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Publié par Edouard Boulogne

Le droit à la vie humaine est aujourd'hui menacé en France, et ailleurs, par des évolutions législatives insensées, par Chantal Etzol.

Professeur de biologie et amie du Scrutateur madame Chantal Etzol nous communique son sentiment étayé par une impeccable argumentation sur l'idéologie mortifère qui s'étale dans l'apparente indifférence de peuples trompés par une idéologiequasiment officielle. (Le Scrutateur).

Ch ETZOL (email) le samedi 10 octobre 2020 à 19:34 sur En France, le retour d'une idéologie criminelle que l'on croyait réservée à l'Allemagne nationale socialiste (Video de 07 minutes).

« La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui » (article4 de la DDHC de 1789)
Dans cette logique, l’embryon et le fœtus humain ne sont pas un « autrui » que d’aucuns considèrent comme un corps étranger dont il faut se protéger par un vaccin anticonceptionnel, la conception devenant ainsi une maladie.
La particularité est qu’aujourd’hui un plus grand nombre réalise peut-être qu’il n’y a pas de limite à la volonté destructrice des enragés et qu’ils exigeront toujours plus. Ainsi Michel Onfray, scandalisé par l’interruption médicamenteuse jusqu’au terme d’une grossesse, défend l’avortement selon les termes de la loi, en distinguant un stade où l’être se réduirait à du vivant, de celui où l’humain serait acquis.

Cette distinction entre une sorte de vivant indéterminé, et brusquement une étape de spécification en humain, parait bien relative et peu en accord avec les connaissances sur l’espèce humaine et son développement.
Un insecte ne serait – il pas un insecte parce qu’il a forme de nymphe ? Ou la grenouille est-elle moins grenouille et destinée à autre chose, quand elle est têtard ? Les changements d’apparence n’empêchent ni l’unité ni la continuité de l’existence.
Pour Claude Bernard l’unité se manifeste « dans un corps vivant par une harmonie réciproque telle, qu’il parait impossible de séparer une partie de l’organisme, sans amener immédiatement un trouble dans tout l’ensemble. »
Il s’avère nécessaire d’ajouter, aujourd’hui, que sa continuité ne peut être remise en cause, tant les connaissances ont permis de mettre à jour toutes les déterminations qui, dès l’instant de la conception, font que c’est un petit d’homme dont la vie commence.
Sauf dans les laboratoires des apprentis sorciers, nul gamète ne peut s’unir avec celui d’une autre espèce que la sienne.
Les 2 cellules sont douées de vie et l’union de leurs noyaux déclenche une succession de phénomènes dont il serait bien difficile de dire (en s’inspirant de Leibniz) « où chacun commence et où l’autre finit »
Les 23 chromosomes d’un parent qui se sont appariés aux 23 homologues, de l’autre parent, portent bien un programme, masculin ou féminin, spécifié jusque dans les gènes, placés aux mêmes endroits et commandant les mêmes caractères. Leur complémentarité est établie dans l’intimité même des molécules chimiques ainsi que les modalités de leur lecture puis de leur expression, HUMAINE, jusqu’à l’acquisition, par exemple, du soi et du non-soi immunitaire… Le reste n’est qu’affaire de temps, comme toute la vie, ce qui précisément est refusé à notre époque.

A-t-on le droit de dissocier l’existence humaine, de la matière qui la constitue (sa chair) mais s’élabore, s’enrichit et se spécialise progressivement, au prétexte que son avenir ne dépendrait pas de la réalisation de ce programme, mais de la décision d’autrui ?
Pouvons – nous imaginer précisément la conscience qui caractérise le fait d’être en vie par un autre être humain, qui nous est étranger ? A fortiori comment décider que c’est à ce moment et pas à un autre de son développement que cette conscience est acquise ? Que telle, elle n’aurait pas le droit de s’accomplir, d'établir des relations et que telle autre, plus tardive aurait ce droit. .. Maintenant c'est jusqu'à la naissance que ce droit est supprimé.

Les mêmes questions inquiétantes peuvent être alors posées sur tout instant de la vie humaine, tant pour le handicap (Vincent Lambert), que les maladies génétiques ou la vieillesse.
C’est le sens sacré de la vie humaine et son respect qui sont irrémédiablement remis en cause en 1974. Nous en voyons aujourd’hui des suites que nous n’aurions jamais cru possibles et nul doute que des députés proposeront de légaliser l'avortement à 16 semaines et ainsi de suite.
Le sacré a-t-il encore sens aujourd'hui ?

 

Chantal Etzol.

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castets 11/10/2020 14:53

Bonjour Mr Boulogne,

"Le sacré a-t-il encore sens aujourd'hui ?"

Cette question posée dans son article par Madame Etzol m'interpelle ; effectivement, je m'interroge juste pour savoir si vraiment sur cette terre chamboulée de toutes parts, tant par la folie des "Hommes" que par des responsables Politiques en quête de célébrité, que resterait-il de sacré si la vie humaine tout au long de la chaîne du vivant ne représente plus aucune valeur...

Les tabous que l'Histoire a mis en place par expérience ou par les religions du livre au fil des siècles dits civilisant, tombent les uns après les autres, certains acteurs débridés et malheureusement de nombreux observateurs responsables et lâches, qui minimisent ou détournent prestement le regard devant des actes ou des mesures abominables pour complaire à des minorités ou des entités puissamment lobbyistes.

Sur notre sol mais aussi ailleurs, les Droits de l'Homme sont bafoués avec la bénédiction des Instances devenues les plus irresponsables, sans compter la sauvagerie destructrice animée par le seul profit ou une idéologie hégémonique.

A part la prise de conscience individuelle de toutes ces mesures honnies par tous et mises en place par quelques uns, je n'imagine absolument pas qu'un État soit en mesure de lutter efficacement de façon régalienne en respectant la Démocratie ; le point de non retour sur la vie en Société apparaît comme largement dépassé et seul à mes yeux, des Régimes totalitaires pourraient en venir à bout avec évidemment des pertes humaines et de libertés conséquentes.

La raison a quitté pour un long temps l'espèce humaine, l'alerte déclenchée par le Covid n'aura pas infléchie la trajectoire. Tant pis !