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Publié par Edouard Boulogne

Même le Canard Enchainé  dans son style ambigü il est vrai,  commence à s'inquiéter de l'inconscience des dirigeants français face à l'islam.

L'assassinat par décapitation d'un professeur français, en France (jusqu'à nouvel ordre) ne doit pas faire oublier l'évènement tout récent, et prodrome de l'assassinat : « la libération » de Sophie Pétronin, collabo de l'islam, comme il y eut des collabos de l'Allemagne nazie.

Il semble que la précipitation des évènements commence à inquiéter des milieux intellectuels français peu supects d'amour de leur pays.

C'est ainsi que le Canard Enchaîné lui-même qui n'est pas la tasse de thé du Scrutateur quitte son ton d'ironie perverse pour tendre une oreille inquiète ( je rêve peut-être) aux vociférations islamistes.

Dans son style ambigû si propice aux sous-entendus subversifs le Canard publie un article qui mérite d'être déchiffré. (Le Scrutateur).

 

LE CANARD ENCHAINÉ Mercredi 14 octoble 2020 L'arrivée d'une otage qui tourne au fiasco Claude Angeli.

 

Les propos de Sophie Pétronin, très favorables aux djihadistes, ont réduit Macron au silence. Les djihadistes libérés en échange de quatre otages, parmi lesquels Sophie Pétronin, humanitaire, et Soumaïla Cissé – le principal opposant du pays – ont été transportés par des avions maliens vers leurs frères de combat. Une partie d'entre eux a ainsi pu rejoindre Niono, au centre du Mali, tandis que d'autres étaient attendus à Tessalit. Là, à un jet de pierre de la frontière algérienne, les chefs du Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (GSIM) ont réussi une remarquable opération de propagande, après avoir annoncé aux journalistes africains et européens qu'ils venaient d'obtenir la libération de 206 des leurs, qualifiés, dans un communiqué, de « lions de l'islam pour avoir combattu les envahisseurs croisés ». Très vite, les photos d'un grand banquet présidé par Iyad Ag Ghali, l'émir du GISM, ont circulé sur les réseaux sociaux. On y découvrait des convives festoyant autour de chèvres rôties, devant une bonne centaine d'assiettes de semoule, ou de légumes, de fruits, des boissons en canette. Une évidente façon de se payer la tête des Français et de leur président. Sur ces clichés d'excellente qualité, les spécialistes du renseignement militaire vont pouvoir retrouver les visages de plusieurs auteurs d'attentats. Comme celui de Fawaz Ould Ahmed (6 morts à Bamako et 22 à Sévaré), de Mimi Ould Baba (30 morts au Burkina). Une mention spéciale pour le chef du GSIM, Iyad Ag Ghali, qui a revendiqué la plupart de ces attentats. Dès 2017, les militaires français de Barkhane ont souligné le « rôle central au Sahel » de ce Touareg qui, auparavant, avait fait ses classes en Irak, au Liban et traitait la France « d'ennemi historique des musulmans » (« Journal d'AI Qaida au Yémen », 2017).

Mercredi 14 octoble 2020 Autre talent particulier de cet émir djihadiste : il se réfugie de temps à autre en Algérie pour échapper aux avions et aux drones de Barkhane. Et les services français soupçonnent leurs homologues algériens de fermer un peu trop les yeux sur les allées et venues de ce terroriste. Le 9 octobre, en se rendant à l'aérodrome de Villacoublay, Macron avait son discours en poche. Il allait pouvoir jouer les protecteurs d'otages, se féliciter du retour en bonne forme de Sophie Pétronin et exalter le combat du contingent français au bénéfice des Africains. Finalement, c’est en catimini que le Président a quitté La scène, alors qu'un pupitre et un micro étaient déjà dressés et que les journalistes l'attendaient. Pourquoi fuir ainsi les caméras ? Tout d'abord, comme le grand nombre de djihadistes libérés faisait mauvais genre dans le décor, l'Elysée avait tenu à préciser que les Maliens avaient conduit seuls la négociation. Mais qui peut croire que les services français en ont ignoré les détails scabreux ? Ensuite, deux personnages pas très politiquement corrects ont joué les intermédiaires auprès des djihadistes. Le premier, Ahmada Ag Bibi, ami d'Iyad Ag Ghali et ancien membre de divers groupes djihadistes, est actuellement député malien. Le second, Mahmoud Dicko, le Grand imam de Bamako, formé dans les écoles coraniques d'Arabie saoudite et partisan affirmé de la charia, est la référence islamiste de plusieurs auteurs du récent coup d'Etat. Enfin, pour ajouter au malaise de Macron, Sophie Pétronin s'est révélée une otage peu ordinaire. A peine libérée, elle a proclamé : « Je vais prier pour le Mali, implorer les bénédictions et La miséricorde d'Allah, parce que je suis musulmane. Vous dites “Sophie”, mais c'est Mariam que vous avez devant vous. » À l'entendre, ceux qui l'ont détenue « ne sont nullement des djihadistes mais des opposants armés qui voulaient obtenir la libération d'autres combattants ». Mieux, elle « désapprouve les positions prises par la France au Mali et appelle à la négociation ». Son âge – 75 ans –, son état de santé et ses quatre années de détention ont sans doute empêché la plupart des journalistes de lui reprocher vraiment ses propos. Si l'on ajoute les rumeurs de rançon – « autour de 10 millions d'euros » et les photos du banquet, Macron avait bien quelques raisons de ne pas trop s'afficher auprès de « Mariam » Pétronin. D'autant que, à l'état-major des armées, dans les campements de Barkhane au Mali et au Sahel, ainsi qu'en France, les militaires goûtent très peu ces libérations de djihadistes. Comme l'exprime un expert militaire, « certains prennent plutôt mal l'idée de se retrouver un jour face à face avec ces terroristes si bizarrement libérés ». Plus violent, un général de l’état-major ne peut « oublier et passer par pertes et profits la mort de ce soldat français, le 23 juillet, dont s'était aussitôt félicité Iyad Ag Ghali.

 

Claude Angeli

 

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