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Publié par Edouard Boulogne

1 ) Faidherbe. 2 ) Application de la chicote par un maître africain sur son esclave, avant l'abolition de l'esclavage en Afrique par la France, après 1860, date de la libération de l'Afrique, jusqu'aux années 1960 et suivantes.
1 ) Faidherbe. 2 ) Application de la chicote par un maître africain sur son esclave, avant l'abolition de l'esclavage en Afrique par la France, après 1860, date de la libération de l'Afrique, jusqu'aux années 1960 et suivantes.

1 ) Faidherbe. 2 ) Application de la chicote par un maître africain sur son esclave, avant l'abolition de l'esclavage en Afrique par la France, après 1860, date de la libération de l'Afrique, jusqu'aux années 1960 et suivantes.

Dans son cours de droit d'outremer en 1966 à l'université de Nice, notre professeur Paul Isoart,nous enseigne que c'est à la Guadeloupe, le 27mai 1848 que débute, avec Louis Faidherbe l'abolition de l'esclavage "à la française", vecteur de la colonisation de l'Afrique par la France. Ce militaire polytechnicien, commandant les forces armées chargées de protéger les blancs du ressentiment légitime des nouveaux affranchis (cf. St Domingue, en 1793), assiste, médusé, à des scènes de fraternisation entre blancs et noirs. Ces derniers lui expliquant "nous sommes tous entre parents, l'abolition, reconnaît juridiquement notre fraternité". Pénétré par cette réalité révolutionnaire pour l'époque, Faidherbe, promu, par la suite, à Dakar, en 1852, à 36 ans, en tant que chef de bataillon y fonde une famille avec une Ouolof et devient, en 1854, gouverneur. Il invente l'écriture de l'ouolof et du peul et des dictionnaires franco-ouolof et peul. Puis il crée, au Sénégal, les tirailleurs sénégalais qui, encadrés par des officiers français dont son propre fils métis, Louis, poursuivent la conquête de l'Afrique jusqu'au Congo, au nom de la libération des Africains de la plaie de l'esclavage, instituée et maintenue par leurs chefferies. Gallieni, second de Faidherbe, poursuit, en 1895, contre la royauté malgache, son action émancipatrice pour l'éradication de l'esclavage. Un guadeloupéen, Héliodore Mortenol, fils d'affranchis et protégé de Schœlcher, l'aide dans sa tâche. C’est à cet officier de marine et premier polytechnicien noir, qu’il confie, en 14-18, la défense aérienne de Paris contre les dirigeables allemands, communément appelée la DCA. Le second de Gallieni à Madagascar, est Lyautey,dont l'action humaniste a profondément marqué le Maroc.

C'est pourquoi, l'ancien doyen de la faculté de Droit de Nice estime que c'est à la Guadeloupe que se trouve l'inspiration humaniste de la colonisation française, en Afrique noire, Madagascar et au Maroc. Colonisation dont certains aspects demeurent, par ailleurs, critiquables.

 

 Louis Dessout

 

J'ajoute à l'article intéressant pour nous, Guadeloupéens, de Louis Dessout, cet article de la revue d'histoire Hérodote. Il relate des faits que certains voudraient passer sous silence. Mais la vérité finit toujours par triompher  (LS) :

 

Traite atlantique

La traite atlantique pratiquée par les Européens de la fin du XVIe siècle au début du XIXe siècle a peu à voir avec la précédente.

« Jusqu'au XIXe siècle, pratiquement aucun Européen n'a jamais pénétré à l'intérieur du continent africain en raison des risques de fièvres et d'agressions. Aussi les capitaines de navires qui désiraient commercer avec les Africains devaient-ils attendre sur le littoral, dans des fortins de fortune, que ceux-ci veuillent bien leur proposer des marchandises. Les Africains offraient un peu d'or, de l'ivoire et surtout des esclaves, le plus souvent des captifs de case qui étaient nés dans la servitude et donc relativement dociles. En échange, ils attendaient des Européens des armes à feu, des bijoux et différents produits manufacturés. Ainsi la traite atlantique n'a-t-elle été rendue possible que grâce à la présence de trafiquants parmi les Africains eux-mêmes ».

 

Voir la suite de l'article d'Hérodote :

 

https://www.herodote.net/L_esclavage_en_Afrique-synthese-13.php

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