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Publié par Edouard Boulogne

1) Bonhomme de neige. 2) Bonne femme de neige.
1) Bonhomme de neige. 2) Bonne femme de neige.

1) Bonhomme de neige. 2) Bonne femme de neige.

Je fais un bonhomme de neige nous écrit un compatriote antillais vivant en métropole. Et c'est alors que s'ouvre la catastrophe.

« 08:00 : je fais un bonhomme de neige.

08:10 : une féministe passe et me demande pourquoi je n’ai pas fait une bonne femme de neige.

08:15 : alors je fais aussi une bonne femme de neige

08:17 : la nounou des voisins râle parce qu’elle trouve la poitrine de la bonne femme de neige trop voluptueuse.

08:20 : le couple d’homo du quartier grommèle que ça aurait pu être deux bonshommes de neige.

08:25 : les végétariens du n°12 rouspètent à cause de la carotte qui sert de nez au bonhomme. Les légumes sont de la nourriture et ne doivent pas servir à ça.

08:28 : on me traite de raciste car le couple est blanc.

08:31 : les Musulmans de l’autre côté de la rue veulent que je mette un foulard à ma bonne femme de neige.

08:40 : quelqu’un appelle la police qui vient voir ce qui se passe.

08:42 : on me dit qu’il faut que j’enlève le manche à balai que tient le bonhomme de neige car il pourrait être utilisé comme une arme mortelle. Les choses empirent quand je marmonne :« ouais; surtout si vous l’avez dans le …. ».

08:45 : l’équipe de TV locale s’amène. Ils me demandent si je connais la différence entre un bonhomme de neige et une bonne femme de neige. Je réponds: «oui; les boules » et on me traite de sexiste.

08:52 : mon téléphone portable est saisi, contrôlé et je suis embarqué au commissariat

09:00: je parais au journal TV; on me suspecte d’être un terroriste profitant du mauvais temps pour troubler l’ordre public.

09:10 : on me demande si j’ai des complices.

09:29 : un groupe djihadiste inconnu revendique l’action.

Morale: il n’y a pas de morale à cette histoire.

C’est juste la France dans laquelle vous vivez aujourd’hui.

Bon courage"

 

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Diane 02/11/2019 12:01

En Gwada, il aurait pu faire des bonshommes et bonnes femmes de sable de toutes les couleurs de l'arc en ciel, vue l'immense variété des roches qui composent l' archipel. Il ne serait alors ni sexiste, ni raciste ,ni anti-lgbtiste,,ni...ni, mais alors mieux vaudrait construire des châteaux ou Forts-fleur d'épée en Espagne pour protéger les niais qui se croyant libérés de tout,
laissent venir à nous la marée de ceux "que le flot apporta" .
Où trouverons nous un Rodrigue, faisant le récit de la bataille du CID contre les Maures ?

DON RODRIGUE
Sous moi donc cette troupe s'avance,
Et porte sur le front une mâle assurance.
Nous partîmes cinq cents ; mais par un prompt renfort
Nous nous vîmes trois mille en arrivant au port,
Tant, à nous voir marcher avec un tel visage,
Les plus épouvantés reprenaient de courage !
J'en cache les deux tiers, aussitôt qu'arrivés,
Dans le fond des vaisseaux qui lors furent trouvés ;
Le reste, dont le nombre augmentait à toute heure,
Brûlant d'impatience, autour de moi demeure,
Se couche contre terre, et sans faire aucun bruit
Passe une bonne part d'une si belle nuit.
Par mon commandement la garde en fait de même,
Et se tenant cachée, aide à mon stratagème ;
Et je feins hardiment d'avoir reçu de vous
L'ordre qu'on me voit suivre et que je donne à tous.

Cette obscure clarté qui tombe des étoiles
Enfin avec le flux nous fait voir trente voiles ;
L'onde s'enfle dessous, et d'un commun effort
Les Maures et la mer montent jusques au port.
On les laisse passer ; tout leur parait tranquille ;
Point de soldats au port, point aux murs de la ville.
Notre profond silence abusant leurs esprits,
Ils n'osent plus douter de nous avoir surpris ;
Ils abordent sans peur, ils ancrent, ils descendent,
Et courent se livrer aux mains qui les attendent.

Nous nous levons alors, et tous en même temps
Poussons jusques au ciel mille cris éclatants.
Les nôtres, à ces cris, de nos vaisseaux répondent ;
Ils paraissent armés, les Maures se confondent,
L'épouvante les prend à demi descendus ;
Avant que de combattre ils s'estiment perdus.
Ils couraient au pillage, et rencontrent la guerre ;
Nous les pressons sur l'eau, nous les pressons sur terre,
Et nous faisons courir des ruisseaux de leur sang,
Avant qu'aucun résiste ou reprenne son rang.

Mais bientôt, malgré nous, leurs princes les rallient,
Leur courage renaît, et leurs terreurs s'oublient :
La honte de mourir sans avoir combattu
Arrête leur désordre, et leur rend leur vertu.
Contre nous de pied ferme ils tirent leurs alfanges ;
De notre sang au leur font d'horribles mélanges.
Et la terre, et le fleuve, et leur flotte, et le port,
Sont des champs de carnage où triomphe la mort.
Ô combien d'actions, combien d'exploits célèbres
Sont demeurés sans gloire au milieu des ténèbres,
Où chacun, seul témoin des grands coups qu'il donnait,
Ne pouvait discerner où le sort inclinait !
J'allais de tous côtés encourager les nôtres,
Faire avancer les uns et soutenir les autres,
Ranger ceux qui venaient, les pousser à leur tour,
Et ne l'ai pu savoir jusques au point du jour.
Mais enfin sa clarté montre notre avantage ;

Le Maure voit sa perte, et perd soudain courage :
Et voyant un renfort qui nous vient secourir,
L'ardeur de vaincre cède à la peur de mourir.
Ils gagnent leurs vaisseaux, ils en coupent les chables,
Poussent jusques aux cieux des cris épouvantables,
Font retraite en tumulte, et sans considérer
Si leurs rois avec eux peuvent se retirer.
Pour souffrir ce devoir leur frayeur est trop forte ;
Le flux les apporta, le reflux les remporte ;
Cependant que leurs rois, engagés parmi nous,
Et quelque peu des leurs, tous percés de nos coups,
Disputent vaillamment et vendent bien leur vie.
À se rendre moi-même en vain je les convie :
Le cimeterre au poing ils ne m'écoutent pas ;
Mais voyant à leurs pieds tomber tous leurs soldats,
Et que seuls désormais en vain ils se défendent,
Ils demandent le chef ; je me nomme, ils se rendent.
Je vous les envoyai tous deux en même temps ;
Et le combat cessa faute de combattants.
Le CID Pierre CORNEILLE

Edouard Boulogne 02/11/2019 13:52

Magnifique rappel à ce lecteur (trice?) qui rappelle ce texte sublime du récit de la bataille contre les Maures (candidats à une immigration non choisie) dans Le Cid de Pierre Corneille.

martine megarbane 02/11/2019 02:31

EXTRAORDINAIRE !!! Et un moment exceptionnel de rire au larmes plutôt que d'en verser ... sur la France.