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Publié par Edouard Boulogne

Emmanuel Macron/Edouard Philippe : Vers la rupture ?

On parle beaucoup de dissentiments entre les deux « têtes » de l'exécutif en France, Macron et Philippe. Ce ne serait pas la première fois que cela se produirait en France, et ailleurs, et dans l'histoire. On se souvient du renvoi de Jacques Chaban-Delmas par Georges Pompidou, ou de l'opposition sourde qui dura cinq ans entre Nicolas Sarkozy et François Fillon. Etc. Ces oppositions sont souvent dues à des différences de caractères, où à des divergences de vues sur la politique à conduire. Ces conflits sont vieux comme le monde et la politique.

Je n'ai pas contribué à élire E. Macron, je ne suis pas partisan de sa reconduction en 2022 s'il tient jusque là. Ceux qui pensent comme moi parmi les lecteurs de ce blog souhaitent-ils l'éclatement du gouvernement, la démission de Macron ? Certains probablement souhaitent l'embrasement.

Tel n'est pas mon cas. Une crise du pouvoir, en pleine épidémie de coronavirus, avec en perspective une crise économique et financière et face à un vide politique effarant, cela ne paraît pas souhaitable sauf peut-être pour des extrémistes myopes.

En cas d'élection présidentielle avancée, pour qui voter si l'on aime la France ?

Pour Mélenchon ? Pour Edouard Philippe, et ceux qui l'ont suivi en 2017, et ont permis à Macron d'exercer le pouvoir, cette pseudo « droite » qui avait trahi Fillon pourtant choisi par les membres du Parti LR ? Pour Marine Le Pen ?

Je n'ai pas participé au lynchage du Front National et j'ai souhaité  une alliance entre ce parti et la droite classique et de ce qui en reste, de certains leaders tels Nicolas Dupont-Aignan.

Mais, d'une part ces leaders eux-mêmes refusent d'envisager une telle alliance, d'autre part le Rassemblement National et son leader, même au cas fort improbable de son élection en 2022, se heurteraient à « l'union sacrée » de toute la politicaillerie. Au lendemain de l'élection Marine Le Pen aurait à faire face à la grève générale. Et quels seraient les hommes et les femmes de poids qui seraient à ses côtés pour surmonter la crise ? Même en 1958, qu'aurait pu de Gaulle lui-même sans des hommes de l'envergure de Michel Debré, Georges Pompidou, Maurice-Couve de Murville, Pierre Messmer, Antoine Pinay, etc ?

Le France, c'est son caractère historique, se plonge périodiquement dans ce genre d'impasse.

Faut-il désespérer ? Il faut se souvenir que la nation s'est toujours sortie des impasses où l'avaient conduite la cécité et l'égoïsme de sa classe dirigeante, et ses « vapeurs » spasmodiques.

L'homme ou la femme qui pourrait surgir bientôt aura besoin de supports qui existent mais qui, tant que le pire n'est pas aux portes de Paris, sont empêchés de se déclarer.

Dans l'immédiat, l'insatisfaction grandissante que nous ressentons face aux errements du gouvernement et de la « majorité » parlementaire actuelle, ne saurait justifier une politique du pire. Où est de Gaulle (son équivalent), telle est la question ?

Ceux qui se plaignent, à juste titre, de la situation actuelle doivent réfléchir et ne pas en s'abandonnant à leurs humeurs (mauvaises) contribuer au désarment moral, et à la désorientation générale de l'opinion publique. (Le Scrutateur).

 

«Risque d'écroulement» du pays : Macron se désolidarise de Philippe dont il ne reprend pas «les grands mots»

 

(https://www.lefigaro.fr/politique/risque-d-ecroulement-du-pays-macron-se-desolidarise-de-philippe-dont-il-ne-reprend-pas-les-grands-mots-20200505 ).

 

Je mesure le choc massif économique» provoqué par la crise sanitaire, s'est contenté de déclarer le chef de l'État mardi. Quelques heures après, le premier ministre a pourtant répété sa crainte d'un «effondrement» en cas de confinement prolongé.

 

Un «risque d'écroulement» économique du pays, en cas de confinement prolongé ? «Non, je n'ai pas ces grands mots», a déclaré Emmanuel Macron, mardi, lors d'un entretien télévisé. Les «grands mots» en question ont pourtant été utilisés le 28 avril dernier par le premier ministre, lors de la présentation de son plan de déconfinement à l'Assemblée nationale. «Je n'emploie pas ce terme au hasard», avait même insisté Édouard Philippe, certain des «conséquences gravissimes» que présenterait un plus long enfermement des Français à domicile.

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Une semaine plus tard, le président rejette donc la formule du chef du gouvernement - même si l'Élysée nie tout recadrage. «Nous sommes une Nation forte», préfère avancer Emmanuel Macron, tout en affirmant mesurer «le choc massif économique» que subit le pays, alors que le monde est entré dans sa pire récession depuis la Grande Dépression des années 1930. «Nous ne sommes qu'au début de la crise économique et sociale. Il nous faudra bâtir les solutions», a-t-il prévenu

Rôles différents dans la crise

Une «crise» et un «choc», plutôt qu'un «risque d'effondrement» ? Lexical, le désaveu n'en est pas moins révélateur. Il illustre la polyphonie exprimée au sommet de l'État, au point de brouiller le message en pleine crise sanitaire, alors que des tensions entre l'Élysée et Matignon - démenties des deux côtés - ont été mises au jour lors de la préparation de la stratégie de déconfinement.

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Il traduit aussi les différentes partitions jouées par les deux têtes de l'exécutif, depuis le début de l'épidémie de Covid-19. L'un, président, assure que «l'espoir renaît» et vante les «jours heureux» à venir. L'autre, premier ministre, décrit «un moment critique» et appelle à attendre des «jours meilleurs». Le premier cherche à entraîner le pays, quand le second est contraint de décliner les modalités pratiques du confinement et de sa sortie.

Philippe renouvelle sa mise en garde

Une répartition des rôles résumée par Emmanuel Macron lors de son interview : «Le gouvernement précisera les règles, je donne la finalité». À tel point qu'il a refusé de détailler les conditions des déplacements après le 11 mai : «Je ne vais pas vous faire le bulletin, ce n'est pas mon rôle. Mon rôle est peut-être de rappeler une forme de bon sens (...). Ce qu'on veut éviter, ce sont de grands brassages [de population]».

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La «finalité» et le «bon sens», plutôt que des «grands mots»...pourtant repris dans l'après-midi par le premier ministre, à l'Assemblée nationale. Ne pas tenir la «ligne de crête» dans le rythme du déconfinement - «prudence» sanitaire mais pas d'«immobilisme» économique - exposerait le pays au «risque» de «très mauvaises nouvelles économiques», a mis en garde Édouard Philippe : «Celui de l'effondrement de la production. De l'incapacité de la redistribution. D'une catastrophe sociale à la sortie. D'une catastrophe pédagogique». D'où son souci réaffirmé d'«avancer prudemment» dans le périlleux exercice auquel s'attelle l'exécutif.


 

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2022 C'est LOIN, TROP LOIN.....
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D
TOUTES LES VERITéS NE SONT PAS BONNES A DIRE. L'UN VOUS ENROBE DE BEAUX MOTS, L'AUTRE EST EN FACE DE LA REALITé. LES FRANçAIS NE VEULENT ENTENDRE NI L'UN ni L'AUTRE. C'EST BIEN Là UNE SPéCIFITé FRANçAISE
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