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Publié par Edouard Boulogne

Deuxième photo : l'ange de Reims. Lire l'article.
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Je ne suis pas, je n'ai jamais été Charlie. Je ne le suis toujours pas. Non que j'ai contesté à ce journal satirique le droit d'exister. Ni d'exprimer son idéologie. Mais celle-ci me paraissait vulgaire, nullement décapante mais démoralisante, propre à détruire le sentiment d'admiration qui ouvre l'âme à des valeurs nihilistes. Avec Charlie-Hebdo nous pénétrions dans l'univers du ricanement, loin du sourire de l'ange de la cathédrale de Reims .

Et puis le jour du fameux défilé « des Charlies », si j'eusse habité Paris, je ne me vois pas du tout défiler avec les moutons de Hollande (symbole même du chancre français) entouré d'un beau concentré de ses homologues, dont Angelle Merkel. Il s'agissait seulement de capter l'horreur légitime des Français horrifiés. Pour poursuivre inlassablement la politique pourrie dont nous constatons chaque jour les effets catastrophiques.

Je me réjouis cependant du procès enfin intenté aux tueurs et aux assassins, et accessoirement à leurs complices du monde médiatico-politique, parmi lesquels Mmes Obono et Rokhaya Diallo.

L'article que je vous présente, de Philippe Carthon, dit à cet égard l'essentiel. Bonne lecture.

(Le Scrutateur).

 

En 2020, plus personne n’est CHARLIE et encore moins VALEURS ACTUELLES

 

(https://www.lesalonbeige.fr/en-2020-plus-personne-nest-charlie-et-encore-moins-valeurs-actuelles/?utm_source=lesalonbeige.fr&utm_medium=newsletter&utm_campaign=nlq).

 

La réalité, c’est que la liberté d’expression recule et le terrorisme intellectuel progresse. Il faut lire cette excellente tribune, intitulée : “Cinq ans après la tuerie, le triomphe des anti-Charlie” et publiée dans la Revue des Deux Mondes sous la plume de Valérie Toranian. Extraits :

Le procès des assassins de la tuerie de Charlie Hebdo et de l’Hyper Cacher de Vincennes s’ouvre mercredi devant la cour d’Assises spéciale de Paris (…) Richard Malka, l’avocat de Charlie Hebdo, se bat pour que ce procès ne soit pas seulement celui de la chronologie des faits et l’évaluation des responsabilités des différents complices. Il rêve d’une tribune exemplaire. Où soit dénoncé ce que fut véritablement cette tuerie : la tentative de mettre définitivement au pas une société de libertés, dont la première de toute, la liberté d’expression, permet en France de critiquer librement, religions et idéologies, autorise le rire, la caricature et l’humour. « Le mobile du crime, c’est la volonté d’interdire la critique de Dieu, donc la liberté d’expression, donc la liberté tout court », explique-t-il dans un entretien au Point.
Ce procès sera plein d’ombres et de tabous. Osera-t-on dire que depuis 2006 et la publication par Charlie des caricatures de Mahomet, nombreux sont ceux dans la classe politique, les médias, parmi les universitaires, qui ont été le bras armé « intellectuel » des tueurs de Charlie ? En toute inconscience. En toute bonne conscience. En pointant du doigt la rédaction de Charlie Hebdo, au lieu de rester droit dans leurs bottes républicaines en vertu du principe de la liberté d’expression. En accusant l’hebdomadaire de « provocations susceptibles d’attiser les passions » (Chirac, président de la République), de « blesser inutilement les convictions religieuses » (Villepin, Premier ministre), « d’amalgame inadmissible car l’islam est une religion de paix » (Élisabeth Guigou). Lorsqu’un incendie détruit les locaux de Charlie Hebdo, en 2011, dix-neuf intellectuels, dont Rokhaya Diallo, publient une pétition contre le soutien à Charlie Hebdo, « hebdomadaire islamophobe » (…)
Du temps où ils se moquaient du pape, de la famille de Monaco ou du Front national, Cabu, Wolinski, Charb, Tignous, Riss et les autres étaient adulés par la gauche. L’insolence, la liberté d’expression, le ricanement jubilatoire contre les cons et les bigots, l’église et les fachos, voilà bien l’essence libertaire chérie par le camp du progrès. Mais sur l’islam et l’offensive de ses nouveaux bigots, défense de rire (…)
La tuerie contre la rédaction de Charlie Hebdo, le 7 janvier 2015, a suscité une telle émotion qu’on a cru, un bref moment, que l’union sacrée autour de la liberté était reconstituée. Le 11 janvier, 3,7 millions de Français ont défilé en solidarité avec Charlie. On embrassait la police. La haine ne passerait pas. On faisait semblant de ne pas voir que l’unité était toute relative. Dans les écoles, des élèves refusaient la minute de silence. D’autres estimaient que la tuerie était « méritée ».
Quant à la gauche radicale, elle entama sa descente aux enfers. Six jours après la tuerie, Virginie Despentes, icône féministe anticapitaliste, explique dans les colonnes des Inrockuptibles son amour pour les frères Kouachi, damnés de la terre, forcément sublimes : « J’ai aimé aussi ceux-là qui ont fait lever leurs victimes en leur demandant de décliner leur identité avant de viser au visage. » Edwy Plenel, trotskiste reconverti en défenseur de « la cause des musulmans », tient un meeting en banlieue parisienne avec Tariq Ramadan et parle de « l’enfance malheureuse » des frères Kouachi. Le directeur de Mediapart, avec un grand courage, rassure son auditoire : « Je ne publierai pas de caricatures qui offensent n’importe quelle religion. » Mieux, en 2017, il accuse Charlie de « participer à une campagne générale de guerre aux musulmans ». Riss, le patron de Charlie, lui répond implacable : « Cette phrase qui désigne Charlie Hebdo comme un agresseur supposé des musulmans adoube ceux qui demain voudront finir le boulot des frères Kouachi. »
À gauche, la messe est dite. Les vrais républicains laïcs et défenseurs de la liberté d’expression sont de moins en moins audibles. Lorsqu’ils existent, on les taxe d’identitaires, de fachos, de réacs (…) La doxa est devenue le « pas d’amalgame ».
Cinq ans après la tuerie, le constat est amer. La France n’est plus vraiment Charlie ou alors du bout des lèvres. Celle qui l’est n’ose plus le dire. Surtout ne pas stigmatiser. Notre société s’est mollement fondue dans les accommodements. Elle a posé son mouchoir sur les sujets qui fâchent. L’urgence est de donner à chaque groupe, chaque communauté, le respect qui lui est dû et de ne surtout pas froisser les sensibilités. Nul n’a le droit de s’exprimer sur une identité (groupe/sexe/genre/ethnie/religion) s’il ne la partage pas (…)
Désormais, ce qui fonde la Nation est flou. Ce qui nous distingue les uns des autres devient plus fondateur que ce qui nous rassemble. Le vivre à côté a remplacé le vivre ensemble. Cinq ans après la tuerie, les frères Kouachi ont gagné : plus aucun journal ne caricaturera jamais Mahomet (…)
Genoux à terre devant les tenants de l’islam politique qui ont réussi à faire passer la critique de la religion pour un crime raciste. Dans l’indifférence générale, on assiste au retour du crime de blasphème. On ne pouvait pas mieux tuer une seconde fois les dessinateurs de CharlieLa gauche radicale indigéniste, racisée et néo-féministe qui s’indignait de « l’islamophobie » de Charlie, se frotte les mains. Elle a le vent en poupe. Ses icônes sont vénérées par les médias et les réseaux sociaux (…)
Danièle Obono une martyre depuis que le journal Valeurs Actuelles a eu l’idée, qu’on peut contester, de la représenter en esclave dans une fiction de série B plus ratée que raciste.
Danièle Obono, rappelons-le, avait dansé sur la tombe de Charlie : « Je n’ai pas pleuré Charlie. J’ai pleuré toutes les fois où des camarades ont défendu, mordicus, les caricatures racistes de Charlie Hebdo ou les propos de Caroline Fourest au nom de la “liberté d’expression” (…). La fiction publiée par Valeurs Actuelles se voulait humoristique. C’est raté. De toute façon, le rire est devenu illicite. Douteux. Blessant donc interdit. Nous sommes tous victimes. Tous susceptibles. Tous humiliés et à cran. La seule option raisonnable est de laisser faire, laisser dire, ne plus débattre, se résigner et conclure fataliste que « le monde a changé ».
Le procès qui s’ouvre mercredi sera aussi celui de notre lâcheté.

 
Philippe Carthon.

 

Cinq ans après la tuerie, le triomphe des anti-Charlie
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castets 03/09/2020 07:00

Bonjour Mr Boulogne,
Merci pour ce très bel article qui confirme notre descente vertigineuse et continuelle, observée au quotidien !
Pas de contestation dans les urnes non plus, la démission générale pour ne pas se tromper...
que des abstentionnistes dans les burnes, au cas ou ; le transgenre aboli le "masculin" dans les faits, et les femmes ne savent plus ou se situer, aucune alternative en vue, vivement 2027 !
Agriculteurs en jachère, labourez tous les espaces verts et mettez du sable pour faire le lit de l'islam, nous pourrons au moins y enfouir la tête pour attendre la suite ... aucun risque de Covid sur cette face offerte !
Allons, courage à tous les révoltés qui s'ignorent , le pire n'est pas certain mais l'échéance se rapproche à grands pas, l'aventure se joue déjà masquée avant l'avènement du voile, question d'accoutumance .
Bonne journée, Cdlt Cjj.

Ch ETZOL 02/09/2020 20:53

En Septembre 2017, une prise de parole de Mme Obono, à l'assemblée nationale, montre à quel point la lâcheté des uns fait le culot des autres. Comme l'a dit Mme Diallo, c'est l'homme chrétien qui est l'ennemi à combattre.

En effet, pour s'opposer à une décision de l'assemblée autorisant les préfets à fermer les "lieux de culte" où seraient tenus des propos appelant au terrorisme, Mme Obono cite une phrase de l'Ancien Testament selon elle, et fait remarquer qu'un... prêtre peut, dans une EGLISE, répandre des idées et théories appelant à la haine et donc pas une mosquée, ni une synagogue.

Sans doute Mme Obono n'a- t - elle aucune connaissance de l'Evangile et en général du Nouveau Testament , mais pour l'instant un prêtre a été égorgé dans son église en disant la messe, égorgé au nom de l'Islam et des appels à la haine terroriste du Coran dans les mosquées. Comme des centaines de français, tués par les-même, et comme dans de nombreuses églises incendiées, ravagées, dans des pays où les chrétiens étaient pourtant les premiers habitants, convertis dès les premiers siècles après le Christ.
Même invasion, même guerre de conquête et même asservissement.