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Publié par Edouard Boulogne

Hommage lucide à France-Antilles qui vient de clamser.
Hommage lucide à France-Antilles qui vient de clamser.

La fin de France-Antilles suscite un tsunami de tristesse de regrets. Moi même je regrette la disparition de notre seul quotidien en Guadeloupe, Martinique et la Guyane. Il ne faudrait pas que dure ce grand vide, et l'on espère que comme après la disparition du Nouvelliste, et d'Antilles-Matin sur les cendres desquels étaient né et avait prospéré France-Antilles surgisse un nouveau quotidien, encore meilleur. Il le faudra, car le samedi comment ferions nous sans l'édition des programmes télé, dont la vente assura longtemps la survie du quotidien depuis qu'il était entré en décadence.

Mais le flot unanime et torrentiel des larmes est quelque peu excessif, me semble-t-il, et parfois convenu.

Car un journal, même convenable, n'est jamais parfait, sauf à constater la fin de tout esprit critique.

Je me résigne donc à jouer le mauvais plaisant, et le sacrilège. Il paraît que le droit de blasphémer est le propre d'une culture digne de ce nom. Je ne blasphémerai cependant pas, car je n'aime pas l'excès. Mais j'évoquerai quelques souvenirs qui incitent à cette nuance qui fiance, parfois le rêve et la réalité, l'enthousiasme fugitif et le sens du vrai. Je laisserai d'abord la parole à mon ami François-Xavier Guilherm qui était de la maison, et qui y comptait des amis, mais pas seulement. Son analyse donne à réfléchir :

 

(I) http://www.fxgpariscaraibe.com/2020/02/mort-d-un-canard.html?utm_source=_ob_email&utm_medium=_ob_notification&utm_campaign=_ob_pushmail

 

( II ) Mais SED Contra comme faisait la critique médiévale (« Sed Contra » c'est à dire « en sens différent, ou contraire). Car France-Antilles n'était pas un diamant toujours de la plus belle eau, d'une translucidité parfaite.

En témoigne cette critique émanant de notre compatriote Louis Dessout qui l'adressa au quotidien qui ne la publia pas.

 

 

6 Juin 2014

Publié par Edouard Boulogne Pitié pour l'histoire de la Guadeloupe, par Louis Dessout.


 

http://www.lescrutateur.com/2014/06/pitie-pour-l-histoire-de-la-guadeloupe-par-louis-dessout.html


 

Blessé par de trop nombreuses inexactitudes, ou erreurs, sur l'histoire de la Guadeloupe publiées dans la presse écrite, ( en fait dans un grand quotidien de la Guadeloupe ), Louis Dessout nous adresse le message qu'il a adressé à la rédaction de ce journal.

Nous le publions, sans joie, mais avec le même sentiment que celui qui anime l'auteur.

 

LS.

 

Pitié M. le Rédacteur en chef,

Consultez les archives de l’Assemblée Nationale et du Sénat.

Vous découvrirez que la première femme députée et sénateur de la Guadeloupe a été: Eugénie EBOUE-TELL, la veuve du gouverneur- général Félix Eboué, également conseillère municipale de Grand-Bourg (Marie Galante)

N’écrivez pas n’importe quoi, au sujet d’Albertine Baclet comme dans vos indiscrétions du 06/06/14

Expliquez également à vos lecteurs que Joseph IGNACE n’était ni un noir ni un mulâtre, mais un canarien qui s’est battu les armes à la main, au côté de Louis  Delgres contre le rétablissement de l’esclavage, en défendant l’honneur de ses soldats.

Le noir Jean Ignace est né 44 ans après...

Consultez Frédéric Régent et le généalogiste Michel Rogers

Louis Dessout. 

 

26 Février 2012

Publié par Edouard Boulogne

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1 Février 2009

Publié par Edouard Boulogne

(III) Polémique : Réponse à Victor Savardin, par Edouard Boulogne


 

Autre document éloquent. Nous sommes en fin 2009/2010, en pleine domination d'une partie de la Guadeloupe par des insurrectionnels regroupés par L'UPLG et la CGTG sous le nom de LKP.

Pour s'y retrouver il suffit de se reporter aux archives du Scrutateur à ce moment là disponibles sur la page d'accueil du blog. Et cela paut être utile car pour contrôler l'avenir il convient d'avoir une bonne mémoire.

Surtout autour de P-à-P, Le Gosier, les Abymes, et Baie-Mahault, les fouteurs de M … veulent tout contrôler. Un certain nombre de médias leur apportent leur concours. Au début des « évènements » France-Antilles publie un article assez développé du Scrutateur, perdu dans une profusion d'articles en sens contraire. Bon, rien à dire de spécial. Mais un lecteur, M. Victor Sabardin réagit. Il s'adresse à Ti Malo, (slameur, plutôt du côté des agitateurs, et … à moi, Edouard Boulogne.

Vous trouverez sa correspondance ci-dessous :

Lettre ouverte à Edouard Boulogne et TiMalo

 

(http://www.lescrutateur.com/article-27437423.html )

 

. Lettre ouverte à tout un chacun notamment à Messieurs Edouard Boulogne et à notre slameur vernaculaine TiMalo

 

Cette rubrique est la vôtre... Elle vous donne l'occasion de prendre la parole sur les sujets qui vous intéressent J'ose espérer trouver une niche dans ce qui m'appartient pour nicher mes mots en remerciant par avance France-Antilles. A l'heure où la Guadeloupe vit une situation d'extrême tension, à l'heure où une étincelle peut alimenter la mèche de l'explo­sion, nonobstant toutes formes de liberté d'ex­pression, est-il normal qu'un professeur de philosophie emploie un langage aussi bellicis­te dans notre quotidien local? (lire France-Antilles du 29 jarmer, courrier des lecteurs). Monsieur Boulogne, je ne fais pas partie de cette minorité de petits bourgeois plus ou moins « intellectualisés >> dont vous parlez. Toutefois, l'inculte que je suis, le « pas intellec­tualisé % ose vous dire que, s'il fallait entrer dans le cercle des « philosophes » ce n'est sûrement pas à vous que je m'adresserais pour prendre des cours de philosophie ! Voyez-vous» Monteur, je pense humblement que le philosophe* le vrai, doit toujours chasser de son tréfonds toutes formes de mani­chéisme. Rien n'est tout à fait blanc, rien n'est tout à fait noir, à l'instar du nouveau président des Etats-Unis, que si cela continue, sera l'alibi de tous les vrais racistes pour essayer de nous faire croire que le monde a changé, Comme vous le soulignez, nous ne sommes plus en 1847, mai 1967 c'était hier, Malheureusement jusqu'à nos jours, les Afro Guadeloupéens, ont besoin de panser leurs plaies. Des plaies qui, malheureusement, ont été engendrées par la morsure du fouet et des chiens lancés à la poursuite de ceux qui avaient la force de s'enfuir. Il faut tourner la page, il le faut. Je vous conseillerais, plutôt que de vous servir de votre plume pour attiser le feu, de vous en ser­vir pour calmer les esprits. Vous avez assez de talent d'épistolier pour le faire. Si cela vous semble impossible, vous taire serait déjà faire un pas vers l'entente de toute composante sociétale, raciale et tutti quanti du peuple ou de la population guadeloupéenne, selon votre choix. Si mes mots vous paraissent sévères sachez qu'ils ne sont en finalité que le reflet de nos maux. J'ose croire au plus profond de ma réflexion que votre billet n'est pas une forme de casus belli comme certains « macoutes » le pensent Bien à vous Monsieur. Autre sujet : J'ai lu avec beaucoup d'attention, la lettre d'Ernest Pépin, et c'est dfun œil lui­sant de « makoterie » que j'ai phagocyté celle de TI Malo adressée à notre écrivain. Très cher TiMalo, bien que je comprenne ton irritation, je dois dire que, de mon côté, j'ai lu la lettre de Pépin dans un contexte de lecture au deuxiè­me degré caricaturale. Ce qui peut paraître une forme d'autocritique de la société Guade­loupéenne dans laquelle l'auteur lui-même, d'une manière subliminale ou consciente, semble se reconnaître, n'est à mes yeux que la traduction, de la pensée du dénigrant d'ailleurs. Pour avoir côtoyé l'écrivain, en question, j'ai trouvé assez d'humilité, de sim­plicité en lui. En quête permanente de cri­tique, Pépin se démarque assez de certains de nos dites grosses plumes qui pour avoir pondu quelques ouvrages se sentent prix Nobel .de littérature. Bref, Pépin est assez grand pout se défendre lui-même, il n'empêche que tu devrais te pencher avec beaucoup plus d'attention sur les mots du philosophe cité en amont. Et nos politiques dans toute cette chienlit? Vote récent pour la présidence de conseil général: 40 votants, 39 pour, 1 absten­tion. Il faut croire que tout baigne. Pas de pro­blèmes d'empoisonnement des terres, de transport, pas de rats dans nos écoles, pas de problèmes de déchets ménagers. En somme un monde de privilégiés... (cela ne veut pas dire que la réélection du président était usur­pée). Ailleurs, ailleurs cette Guadeloupe de privilégiés décrite par Boulogne s'appellerait république bananière. Bien à toi compatriote slameur poète.

Bien à vous tous Guadeloupéens sans clivage de race ou de condition sociale.

Victor SABARDIN, agriculteur « Ecrivailleur »•

 

Je décidai de répondre à Victor Sabardin, et de publier en guise de droit de réponse le message qui suit, mais qui ne fut pas publié.

 

Réponse à M.Victor Sabardin.

Par Edouard Boulogne.

 

Monsieur Sabardin,

 

Vous m'attaquez sur un ton polémique (quoiqu'avec « modernation », comme dirait cette chère man Mawgrit). Je ne vous le reproche pas. Nous sommes tous deux Guadeloupéens, nous aimons la cuisine créole, qui est épicée, et le fade nous écoeure un peu.

Pourquoi donc me reprocher d'en faire autant. Les gens que vous défendez sont-ils si doux, se gentils, si innocents, que le moindre reproche un peu vif doive être considéré comme signe d'intolérance, de lèse majesté, de fanatisme et de manichéisme, comme vous avez le sacré toupet de me le reprocher.

Vous savez, je suis un homme, un Guadeloupéen debout (« Gwaloupéyens doubout!), et je crois que ceux qui espèrent me voir couché, devront attendre longtemps, à moins qu'ils ne projettent de m'y contraindre en me couchant, froid et sanglant sur la terre de mon pays, la Guadeloupe française!

Dans votre texte vous vous référez à Barrack Obama. Mais c'est bien à tort, car le discours de vos amis est à l'opposée de celui du président des Etats-Unis d'Amérique. C'est regrettable, mais c'est ainsi.

Permettez moi aussi de regretter, et je ne change pas de sujet, mais vous donnez dans la complainte de la souffrance, du fouet, du pauvre nègre battu, etc, etc. Ce n'est pas me semble-t-il le discours d'Obama.

Mon cher monsieur Sabardin, personne ( et certainement pas moi, même s'il y a quelques vieux blancs créoles, avec leur bac moins cinq, qui, par sottise, et par tempéramment bêtement bravache, plus que par vraie méchanceté, peuvent se livrer à des provocations verbales intolérables, ne reflétant d'ailleurs pas vraiment le fond de leur pensée) personne donc, n'a lieu de considérer cette époque de l'esclavage avec la moindre fierté.

Mais enfin, ce regrettable état de fait passé, était le résultat d'une conjoncture historique et économique, qui dépassait les responsabilités individuelles des contemporains, tant du côté des blancs négriers que des rois africains qui vendaient aux négriers leurs propres frères de race. Nous sommes en 2009, cent soixante et un ans après l'abolition, bien davantage que le temps écoulé depuis l'abolition américaine. Et pourtant Obama...!

Je pense, monsieur Sabardin, qu'il est temps que l'on change de musique, et que les conflits sociaux inévitables, nous sommes sur la terre des hommes, se règlent par des négociations éventuellement des grèves quand l'un des partenaires est manifestement en tort ( et le « patronat » n'est pas toujours celui-là!), mais libérés de toute idéologie à connotation très 19ème siècle, et raciale.

Vous voudriez que je me taise. Renoncez à cette illusion. Sur mon blog, avec un peu de piment polémique, j'argumente.

Il n'est pas bon pour un pays qui se veut démocratique que l'information soit entre les mains d'un parti unique. En ce moment la quasi totalité de « l'information » est aux mains des amis du Liyannaj. Ils contrôlent la totalité du monde médiatique.

Toute? Non car il est un îlot où l'on résiste, c'est le village de Scrutatorix. Et la vie n'est pas toujours drôle pour les garnisons de Liyandajum, Dominuscommuniscum, Ujétéjiscum.

Sans rancune, cher compatriote? Et n'oubliez pas, - car penser c'est limer sa cervelle contre celle d'autrui, - de faire une petite cure en lisant Le Scrutateur : www.lescrutateur.com;

 

Edouard Boulogne.


 

France-Antilles donc ne publia par ma réponse à Victor Sabardin qui n'en eut connaissance que plusieurs mois après grâce à Internet. C'est dans son livre, Mon île folle, devenue folle à rendre fou, même les fous. Editions Les presses Littéraires) qu'il évoqua cette polémique tronquée. On pourra lire ce qu'il en dit dans les deux pages que j'édite en photographies, en marge de cet article".

Voici pourquoi je ne peux abonder dans le lyrisme mortuaire qui entoure la disparition de France-Antilles. Je pourrais être beaucoup plus complet dans le même genre. Je ne ferai pas pour deux raisons principales.

D'une part parce que France-Antilles jouait, aussi, un rôle positif dans notre vie quotidienne

D'autre part parce que l'on ne tire pas sur un corbillard.


 

Le Scrutateur.


 


 

3 et 4 ) : Un livre, tout en créole de Ti Malo, et sa dédicace à Edouard Boulogne. 4 et 5 ) Deux pages du livre de M. Victor Sabardin au sujet d'Edouard Boulogne, dont il est question dans l'article ci-dessus.
3 et 4 ) : Un livre, tout en créole de Ti Malo, et sa dédicace à Edouard Boulogne. 4 et 5 ) Deux pages du livre de M. Victor Sabardin au sujet d'Edouard Boulogne, dont il est question dans l'article ci-dessus.
3 et 4 ) : Un livre, tout en créole de Ti Malo, et sa dédicace à Edouard Boulogne. 4 et 5 ) Deux pages du livre de M. Victor Sabardin au sujet d'Edouard Boulogne, dont il est question dans l'article ci-dessus.
3 et 4 ) : Un livre, tout en créole de Ti Malo, et sa dédicace à Edouard Boulogne. 4 et 5 ) Deux pages du livre de M. Victor Sabardin au sujet d'Edouard Boulogne, dont il est question dans l'article ci-dessus.

3 et 4 ) : Un livre, tout en créole de Ti Malo, et sa dédicace à Edouard Boulogne. 4 et 5 ) Deux pages du livre de M. Victor Sabardin au sujet d'Edouard Boulogne, dont il est question dans l'article ci-dessus.

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J. Joseph 04/02/2020 03:11

Personnellement je dépensais 130000 euros en Pub chez France Antilles et comme beaucoup de commerçants j’ai été contraint d’arrêter net à cause de Lurel et sa loi sur la vie chère !
Lurel porte une grosse grosse responsabilité dans cette affaire..

Claude HOUËL 04/02/2020 00:27

J'ai un petit pincement au coeur pour la disparition de France Antilles qui m'avait offert ,au milieu des années 60 , mon premier job d'étudiant comme pigiste à la rubrique "chiens écrasés" du TGI de Pointe à Pitre.
Certes ce quotidien n'a pas eu que des qualités et des comportements irréprochables mais il est un fait que je trouve scandaleux et que personne, sauf erreur, ne semble relever.
Le rôle de l'Etat semble très ambigu quand il fait semblant de mettre la main au pot , au dernier moment, quand les dès sont jetés et que la fin est inéluctable : Si la somme proposée peut sembler
généreuse et importante il faut la mettre en face des aides à la presse métropolitaines depuis des décénies. Chaque année , sous tous les gouvernements , des dizaines de titres vedettes ou confidentiels ont été arrosés dans le but initial d'assurer une pluralité de l'information. Ce but a été dévoyé quand on constate que ces subventions attribuées aussi bien à des titres mal gérés ou en perdition faute de lecteurs le sont aussi à des groupes capitalistiques qui font des bénéfices.
Dans ce dernier cas la subvention , donc l'argent du contribuable,va directement dans la poche des actionnaires ce qui constitue un scandale absolu.
Force est de constater que le seul quotidien Antillo-Guyanais n'a pas bénéficié des mêmes largesses.
La liste des subventions est publiée par les services de l'Etat et donc parfaitement consultable , il suffit ensuite de fouiller un peu sur internet pour constater les résultats comptables de certains titres.
il faut ajouter que nos très chères institutions locales n'ont pas non plus été très actives.
Il faudra bien voir qui va remplacer ce titre et quelles seront les fées bienveillantes qui se pencheront sur le berceau.
RIP France Antilles

Ch.Etzol 03/02/2020 22:37

Il faut à la fois courage et honnêteté pour respecter le droit de réponse lorsque des agitateurs soulèvent les humeurs, les passions et le ressentiment; comme il me semble, une fois les locaux avaient été envahis puis occupés et le directeur du journal avait été assiégé .
Peut-être le scrutateur se souvient-il des circonstances que j'ai oubliées, mais l'intimidation reste, malheureusement avec la manipulation, le principale moyen de "débattre" de certains activistes révolutionnaires...que la vérité dérange.