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Publié par Edouard Boulogne

Albert Einstein : « Seule l’Eglise catholique se tenait carrément en travers du chemin »

Au moins personne n’accusera jamais Einstein d’être un crétin. Un crétin au cerveau embrumé dans quelque fréquentation compulsive des fumeries d’opium du peuple, de surcroît. Car il ne fait aucun doute qu’à l’époque où le nazisme allait déshonorer l’Allemagne, l’Église catholique était guidée par son discernement - et avait identifié le mal. Aujourd’hui, malheureusement, on ne peut pas toujours en dire autant, mais là n’est pas le sujet. Le vrai débat porte sur la désinformation et sur la complaisance des relais de celle-ci et, parallèlement, sur la bêtise, l’ignorance et l’assurance qui sert de support à la revendication quand la bêtise et l’ignorance sont de la partie.

 

Pie XII fut même tellement diffamé que le Vatican actuel fit le choix de canoniser Jean XXIII et d'oublier Pie XII, pris entre les griffes de l’ennemi tellement sûr de sa prise qu’il ne la lâchait pas, certain de déchirer l’Église catholique, sa véritable proie. Les lambeaux de l’Église catholique s’entremêlaient tellement à ceux de la chrétienté tout entière qu’il n’était pas envisageable de douter du succès de l’opération. Celle-ci eut lieu, il ne faut pas l’oublier, à une période de « libération des esprits » qui avait valu à Staline d’être « l’homme que nous aimons le plus » et au Manifeste du Parti Communiste d’accéder jusque dans les sacristies à la dignité de « Nouveau nouveau Testament ». C’était : « Luther, Calvin, Henri VIII et « Karl Marx nous voici ».

 

La position de Pie XI - Mit brennender Sorge (traduction française : Avec une brûlante inquiétude) et les directives pastorales d’alors de l’Eglise catholique d’Allemagne, notamment en Bavière - puis tout ce que fit Pie XII en faveur des Juifs pendant ces années maudites  étaient tellement à l’opposé de l’attitude actuelle du Vatican à l’égard de la révolution bolivarienne au Venezuela, par exemple, ou de l’imbécile théologie de la libération dans des pays où l’Église catholique a eu, jadis, un rôle tellement civilisateur montre assez bien à quel point la désinformation communiste rencontra un terrain propice à accréditer ses mensonges si adroitement distribués à l’opinion publique.

 

Aujourd’hui, la vérité semble remonter des ténèbres. Espérons que « l’intelligence avec l’ennemi » prendra un peu fin, et que la Lumière finira par s’imposer sur la noblesse de l’attitude de Pie XII à l’égard des malheurs et des malheureux de son temps comme sur tout le reste.

 

Albert Einstein : « Seule l’Eglise catholique se tenait carrément en travers du chemin »

 

(https://www.dreuz.info/2020/02/06/albert-einstein-seule-leglise-catholique-se-tenait-carrement-en-travers-du-chemin/ )

 

Dès 1940, Albert Einstein, lui-même réfugié juif qui avait fui l’Allemagne nazie, rendit hommage au « courage » de l’Eglise catholique qui s’opposa aux « attaques d’Hitler » contre la liberté.

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Le Rabbin David Dalin, dans son livre Pie XII et les Juifs, le mythe du pape d’Hitler (p.148) cite ces mots d’Albert Einstein parus dans un article de Time le 23 décembre 1940 (pp 38-40).

« Lorsque la révolution nazie survient en Allemagne, c’est sur les universités que je comptais pour défendre la liberté, dont j’étais moi-même un amoureux, car je savais qu’elles avaient toujours mis en avant leur attachement à la cause de la vérité ; mais non, les universités furent immédiatement réduites au silence. Alors je me tournai vers les grands éditeurs de journaux, dont les éditoriaux enflammés des jours passés avaient proclamé leur amour de la liberté ; mais eux aussi, en quelques courtes semaines et comme les universités, furent réduits au silence.

Dans la campagne entreprise par Hitler pour faire disparaître la vérité, seule l’Eglise catholique se tenait carrément en travers du chemin. Je ne m’étais jamais spécialement intéressé à l’Eglise auparavant, mais maintenant je ressens pour elle une grande affection et admiration, parce qu’elle seule a eu le courage et la persévérance de se poser en défenseur de la vérité intellectuelle et de la liberté morale. Je suis donc bien forcé d’avouer que, maintenant, c’est sans réserve que je fais l’éloge de ce qu’autrefois je dédaignais. »

 

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Ch.Etzol 08/02/2020 15:28

–Extrait d'un dossier très bien documenté sur internet : Se taire n’est pas de mise

Pie XII a un autre moyen pour se faire entendre : la radio du Vatican.
Mais lorsqu'à la fin de 1939, il dénonce déjà les atrocités commises en Pologne, la réaction des Nazis est d'une violence telle que les évêques de ce pays supplient le pape de ne plus s'indigner de cette façon. Bientôt, la radio du Vatican sera brouillée comme celle de Londres, en guise de représailles.

-Dans son message radiodiffusé de Noël 1941, Pie XII condamne « l'oppression, ouverte ou dissimulée, des particularités culturelles et linguistiques des minorités nationales » ainsi que
« l'entrave et le resserrement de leurs capacités naturelles » avec « la limitation ou l'abolition de leur fécondité naturelle ».
-Le thème de la paix revient dans le message radiodiffusé prononcé par Pie XII à la Noël 1942. D'abord, le pape fait observer que « tout ce qui en temps de paix demeurait comprimé,
a éclaté dès le déchaînement de la guerre en une lamentable série d'actes en opposition avec l'esprit humain et l'esprit chrétien ».
Il déplore que « les conventions internationales, dont l'objet était de rendre la guerre moins inhumaine en la limitant aux combattants, de déterminer les lois de l'occupation et de la captivité des vaincus, sont, en maints endroits, restées lettres mortes ».
Ensuite il déclare que les peuples doivent faire le voeu de ne s'accorder aucun repos jusqu'à ce que tous se dévouent au service de la personne humaine. Il précise que ce voeu, « l'humanité le doit aux centaines de milliers de personnes qui, sans aucune faute de leur part, et parfois pour le seul fait de leur nationalité ou de leur race, ont été vouées à la mort ou à une extermination progressive ».
En date du 2 juin 1943, Pie XII tient un discours devant le collège des cardinaux et y exprime sa sollicitude envers ceux qui, à cause de leur nationalité ou de leur race, sont « livrés à des mesures d'extermination » dont il voudrait fustiger toute l'ignominie par le détail et en des termes plus forts, ainsi qu'il ressort des 124 lettres écrites aux évêques allemands pendant la guerre.

Il fait cependant remarquer que « toute parole de notre part à l'autorité compétente, toute allusion publique doivent être sérieusement pesées et mesurées, dans l'intérêt même des victimes,afin de ne pas rendre leur situation plus grave et plus insupportable ».
Les évêques hollandais en avaient fait l'expérience après avoir, en juillet 1942, protesté contre la persécution des Juifs : aussitôt les Nazis organisèrent une fouille minutieuse des monastères et des couvents. Dans tout le pays, il en résulta une rafle de très nombreux Juifs cachés là.
Mais l'indignation l'emporte parfois sur la prudence malgré, les résolutions prises et les conseils donnés à autrui. C'est ainsi que Radio Vatican déclare en date du 26 juin 1943 que :
« Quiconque établit une distinction entre les Juifs et les autres hommes est un infidèle et se trouve en contradiction avec les commandements de Dieu. La paix dans le monde, l'ordre et la justice seront toujours compromis tant que les hommes pratiqueront des discriminations entre les membres de la famille humaine. »
C'est ainsi encore que, devant les atrocités toujours plus nombreuses commises par la Gestapo et les S.S., le pape Pie XII laisse l'Osservatore Romano exprimer l'indignation universelle dans son numéro du 25 octobre 1943. Aussitôt les Allemands font saisir le journal dans les kiosques et menacent de reprendre les perquisitions dans les monastères pour y débusquer les Juifs cachés.

En outre, le commandant des S.S. de Rome ordonne au chef de la communauté israélite de fournir 50 kg d'or dans les 24 heures sous peine de déportation immédiate de 200 autres Juifs (une grande rafle ayant déjà eu lieu le 16 octobre 1943). La collecte n'ayant réuni que 35 kg d'or, le grand rabbin de Rome reçoit du pape Pie XII les 15 kg manquants.
D’ailleurs Pie XII n'avait pas attendu ce jour-là pour agir en faveur des Juifs. Il organisait, avec l'aide du clergé de Rome et d'ailleurs, des réseaux pour faire échapper les Juifs aux griffes des Nazis. Par diverses filières, ils pouvaient gagner des pays neutres ou faisant partie de la conférence des Alliés.

Quel commentaire en dira pus que celui des nazis eux-mêmes :
Le 24 novembre 1938, le journal des sinistres S.S. Das schwarze Korps, écrit que le cardinal Eugenio Pacelli s'est allié « à la cause de l'internationale juive et franc-maçonne » (sic).
Hitler estime, quant à lui, que le Vatican est « le pire foyer de résistance » à ses plans.
Qui donc, parmi les pays et les hommes politiques, pourrait se vanter d'avoir reçu un tel compliment ?