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Publié par Edouard Boulogne

Peut-on attendre du positif d'un éventuel retour de Nicolas Sarkozy ?

 

2022 approche, c'est-à-dire la prochaine élection présidentielle en France. Les Français sont nombreux, et j'en suis, à souhaiter le changement. Le quinquennat de Hollande fut calamiteux, particulièrement nuisible à l'image de la France dans le monde, et, ce qui est plus grave, corrosif pour l'identité nationale, d'ordre scatologique. Le quinquennat de Macron ne pouvait être pire, mais il est du même ordre. M. Macron n'a pas l'envergure d'un chef d'Etat, tout au plus celui d'un technocrate qui ne possède pas la moindre vision de la France historique qui fut un phare des nations, et de plus n'est pas un chef.

Le drame c'est que pour l'instant ne se profile pas, dans la confusion actuelle, la moindre figure d'espérance. Dans cette attente beaucoup à droite, et même à gauche, tentent d'investir dans un retour de Nicolas Sarkozy, qui, tout en se prétendant « désormais en dehors » du champ politique, a du mal à persuader de la sincérité de son « désir » de retraite des électeurs en attente de chef.

Quelqu'un qui fut, en 2007, un ardent Sarkoziste, M. Philippe Bilger , revenu de bien des choses, mais pas de toute espérance, nous donne sa vision de l'ancien président.

Je ne suis pas loin de partager sa vision. (Le Scrutateur).

 

26 juillet 2020

Nicolas Sarkozy encore trop présent ? Par Philippe Bilger.


 

(https://www.philippebilger.com/blog/2020/07/nicolas-sarkozy-encore-trop-pr%C3%A9sent-.html )


 

On n'en finira donc jamais avec lui et il fait tout pour que cela dure.

Je devine comme ce billet va encore m'attirer des foudres puisque, si NS a le droit de dire du bien de lui, le simple citoyen est voué aux gémonies s'il s'autorise la moindre critique.

Pourtant je trouve de plus en plus troublants, voire ambigus, le comportement, les postures de l'ancien président de la République qui, battu en 2012, opposant sous François Hollande, complice avec Emmanuel Macron, ne se lasse pas de faire de la politique tout en affirmant en être retiré, dénie se poser en recours mais laisse dire par d'autres qu'il pourrait l'être, s'occupe avec ennui des LR mais jouit bien davantage de ce qu'Emmanuel Macron lui offre avec son quinquennat : demeurer en pleine lumière, en totale utilité, en influence reconnue en même temps qu'il joue ostensiblement la discrétion et le raccommodeur d'affaires où l'argent coule à flots.

Avec ce président de la République dont la psychologie correspond à la sienne et qui éprouve la même détestation que lui pour François Hollande, il goûte à un pouvoir délicieux puisqu'il n'en a plus la responsabilité et est qualifié sans rire de "parrain de la droite" et d'homme sage, alors que son tempérament, hier comme aujourd'hui, l'a surtout prédisposé à des élans qui, pour n'être pas dénués de lucidité, visaient surtout à le promouvoir.

Emmanuel Macron a besoin de lui, la droite républicaine a besoin de lui, virtuellement la France a toujours besoin de lui et s'il a été remplacé, il se juge, j'en suis persuadé, par principe et affirmation de soi, irremplaçable.

Il faut dire qu'il a du talent. Une alacrité, une verve, une dialectique que j'ai pu apprécier dans "le Temps des tempêtes". Contrairement à tant d'autres, je l'ai immédiatement lu, d'abord parce que je suis systématiquement friand des essais politiques et historiques et que rien de ce qui concerne Nicolas Sarkozy ne me demeure étranger. Je n'ai pas envie de me défaire de cette curiosité passionnée et parfois critique. Le citoyen ne peut se priver de l'expansion d'une telle personnalité, par ses propos, son action ou son écriture.

J'espérais la richesse d'un ouvrage où un président omniprésent et s'en félicitant se pencherait sans trop de complaisance sur ses deux premières années de mandat. D'autant plus qu'il a eu le courage, dans les premières pages, de dévoiler sa fascination pour les orages et les tempêtes à un point tel, d'ailleurs, qu'on se demande, mauvais esprit, s'il ne les a pas suscités artificiellement pour se glorifier d'être un sauveur, une sorte de Zorro en politique.

Mais, en définitive, malgré un style alerte - aucune raison de douter qu'il l'ait écrit seul, confiné -, que de focalisation sur soi, d'éloges sur ce qu'il aurait voulu accomplir et qu'il n'a pas pu mener à bien à cause des autres, que d'hyperboles sur ses entreprises et leurs résultats, quelle image gratifiante de lui se dégage !

On comprend, à le voir aborder le judiciaire et le clan qu'il affectionne - Patrick Ouart et Vincent Lamanda notamment -, pourquoi l'insulte des "petits pois" n'a suscité aucune réaction et comment l'affaire Bettencourt a pu surgir plus tard.

Pour être honnête, si j'avais à évoquer aujourd'hui le bilan de son quinquennat, je continuerais à être sévère pour le dévoiement de l'état de droit mais par comparaison avec ses successeurs, je serais évidemment moins négatif pour tout le reste et attacherais sans doute moins d'importance à des attitudes caractérielles et peu décentes qui, pour avoir été avec lui ostensibles, n'étaient pas les plus choquantes : on a vu pire !

J'ai scrupule à faire preuve de cette objectivité à l'égard d'un homme dont on oublie l'échec en 2012, qui ne fait rien pour sortir la droite de son état de "grande malade" en récusant implicitement ou explicitement ceux qui pourraient tenter de la guérir, parce qu'il est essentiel qu'il continue à être perçu comme le seul à louer, dans la nostalgie comme dans l'espérance.

Cette apparente sérénité que j'affiche est d'autant moins nécessaire, au fond, que Nicolas Sarkozy sera toujours le meilleur avocat de lui-même et qu'il n'a cure d'être attaqué puisque rien ne peut véritablement l'affecter qu'une éventuelle et peu probable dépréciation de lui-même. Toujours très indulgent avec lui-même, il s'épargne beaucoup.

A sa décharge, il devrait être infiniment modeste pour résister à certains questionnements médiatiques qui n'ont pour ambition, semble-t-il, que d'ajouter une pierre de plus à son sentiment initial de supériorité.

Le ressort fondamental de ce post est venu moins de son livre que du paradoxal satisfecit qu'il octroie à Emmanuel Macron : "Il essaie de faire au mieux. Les décisions et les nominations récentes vont dans le bon sens". Qu'il veuille complaire à Gérald Darmanin qui ne l'oublie jamais dans ses hommages, on peut le comprendre, mais ce qui est proprement incompréhensible est l'absence de dénonciation de la catastrophique autorité régalienne d'avant (Le Figaro).

Il y a, chez Nicolas Sarkozy qui vante sa sincérité, son audace et l'exigence de la vérité même quand elle est provocatrice, quelque chose qui est équivoque, dans ses soutiens et ses attitudes, au moins depuis 2017.

Peu lui chaut puisqu'il est Nicolas Sarkozy et que cela lui suffit.

On n'a pas fini de parler de lui.


 

 

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Ch ETZOL 29/07/2020 20:43

"Je ne vois que le soleil qui poudroie et l'herbe qui verdoie."
On ne peut oublier que l'auteur est celui qui a contourné le NON du peuple français à une Constitution européenne en 2005, par le traité de Lisbonne.
Nous préférerions l'entendre sur ce qui est débattu à l'assemblée depuis le 22 Juillet, sur le sort réservé à l'embryon humain. Dommage qu'aucun de nos chefs ne réfléchisse à la dérive maudite parce qu' inhumaine qui caractérise nos lois depuis presqu'un demi-siècle: l'abolition de la peine de mort n'était pas pour les embryons humains.

Un livre du début d'année, écrit par deux juristes de la fondation Lejeune "Les sacrifiés de la recherche : analyse juridique et scientifique de la recherche sur l'embryon", permet de suivre l'évolution, de plus en plus permissive, depuis 1994.

Ceux qui s'intéressent à ces questions, peuvent regarder et écouter une vidéo, intéressante et inquiétante du 28 Juillet, retransmise par le site du salon beige, sous le titre de : bébés génétiquement modifiés, chimères, FIV à 3 parents ... Le point sur la recherche sur l'embryon.
L'un des auteurs, Mariette Guerrien, s'entretient avec un membre de l'ECLJ (Centre Européen pour la loi et la justice) d'une manière simple, abordable aux non scientifiques et précisant les enjeux

Ci-dessous, un résumé du livre , à partir du site de la Fondation Lejeune
Contrairement à ce que laisse penser le peu de couverture médiatique, l’embryon humain n’est pas un être insignifiant. Il est « le » sujet des lois de bioéthique depuis leur origine. C’est la troisième révision, mais pour saisir les enjeux actuellement débattus au Parlement, il faut connaître ce que les lois de bioéthique ont semé depuis 1994, ce que la jurisprudence a cautionné, ou encore les revendications des scientifiques et leurs justifications.

Ce livre rend compte de l’absence de régulation de la recherche sur l’embryon. Depuis 2004, détruire l’embryon humain pour la recherche est rendu possible en France. En 15 ans, le cadre législatif a été sans cesse revu à la baisse avec acharnement.
Le législateur et le juge ont démissionné de leur rôle de régulateur face aux revendications des chercheurs et au « biopouvoir » de l’agence d’Etat qui délivre les autorisations de recherche sur l’embryon.

'Les sacrifiés de la recherche" analyse avec soin les nouvelles transgressions du projet de loi bioéthique, héritage de 15 ans de promotion de « moins disant éthique » : industrialisation des cellules souches embryonnaires humaines (CSEh), conservation de l’embryon in vitro jusqu’à 14 jours, création d’embryons transgéniques et chimériques (introduction de cellules embryonnaires humaines dans des embryons animaux), création de gamètes artificiels et de modèles embryonnaires à partir de CSEh.
Ces dispositions traduisent à quel point la bioéthique, en France, se réduit désormais à une vision utilitariste de l’embryon.

Ces modifications législatives sont mues par la pression de quelques chercheurs qui se sont spécialisés dans la recherche sur l’embryon humain. A chaque révision de la loi de bioéthique, ils recourent aux « effets d’annonce » laissant croire au législateur que la guérison de patients grâce aux CSEh est pour demain. Or après 20 ans de recherche dans le monde, il n’existe aucune thérapie effective à base de CSEh. En revanche la thérapie cellulaire est effective quand elle utilise des cellules souches adultes.(Alternative éthique)

Enfin, ce nouveau livre met le doigt sur l’intérêt que les cellules souches de l’embryon présentent pour les chercheurs : elles sont un matériau qui peut être produit en grand nombre pour l’industrie pharmaceutique. Les contrats entre des industriels et des sociétés privées, ou des laboratoires, s’élèvent à des millions d’euros.

Eugénisme et expérimentation, cherchez l'argent... Heureusement quelques états luttent encore avec courage : la Pologne que l'Europe cherche à faire plier sur ses doits fondamentaux; ou la Lituanie dont le parlement a, très majoritairement voté contre la GPA.

xam Cirederf 28/07/2020 23:38

Au moins il a été un Chef d'Etat et si ses propres amis ne le "dégomment pas" il serait un recours possible.