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Publié par Edouard Boulogne

Danielle Obono sauvagement attaquée par le magazine « raciste » Valeurs Actuelles. (?).
Danielle Obono sauvagement attaquée par le magazine « raciste » Valeurs Actuelles. (?).

Le titre de cet article relève, vous l'avez deviné d'un genre littéraire particulier, - celui de l'ironie polémique, - peu apprécié par les personnes visées qui ignorent le mot de Sacha Guitry : « redouter l'ironie fait craindre la raison ».

L'actualité française est depuis hier mobilisée, médiatiquement, par un vocabulaire d'autant plus hystérique qu'il est destiné à cacher ce qui ne va pas dans nôtre pays, trois ans après l'avènement de Choupinet, c'est-à-dire presque tout.

Vous le savez, lecteurs, j'aime Valeurs Actuelles, et j'estime grandement son jeune directeur Geoffroy Lejeune, qui s'il connait son Cyrano, peut légitiment reprendre à son compte la célèbre maxime « je revendique l'honneur d'être une cible ».

Guitry a raison l'ironie fait l'effet aux imbéciles d'être une super bombe H. En quoi ils ont tort, comme d'habitude, mais en hordes (chacun son critère d'évidence!) car comme le disait Me Maurice Garçon, un très grand avocat trop oublié : « le grand avantage de l'ironie est de permettre de dire des vérités qui ne seraient pas tolérées sans l'emploi d'un subterfuge ».

Le message que je vous propose sur « l'affaire Obono » est le meilleur que j'ai pu trouver à cette heure. Il émane d'un journaliste qui « descend » l'Obono avec une ironie, d'autant plus acceptable que nous sommes en république, comme ils disent, et que d'autre part il se l'applique à lui-même.

Ah ! Cet ébouriffement de la trogne, soigneusement pensé en vue de son effet, renforcé par un fond enbouteillé qui suggère (ah, à vous également ? ) un petit traitement à la bonne délectation, comme celles des mousquetaires du vieux Dumas où j'ai cru discerner quelques crus de chez nous qui valent un bon cognac.

Ecoutez notre polémiste et vous comprendrez que la jubilation est supérieure en suscitation créatrice à tous les succédanés minables mis sur les marchés de la Seine-St-Denis et que des députés verts (de gris) vantaient naguère dans une lettre au Parlement platement intitulée, car c'était la date du jour, « le manifeste du 18 joints ».

Mais là, quittons les bas fonds pour revenir à la philippique promise. La voiçi . (Le Scrutateur)

 

https://youtu.be/oHVMLEMgGxI

 

Je conclus cet article par un billet reçu ce matin d'une Guadeloupéenne de Paris.

 

Petite réflexion sur " le scandale Obono " . Si tous les moutons de la panurgie droits de l' hommiste avaient lu réellement le texte ils auraient tout de suite vu le but de cette fiction . Il ne s' agit pas de caricaturer cette dame mais de rappeler le rôle essentiel des petits chefs africains dans le commerce de leurs semblables . Et pendant la trés longue période de la traite arabe . Dans le fond c ' est peut-être ça qui défrise les pseudo-libéraux et grands tolérants devant l' éternel . Lequel éternel miss Obono finit d ' ailleurs par rejoindre ........ ça ne doit pas plaire dans toutes les chaumières !

Mireille Hermann

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Ch ETZOL 31/08/2020 01:10

Cette fiction qui offense tant nos indigénistes, me rappelle l’ histoire VRAIE de la « Madre Moretta »( Petite Mère Noire), racontée dans un livre de Véronique OLMI : Bakhita, née en 1869 au Soudan, dans la province du Darfour. A lire par Mme Obono, pour combler quelques lacunes.

Elle n'a que cinq ans lorsque sa sœur Kishmet est enlevée sous ses yeux par des trafiquants d'esclaves en 1874. A son tour, à 9 ans, elle est la victime de négriers musulmans qui la vendent et la revendent plusieurs fois, sur les marchés d'El Obeid et de Khartoum, en lui infligeant de mauvais traitements.
Le traumatisme est si grand qu'elle en oubliera son premier nom.
Elle appartient quelques années à un général turc qui lui fait subir de cruelles scarifications (tatouages), avant de vendre ses esclaves.

Rachetée en 1883 par le consul d'Italie à Khartoum, Calisto Legnani, elle reçoit le prénom de Joséphine. A 14 ans, sa vie change alors, comme elle le raconte : « Le nouveau maître était assez bon et il se prit d'affection pour moi. Je n'eus plus de réprimandes, de coups, de châtiments, de sorte que, devant tout cela, j'hésitais encore à croire à tant de paix et de tranquillité ».
Lorsqu’ il quitte le Soudan, Bakhita le supplie de l’emmener en Italie où elle s’occupera de la fille d’amis du consul.

Joséphine découvre la foi chrétienne à l'Institut des Catéchistes de Venise, tenu par les religieuses canossiennes et souhaite y rester, malgré la tristesse de la séparation. Baptisée et confirmée, elle demande à devenir religieuse à 24 ans, à quoi la Sœur Supérieure répond : « Ni la couleur de la peau, ni la position sociale ne sont des obstacles pour devenir sœur ». Bakhita rejoint le noviciat des Sœurs de la Charité puis prononce ses vœux perpétuels en 1927. En 1910, elle écrivit son histoire à la demande de sa Supérieure.
. Elle disait : « Soyez bons, aimez le Seigneur, priez pour ceux qui ne le connaissent pas. Voyez comme est grande la grâce de connaître Dieu ». Après la maladie, elle souffre une pénible agonie, revivant les jours de son esclavage en murmurant : « Lâchez mes chaînes, elles me font mal », et s'éteint en 1947 en invoquant : « Notre Dame ! Notre Dame ! ».
.
Béatifiée le 17 mai 1992, elle a été canonisée le 1er octobre 2000 par Jean-Paul II, qui en fit la patronne chrétienne du Soudan. Le pape dira à cette occasion : « Cette sainte fille d'Afrique, montre qu'elle est véritablement une enfant de Dieu : l'amour et le pardon de Dieu sont des réalités tangibles qui transforment sa vie de façon extraordinaire ».

« Il n’y a que Dieu qui puisse donner l’espérance aux hommes victimes des formes d’esclavage anciennes ou nouvelles »