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Publié par Edouard Boulogne

Tribune : Coronavirus : pourquoi l'économie doit se préparer au pire ? ​par Jean-Marie NOL.

Notre ami, l'économiste Jean-Marie NOL, aborde la crise mondiale actuelle engendrée par l'épidémie de Coronavirus, sous l'angle économique. Ce qu'il dit est à la fois passionant et inquiétant.

Heureusement l'économie politique est un art, davantage qu'une science exacte, et tout n'est pas écrit d'avance. Il ne faut pas, par un pessimisme excessif, ajouter  du pire au mal existant.

De tout cela qui dément les croyances de nos dirigeants à l'idéologie mondialiste qu'ils professaient il y a encore il y a à peine plus d'un mois va peut-être suivre un retour au bon sens. (LR).

Coronavirus : pourquoi l'économie doit se préparer au pire ? ​par Jean-Marie NOL.

 

 

De nombreuses usines sont toujours à l’arrêt en Chine, l’atelier du monde. Des villes sont confinées sur l'ensemble du territoire Italien et les secteurs des transports( tant aériens que maritimes) et du tourisme souffrent sérieusement d’une crise qui vire à la psychose. Preuve de l’incertitude qui règne, les bourses mondiales s'écroulent et la panique gagne toute la sphère publique. Au micro d’Europe 1, Étienne Sebaux, associé au cabinet Kearney France, a mis en avant notre dépendance à la Chine et craint l’«effet domino». D’après lui, «c’est une crise économique majeure qui s’annonce».

Coronavirus et Crise économique, lorsque l’inimaginable se profile en duo  prêt à exploser avec un mix aussi inattendu que dévastateur. 
Notre société est sur un point de bascule. La chute vers l’abîme se précise avec le krach boursier en cours . La crise économique est imminente, car tout simplement la dette publique et privée est au plus haut insoutenable et que la récession mondiale se dévoile.
Comment croire à la chute annoncée d’un pays riche, comme l'Italie ? Peut-on imaginer une communauté aussi riche que l’Europe au bord du gouffre ? Nous Antillais rêvions de paix et de prospérité au sein d'une Europe forte et puissante économiquement . Se profilent à l’horizon, pour la décennie à venir, de graves crises économiques et sociales : les indicateurs et les ressorts de ce phénomène sont en place. Je crains que cette crise à venir ne frappe à terme avec violence l'économie Antillaise .
Les Guadeloupéens et Martiniquais ressentent déjà des effets au travers du chômage qui les touche, mais de plus, c’est l’impact mesurable au quotidien de cette crise qui s’abat sur les entreprises françaises qui fait peur . Une récession qui pointe le bout du nez et un taux de chômage qui augmente, c’est une France au point mort et une Martinique et une Guadeloupe en crise sociale.

La situation économique s'aggrave en Europe et ce que les hommes politiques ne nous disent pas actuellement, c'est que nous nous dirigeons vers la déflation, caractérisée par une inflation négative accompagnée d'une croissance négative. Ce terme de déflation fait peur, à juste titre. Nous avons déjà analysé ce phénomène de déflation dans nos précédents articles. Avec cette crise du coronavirus, la situation va dégénérer bientôt en une baisse des prix qui se nourrissant d'elle-même, nous entraînera dans une récession encore pire que celle que l'on a connue en 2008. En effet, en cas d'inflation négative, le poids des dettes et des intérêts des dettes, privées ou publiques, ne sont pas grignotées chaque année par le taux d'inflation positive mais au contraire augmentent ! Le fardeau de la dette dans un pays comme l'Italie ou le poids de la dette public ou privée se situe entre 100 et 200% devient alors lourd, très lourd à porter.

L'économie déroule alors sa mécanique à l'envers: le poids de la dette s'alourdit, les recettes fiscales baissent, les salaires décroissent sous le poids de l'inflation négative et d'une croissance négative et une spirale d'insolvabilité de l'Etat et des entreprises se met alors en place. L'Europe risque fort de basculer de la faible croissance à la récession ;c'est  la théorie des anticipations rationnelles  qui veut que les consommateurs, anticipant la baisse des prix, vont reporter leurs achats, et que ce report par lui-même va provoquer une nouvelle baisse des prix qui, elle-même étant anticipée, se traduira par des reports supplémentaires de consommation, et ainsi de suite. Les actifs financiers,  baisseront alors très fortement  avec le risque de bulles immobilières et l'Europe rentrera alors en déflation : croissance négative et inflation très négative... Il faut nécessairement que chacun comprenne que  la crise actuelle survient dans un contexte inflammable de guerre commerciale entre la Chine et les Etats-Unis et la montée des populismes sur fond d’évolution démographique, de crise migratoire et de révolution technologique. A cela s’ajoute une situation macroéconomique unique où l’inflation a quasiment disparu et l’argent ne coûte plus rien. 
A mon sens la  séquence actuelle est celle d’une tempête parfaite où tous les signaux négatifs s’alignent subitement, et la Martinique et la Guadeloupe en subiront à court et moyen terme les conséquences. Plus rien désormais ne s'oppose à la prise de conscience de notre fragilité, car il faut bien comprendre qu’une crise n’est pas déclenchée par un seul évènement, mais par une accumulation de situations inconfortables qui se révèlent toutes en même temps par l’arrivée de ce petit évènement inattendu qu'est la crise mondiale du coronavirus . C’est la théorie du chaos économique mise en avant  par certains économistes .

En 2020, nous vivons un monde chaotique et complexe dans lequel tout le monde sent, du haut de son bon sens, que rien ne va, et cela vaut pour la Martinique et la Guadeloupe.

" Les hommes n'acceptent le changement que dans la nécessité et ils ne voient la nécessité que dans la crise ".... Citation de Jean Monnet (haut fonctionnaire considéré comme un des « pères de l'Europe ») .

Jean marie Nol économiste

 

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C
Il faut raison garder et, il me semble, distinguer les dettes privée et publique, notamment en France.
Car s'il y a bien un élément alarmant depuis 1974, c'est la fuite en avant de l'état-start up et l"inflation" galopante de collectivités toujours plus nombreuses et superposant leurs "besoins" sur le dos de citoyens protégeant encore,au moins en France, le bas de laine... qui devient pour ces messieurs nos dirigeants un vrai édredon, sur lequel ils ronflent, à coup de prêts à bas taux parce que les français économisent : je ne me souviens pas des montants exacts de l'épargne française,, mais ils appellent plutôt la confiance. Le général De Gaulle a, plus d'une fois redressé des situations autrement plus graves.
C'est l'inquiétude qu'exprimait récemment M Zemmour sur Cnews, la crainte que les hommes politiques actuels ne soient pas à la hauteur. Et c'est bien le cas, même à propos du coronavirus: ordres, contrordres, tergiversations, atermoiements, esbrouffe et déroulement de belles mais vaines phrases. Phénomène accentué, il est vrai, par la résonance médiatique.
Combien toutes ces démonstrations coûteront à une sécurité sociale déjà déficitaire, ajouté à la toute aussi fameuse réforme,improvisée et floue de la retraite ?

Nous avons eu un problème important dans notre petite île avec l'épidémie de H1N1 puis surtout de Chicungunya, vite répandue par les moustiques et nous nous en sommes sortis, en gérant au mieux, avec les moyens disponibles...La tempête de 2009 a été plus ravageuse!

Or la France est solide et a des moyens, des cerveaux, des forces vives.
Plus alarmante est la volonté d'abrutissement et de dénigrement de la caste pseudo-intellectuelle à prétention économique qui fait beaucoup de bruit dans la culpabilisation de la nation sur son passé (saper le moral des troupes), de destruction de ses institutions et en particulier la famille (avortement, Gpa, Pma , mariage pour tous, etc) .
Graves facteurs de dépression d'une nation dont les conséquences seraient ensuite économiques : je me suis toujours demandé quel serait le tonus de notre pays et le dynamisme de son économie si l'on n'avait pas privé la France depuis 1974 de 220 000 x 46 = 10 120 000 bébés par avortement. Vous imaginez la France avec 10 millions d'hommes et de femmes d'une quarantaine d'année aujourd'hui ?? C'est ce qui manque : beaucoup de volonté et d'espoir , un peu de sang et de vitalité; plus d'élan et moins de statistiques…plus de vraie politique

Aujourd'hui nous devons protéger nos ainés qui sont les plus menacés par ce virus, mais aussi nous battre contre les manipulations de milliardaires étrangers, à la Georges Soros, pour réduire notre pays à sa botte et à son idéologie mondialiste,"immigrationniste" par instances européennes interposées.
Il y a de grands combats à mener et j'enrage un peu de voir que l'enthousiasme soit étouffé sous le pessimisme des chiffres et la légèreté des "dirigeants"

Que diantre! J'étais adolescente encore que mes parents me racontaient qu'un emprunt lancé sous le général De Gaulle était couvert en quelques heures, au plus quelques jours par des fonds exclusivement français, tellement la confiance était grande !

Plus l'Homme d'état sera responsable avec une "idée de la France", une vision digne de confiance, plus la nation lui emboitera le pas. Le coronavirus n'est rien à coté de la 2e guerre mondiale et il s'en est fallu de peu que nous ne coulions. Gardons le 'fluctuat" de la ville de Paris
ou alors ,comme le roseau de Lafontaine : "il plie mais ne rompt pas"
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