de nos îles , sont des fonctionnaires ou assimilés qui reçoivent tranquillement leur salaire à la fin de chaque mois .