Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Pages

Archives

Publié par Edouard Boulogne

) M. Marc Pulvar. ) Mme Karine Mousseau.
) M. Marc Pulvar. ) Mme Karine Mousseau.

) M. Marc Pulvar. ) Mme Karine Mousseau.

On a parlé beaucoup ces dernières semaines des actes pédophiles d'une des étoiles de  l'intelligentsia politique française et de Sciences-Po, Olivier Duhamel, tenant d'une « morale libérée », celle d'une certaine gauche « humaniste ! ».

Voiçi qu'une affaire analogue vient d'éclater en Martinique. Trois personnes, des femmes, font des révélations analogues. La personne visée, aujourd'hui décédée, est M.Marc Pulvar. On peut regretter les faits, mais il n'est pas certain que ces révélations soient en tout négatives, dans l'ambiance délétère de ces jours-ci, créée et entretenue par ces gens là.. M. Pulvar était une personnalité très engagée dans la mouvance indépendantiste (séparatiste serait le terme exact) pourfendant sans relâche, au nom de la morale et du droit, ceux qui ne partagent pas leurs options politiques, en particulier les Békés et/ou blancs créoles.

Je crois utile de porter à la connaissance du public les faits allégués par les victimes, d'autant plus qu'elles nous y incitent. On cliquera sur le lien ci-dessous où l'une des victimes s'exprime sur les antennes de TV Martinique. (Le Scrutateur).

 

Un des pères des révoltes mémorielles et identitaires mahawrtiniquaises demi-récentes qui a eu son heure de gloire dans les années 75 - 2005 , était un pédophile cynique.

 

Lien :

https://la1ere.francetvinfo.fr/martinique/la-conseillere-territoriale-karine-mousseau-revele-un-terrible-secret-de-famille-915520.html
 

A l’âge de 7 et 10 ans, nos routes ont croisé celle d’un homme. Il était professeur de mathématiques. On l’encense aujourd’hui encore en Martinique, parce qu’il a été un militant, syndicaliste, défenseur des opprimés. Peut-être que cela n’est pas incompatible avec le fait d’être pédocriminel après tout. La perversité n’empêche sans doute pas de réfléchir. Mais quarante ans plus tard, nous nous demandons encore comment il a pu être professeur. Car vouloir aider un individu à devenir le sujet qu’il choisira d’être, tenter de le comprendre patiemment, en déchiffrant ses humeurs, en acceptant ses écarts, en s’agaçant de sa lenteur, de sa rapidité, en s’émerveillant de ses fulgurances, en riant de ses plaisanteries, en fulminant parce qu’il n’est jamais reconnaissant, ne dit pas merci en partant, et parfois même pas bonjour en arrivant, oui c’est cela être professeur, c’est apprendre de l’autre, humblement, et lui tendre la main, même quand on n’en a pas envie.Deux d’entre nous sommes devenues professeures à notre tour, l’une de sciences économiques et sociales et l’autre de philosophie. Quand Marc Pulvar a abusé de nous, nous étions trop petites pour penser à tout cela. C’était l’oncle de la famille, le favori, adulé déjà, par tous. Une confiance totale, qui dure encore aujourd’hui de manière posthume, et que nous avons décidé de briser, une fois pour toutes. Cela suffit. En finir avec cette héroïsation du personnage, ne plus jamais lui rendre un quelconque hommage à l’avenir et désormais penser à lui comme il le mérite : Marc Pulvar, alias Loulou pour les intimes, était un prédateur sexuel. Les vacances d’été du tout début des années 1980 ont été pour nous le théâtre de ses exactions, particulièrement le camping sauvage sur l’une des plus belles plages de la Martinique, où il avait la gentillesse de nous emmener, avec la reconnaissance attendrie de nos proches. Dès le départ, une première ruse : nous installer derrière le siège conducteur pour pouvoir de la main gauche commencer ses caresses pendant qu’il conduisait, pas de temps à perdre, en cachette de la personne assise à la place du mort. Reconnaissons qu’au moins nous échappions, pour un temps, à cette place.Il faut vous décrire les faits, et en rester là. C’est très difficile. Essentiellement parce que nos enfants vont nous lire. Impossible de les faire souffrir, eux qui nous ont sauvés et à qui on dédie ce texte. Nos enfants vont lire jusqu’au bout, avec émotion mais en confiance, car ils ont eu de bons professeurs, en classe et ailleurs, ils savent donc que le silence tue.Oui, en finir avec le silence, il faut donc parler, mais attention nous dit-on, il faut rester factuel, pour qu’on nous croie d’abord. C’est la première étape, la plus salvatrice. Etre crues. En la matière, les faits sont donc importants, ceux-là même que l’on ressasse une vie entière, au détour de rien, à la moindre occasion, à chaque seconde en fait, les faits qui se rappellent à nous, dans la solitude, la honte, la culpabilité qui étouffent. Mais comment vous parler d’eux sans vous parler du reste ?Le reste c’est la vie, celle que nous avons construite malgré tout, celle qui a surgi malgré les dépressions, tentatives de suicide, amnésies post-traumatiques. Cette force que l’on sent toutes les trois en nous aujourd’hui, que l’on a mis quarante ans à consolider, grâce à l’amour de quelques-uns, c’est aussi de cela dont nous voudrions parler. Nous aurions pu ne jamais parvenir à le faire. Longtemps il s’est agi surtout pour nous les victimes de survivre. Alors parler n’était pas l’urgence ... Il faut se construire d’abord. On avance, et la confiance en l’autre s’installe. Nos rencontres nous ont sauvées. Parler a été possible peu à peu, grâce à ceux, si précieux, capables d’entendre. Finalement nous nous sommes retrouvées aussi toutes trois. Nous voulons vous dire, nos chers enfants, nos chers êtres aimés, vous êtes nos héros, car avec vous, la vie a pu commencer.Parler, Marc Pulvar le faisait très bien lui. Un grand orateur syndicaliste, un militant exemplaire qui défendait sans relâche la cause des colonisés exploités, aux Prud’hommes où il brillait, dans ses réunions politiques, devenues des modèles pour certains politiciens martiniquais d’aujourd’hui, une «figure» dans l’histoire de ce pays, notre pays. Marc Pulvar, le héros, savait parler. Mais quand Marc Pulvar parlait aux petites-filles, il s’y prenait autrement. Et cette histoire là il faut la connaitre. Il leur parlait doucement oui, comme si de rien n’était, pendant qu’il mettait ses mains dans leur culotte, les masturbait. Il parlait si doucement que tout semblait normal. Il transpirait quand même beaucoup, émotion, peur d’être découvert, nous ne nous le demandions pas à l’époque, mais trouvions juste très désagréable cette odeur de bête. Il avait l’art de nous isoler, de nous faire penser que nous étions l’élue. Combien de bains de mer seules avec lui, il aimait nous

porter et nous caresser sous l’eau, à quelques mètres d’adultes aveuglés. La nuit, quand nous voulions faire pipi, il nous accompagnait gentiment hors de la tente, et fixait le faisceau de lumière de sa lampe torche directement sur notre sexe. On trouvait cela étrange, moins efficace pour éloigner les crabes. Il n’hésitait jamais, toute occasion était bonne à prendre, et même les rencontres aux domiciles de nos parents ou de notre grand-mère. Souvent, il réunissait tous les cousins, dans la maison prêtée par la famille qui l’aimait tant, et là, il retrouvait son rôle de professeur : apprenons les bases élémentaires du secourisme, disait-il. Il choisissait l’une ou l’autre, souvent l’une en fait, et c’était parti pour la leçon de bouche à bouche.

 

Barbara Glissant, Karine Mousseau et Valérie Fallourd

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article

Belle France 10/02/2021 11:27

Glaçant........... merci aux journalistes qui dénoncent en nous informant..... ma question, y a t-il une relation familiale avec Mme Audrey PULVAR. ??

Edouard Boulogne 11/02/2021 05:22

Audrey est la fille de Marc.

Edouard Boulogne 11/02/2021 05:22

Audrey Pulvar la journaliste est la fille de Marc.

Ch.Etzol 08/02/2021 01:47

Persifleurs de jour...Tristes sires la nuit !