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Publié par Edouard Boulogne

1) Le choeur Hosanna.
1) Le choeur Hosanna.
1) Le choeur Hosanna.

1) Le choeur Hosanna.

Oui, en ce dimanche de Pâques j'aimerais vous offrir quelque chose de beau. Sur la foi chrétienne, sur l'art chrétien, bref sur tout ce qu'il y a de beau, dans les hauteurs. Certains sursauteront. Ils ne connaissent, souvent (sauf à avoir eu des familles cultivées (ou relativement cultivées) que de misérables souvenirs de (pédagogies infantiles) du genre de celle-ci qui ne me font sourire que parce qu'elles me rajeunissent (https://www.paroledechanson.net/chansons-enfantines/le-petit-jesus ). Les plus jeunes quand ils vont encore à la messe, ne connaissent que des « chorales » certes de bonne volonté, mais mortellement ennuyeuses, pleines de bruits et de fracas, prétendument inspirées du concile Vatican II, dont les textes, qu'ils n'ont pas lu, disent expressément le contraire.

Or la foi chrétienne est une des plus élaborées, théologiquement, philosophiquement, artistiquement, et musicalement.

C'est ce je veux prouver en vous offrant mon cadeau : un extrait du Credo (le « je crois en Dieu ») mis en musique par le grand Ludwig Van Beethoven dans sa Missa Solemnis. .

Cet extrait s'insère dans Le credo de la messe. Très exactement au moment où l'on exalte la résurrection du Sauveur.

Je vous en donne le texte en latin et en traduction française :

En latin :«Et resurrexit tertia die, Secundum Scripturas, et ascendit in caelum, Sedet ad dexteram Patris. Et iterum venturus est cum gloria, iudicare vivos et mortuos, Cuius regni non erit finis.

 

En français : « Il ressuscita le troisième jour, conformément aux Écritures, et il monta au ciel; Il est assis à la droite du Père. Il reviendra dans la gloire, pour juger les vivants et les morts; et son règne n’aura pas de fin ».

 

Et maintenant E-COU-TEZ, bon sang !!! (PSC). Ecoutez cette joie inouïe qui est la joie chrétienne quand on a compris le message. Ce qui ne signifie pas que tous ces gens qui hurlent la joie (dans les règles de la musique) sont des gens heureux au sens si pauvre du « bonheur ordinaire ».

Beethoven n'était pas « heureux » en ce sens fadasse. ce grand musicien eut une vie difficle, il fut un personnage tragique. Il était plus grand (musicalement parlant) qu'Edith Piaf chantant : « j'aime pas l'malheur, j'aime pas l'mahleur, et le malheur me l'rend bien ». Mais il avait la connaissance intime du malheur et il se battait, se battait, se battait ! C'est lui pourtant qui composa l'hymne à la joie (IX ième symphonie) ou encore cette exultation du « resurrexit tertia die ».

C'est un personnage de Dostoïevski qui nous explique peut-être ce paradoxe éclairant : « C'est de la fournaise de mes doutes que mon hosanna a jailli ». (Le Scrutateur).

 

https://www.youtube.com/watch?v=a63RsZC8jLk

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Ch.Etzol 12/04/2020 19:54

Extrait du denier choeur (traduction) de l'oratorio de la Passion selon Saint Jean de Jean-Sébastien BACH

Alors éveille-moi de la mort,
que mes yeux te voient
en toute joie, ô Fils de Dieu,
mon salut et trône de grâce !

Seigneur Jésus Christ, exauce-moi,
je te louerai éternellement.