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Publié par Edouard Boulogne

18 Juin 1940 : DE GAULLE.
18 Juin 1940 : DE GAULLE.

Pour célébrer l'anniversaire de l'appel du 18 juin 1940, j'ai choisi ce document télévisuel des archives de l'INA. Il dit plus que tous les articles de presse publiés aujourd'hui. Il est tantôt grandiose, tantôt empreint de simplicité, et ce sont ces passages et témoignages les plus simples qui sont les plus émouvants et les plus instructifs pour les plus jeunes des lecteurs qui n'ont connu du général que ce que veulent bien laisser filtrer ceux qui depuis 30 ans n'ont cessé de trahir le grand monsieur tendant à le subordonner à leur vision plate de l'histoire, et de la France qu'ils trahissent allègrement. Je ne nommerai personne pour ne pas détonner en ce jour de deuil pour une personnalité exceptionnelle. (Le Scrutateur).

 

https://www.youtube.com/watch?v=ZymAKKM1QMg


«18 juin 1940: quelle vision aujourd’hui?»

L’éditorial du Figaro, par Étienne de Montety

Publié hier à 15:22, mis à jour hier à 15:24

Le 18 juin, en pleine débâcle et alors que les autorités françaises viennent de demander à cesser le combat, un officier général prend la parole à la BBC. Il fait fi du contexte militaire, une armée défaite en un mois sur le sol métropolitain, il balaie d’un revers de sa manche la situation politique, une IIIe République en faillite, et même les rapports de force géopolitiques, l’Angleterre bataille seule, derrière ses falaises de craie. Mais le général de Gaulle prend date ; il invite les Français à la résistance et annonce la victoire. Elle interviendra quelque cinq ans plus tard.

Aujourd’hui cet appel est entré dans l’histoire. Quatre-vingts ans après, nous le considérons avec stupéfaction: le 18 juin, le général de Gaulle était sans troupes, il ne devait sa présence à la radio qu’à la bienveillance du premier ministre anglais Churchill. C’est la force du verbe gaullien et son incontestable sens politique qui vont transformer un message de quatre minutes en un programme de résistance, de libération et de redressement pour tout un peuple. Grâce à quelques mots, s’est allumée, au-delà de l’horizon bouché d’une France à genoux, une lueur: une vision de l’avenir.

Aujourd’hui, la Seconde Guerre mondiale s’éloigne, mais notre pays n’est pas épargné par des crises de divers ordres: crise sanitaire, crise de l’autorité de l’État, crise économique. Pour faire face, nos dirigeants annoncent des mesures, avancent des chiffres ; souvent dans l’urgence. De Gaulle aurait parlé d’intendance. Elle tente de suivre. Elle est évidemment nécessaire. Est-elle suffisante?

Qu’en est-il de la vision? Derrière les mesures et les chiffres, quel pays se dessine, quel modèle économique ou social gage de prospérité est-il proposé? Une France lourdement endettée, une France segmentée en communautés rivales ou au contraire en plein renouveau, unie autour de son histoire et de ses grands hommes?

Son grand dessein, de Gaulle le résumera d’une formule étincelante comme il les affectionnait: une certaine idée de la France.

Quelle est celle qui nous est proposée aujourd’hui?


 


 

/ NOVEMBRE 1970 : L'Adieu au général


 

 


 


 


 


 

 

 

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