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Publié par Edouard Boulogne

Tiens ! Le prochain James Bond est noir, quelle surprise ! (Oh pardon : Noire).
Tiens ! Le prochain James Bond est noir, quelle surprise ! (Oh pardon : Noire).

Le prochain james Bond au cinéma sera noirE.

Et toute la presse d’en roucouler de tendresse. Évoquant la première femme noire - il y en aurait donc eu de blanches ou de jaunes ? - dans le rôle ainsi des « réactions haineuses et racistes » au cas où l’on émettrait quelque objection à pareille évolution. Toujours la querelle des créationnistes et des évolutionnistes qui nécessite, en matière d’évolution justement, certains aménagements.

 

 C’est bien la preuve que la théorie du genre - ultime sommet du politiquement correct - a fini par l’emporter sur toute autre considération. Et si les héritiers de Ian Flemming faisaient un procès pour dénaturation de l’œuvre, ils seraient poursuivis a minima pour... racisme et sexisme. La théorie du genre permet tout et son contraire, mais à sens unique, c’est entendu. Comme quoi tout est convergence, sur les fourneaux de l’inversion. 

 

Inversion, quand tu nous tiens !

 

Car jusqu’à quand aura-t-on la permission d’en rire - dans la sphère privée, bien sûr -, tant ceux qui caricaturent Mahomet veillent : jamais les bons apôtres d’une théorie de la diversité qui a fini par devenir assez monotone (et assez orthotone, aussi) ne laisseront profaner la liberté d’expression, jusque dans la libre interprétation d’un œuvre littéraire dont le personnage principal a été décrit avec une parfaite précision.

 

Lashana Lynch, première femme à interpréter James Bond ? Lynché soit qui mal y pense : les Bisounours ne lâchent - à ça ! - jamais prise. Et nous ne sommes pas au bout de nos surprises : le procès de Sean Connery arrive, pour l’image infecte qu’il a donné de James Bond qu’on aurait pu prendre pour un homme blanc, terrible amateur et grand récolteur de femmes, et au service secret de sa majesté, en plus - autrement dit de l’impérialisme blanc ? Horresco ! Et reparo !

 

Là encore il peut y avoir matière à protestation. Outre le fait que Ian Flemming a conçu son personnage comme un homme, un homme blanc, qui entre autres choses s'envoie une panoplie très variée de bonnes femmes de toutes les couleurs de l'arc en ciel, on peut se demander si étant devenu femme, elle s'enverra des bonshommes de toutes les couleurs. Même blanc ? Même Sean Connery reconverti ?

 

Mais madame Obono sera peut-être déconcertée. Chassez ce blanc que je ne saurais voir.

Et Monapena? Comment va t-elle s'y reconnaître?

Quoique ... !

Bref on s'y perd.

Inversion quand tu nous tiens !!!

Marlène Schiappa, AU SECOURS ?

 

https://www.ouest-france.fr/culture/james-bond-lashana-lynch-sera-la-premiere-femme-a-interpreter-007-7042579

 

 

 

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Ch ETZOL 09/11/2020 04:16

Dommage qu’il n’y ait plus un Molière pour tourner en ridicule toutes ces élucubrations. On en trouve du moins la perception chez Ionesco, dans son théâtre de l’absurde, comme ce qu’il appelle une anti-pièce, « la Cantatrice Chauve », où il laisse autant d’incertitude sexuelle que de confusions d’identité par rapport aux personnages.

Un couple anglais, les Smith, en attend un autre, les Martin, invité à dîner. Leur conversation évoque un certain Bobby Watson dont tous les membres de la famille, hommes ou femmes, s’appellent Bobby Watson.
De même Mme Martin, semble découvrir, « Quelle coïncidence, ah mon Dieu, quelle coïncidence ! » qu’elle connaît M. Martin et qu’elle habite au même endroit.
Et la pièce se termine par une inversion des 2 couples : "M. et Mme Martin sont assis comme les Smith en début de la pièce. La pièce recommence avec les Martin qui disent exactement les mêmes répliques que les Smith dans la première scène, tandis que le rideau se ferme doucement".

Ce n’est que du théâtre, mais le nom des personnages ne leur assure pas une individualité claire. Leur identité sexuelle est confondue et les différences entre hommes et femmes s’estompent. Pour aller plus loin, il faudrait imaginer que Mme Martin remplace M Smith et M. Martin, Mme Smith ; de même, leurs enfants auraient deux pères-mères ou plutôt mères-pères, ainsi qu’un œil noir d’un côté et bleu de l’autre, ou inversement.

La Reine d'Angleterre en a vu d'autre, mais ces changements forcenés que l'on tente de nous imposer comme une évolution inéluctable, sont l'illustration de l'absurde auquel est parvenue la volonté, minoritaire pourtant, de provoquer, tourner en dérision et subvertir.