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Publié par Edouard Boulogne

La deuxième photo fut réalisée à l'occsasion de grande manifstation des libres Français qui refusaient l'accepter l'assassinat de l'école libre par le gouvernement Maurois.
La deuxième photo fut réalisée à l'occsasion de grande manifstation des libres Français qui refusaient l'accepter l'assassinat de l'école libre par le gouvernement Maurois.

La deuxième photo fut réalisée à l'occsasion de grande manifstation des libres Français qui refusaient l'accepter l'assassinat de l'école libre par le gouvernement Maurois.

J'ai appris trop tard ce matin la mort de Jacques Chirac pour pouvoir réagir plus tôt (il est 10h50). Chirac avait 86 ans, il était malade, et sa fin, chacun le savait était inévitable à court terme. Sur le plan local, en Guadeloupe, Les hommes politiques en diront ce qu'ils ont l'habitude de dire en pareille circonstance.

Je ne suis pas et n'ait jamais été un homme politique, mais seulement un journaliste politique, s'efforçant de lire et de juger à partir d'une grille interprétative, qui vaut ce qu'elle vaut, mais qui a le mérite de fournir une pensée libre, indépendante des petits calculs politiciens, et des bénéfices, parfois très matériels, que l'on peut obtenir de tel ou tel jugement ou ralliement opéré au moment … opportun.

Si je n'ai pas été un « ami » de M. Chirac, il m'est arrivé de souscrire à telle ou telle de ses décisions, et de le dire sans fard.

Je ne faisais pas parti du sérail alors qu'il m'aurait été facile d'en être. Mais j'ai connu l'homme et l'ai rencontré à plusieurs reprises, en Guadeloupe, pour le compte du journal Guadeloupe 2000 que je dirigeais.
Je me souviens de l'interview que j'avais obtenue de lui en 1981, lors de l'élection présidentielle ou il avait comme principaux adversaires M .Giscard d'Estaing, et François Mitterrand. Cet entretien devait se dérouler à 20 heures à l'hôtel Arawak du Gosier. A cette heure là le maire Paris était encore en conférence avec les politiques, et ses soutiens locaux. Il me pria d'attendre. A une heure du matin il s'excusa et me demanda de revenir plus tard, à 07 heures.

A sept heures j'étais au rendez-vous, et lui aussi, frais comme un gardon. Il me demanda d'accepter de réaliser l'interview, en voiture avec lui, entre le Gosier et la commune de Petit-Bourg où il se rendait.

C'est alors que je découvris la « machine Chirac ». Il répondait aux questions, parfois longuement, tout en saluant de la main et du sourire les gens nombreux qui attendaient, supporters ou non, sur les bords de la route. A un moment, il demanda au chauffeur d'arrêter l'auto, s'excusa auprès de moi, et descendit saluer Marlène Captant, qu'il avait reconnue sur la chaussée, dans le public, puis revenant à l'interview me demanda : « où en sommes-nous ». Et de reprendre le propos où il avait été interrompu.

Bel exercice de virtuosité, qui évoque ce que l'on appelle, parfois avec admiration, une « bête politique », mais qui ne suffit à garantir que « l'animal » soit un homme d'Etat digne de ce nom.

J'ai d'autres anecdotes analogues sur ce phénomène qu'était Jacques Chirac, mais je ne les développerai pas, car je ne voudrai pas accroître mon retard à avoir réagi au deuil, qui frappe légitimement les lecteurs, même ceux qui ne l'appréciaient pas beaucoup, car il avait, plus ou moins bien, mais réellement, dirigé la nation, cette barque où tous nous sommes passagers, pour le meilleur et le moins bien. J'aurai sûrement l'occasion de revenir sur le triste événement qui fait notre actualité.

 

Le Scrutateur.

 

Les inoubliabes de Jacques Chirac : https://lalettrepatriote.com/les-inoubliables-de-jacques-chirac/

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