Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Pages

Archives

Publié par Edouard Boulogne

L'hommage à Chirac : une mauvaise farce.
L'hommage à Chirac : une mauvaise farce.
L'hommage à Chirac : une mauvaise farce.
L'hommage à Chirac : une mauvaise farce.

Il faut distiguer plusieurs hommages rendus à l'ancien président de la République. Et selon moi au moins deux doivent être retenus : (1) l'hommage populaire, et (2) l'hommage du monde politico-médiatique, bien différents l'un de l'autre.

 

  1. L'hommage populaire expliqué par Alexandre Dumas.

 

Dans le premier volume d'une saga romanesque consacrée à la Révolution française, intitulée Joseph Balsamo, nôtre grand Dumas comme il l'avait fait pour d'autres périodes de l'histoire de France (dans Les trois mousquetaires ou La reine Margot) entremêle l'histoire et la fantaisie, en y entrelardant quantité de commentaires souvent pleins de bon sens.

Joseph Balsamo est le premier volume de la série et conte à la façon de l'auteur, pleine de mouvements, des évènements et des remarques d'une grande sagacité. Nous sommes à la veille de la révolution. Des sociétés de pensée, où la franc-maçonnerie joue un rôle majeur, préparent le grand soir, profitant de la grande impopularité du roi Louis XV en sa fin de règne.

Une nuit, un petit groupe s'apprête à mettre en œuvre l'action, en un coin de campagne, qui déclenchera dans l'esprit des comploteurs, la désintégration du régime.

Soudain surgit un messager à cheval qui porte au chef de l'escadron une nouvelle qui change tout. « Le roi est mort » !

Il faut tout arrêter dit le chef du mouvement. « Mais pourquoi, lui demande t'on ? ». « Parce que le roi est mort et que toute la France va l'aimer. Le roi est mort, vive le roi ! Mais ce n'est que partie remise. C'est à nous de désespérer le peuple, et de déconsidérer mainteant le jeune Louis XVI ».

Ces francs-macs s'y connaissaient en action psychologique, et ils réussirent leur coup. 14 ans plus tard c'était la prise de la Bastille.

 

J'écoute les informations, je regarde la télévision, je vois le peuple ému, sincèrement désolé de la mort de Jacques. Il fut pourtant longtemps rétif à voter pour lui, ce qui faisait dire à Bernadette « les Français n'aiment pas mon mari ». Ce dernier pour être élu la première fois en 1995, dut bénéficier de la rouerie de Mitterrand qui le préférait encore à Jospin qui lui avait manqué de respect. En 2002, la conjoncture encore vient au secours du corrézien quand Jospin fut éliminé du second tour par … Jean-Marie Le Pen. Dès lors, le « cordon sanitaire » selon la délicate formule de ces messieurs et dames, joua encore en faveur de Chirac.

Mais les deux mandats n'en furent pas moins difficiles. Le peuple, toujours le peuple, le même qui aujourd'hui pleure, et célèbre. Comme dirait l' »oncle Eusèbe : « c'est la démocratie ». On peut sourire, comme moi. Mais à l'égard du peuple, j'ai dit pourquoi, c'est sans méchanceté.

 

  1. L'hommage des « élites ».

Il n'en est pas de même pour ce qu'on appelle les « élites », qui, actuellement ne constituent guère qu'une camarilla.

Ces gens, politiciens, chefs d'entreprises, journalistes de TV n'ont guère ménagé Chirac, surtout à ses débuts, avant qu'il ne comprenne que pour « arriver »il fallait passer par leurs fourches caudines, et se « normaliser ». Que d'entousiasme, que de lyrisme dans leurs bouches à l'égard de cet homme, « près du peuple », « jovial », « bon enfant », etc, etc (comme si ces qualités réelles étaient les qualités majeures d'un homme d'Etat!) ;

Mais que d'amnésie chez ces gens là, et d'hypocrisie, après l'avoir tant combattu à l'instar d'un Dominique Strauss-Khan qui en 2002, (contre Le Pen) avait voté pour lui « en se bouchant le nez » comme il avait dit publiquement. Nul doute que DSK s'il ne s'était pas disqualifié lui-même de la façon que l'on sait, aurait joué aujourd'hui le chef de choeur des pleureurs (ses) télévisuels.

 

  1. Faut-il perdre l'espoir en la France devant un tel spectacle ?

     

Je ne le crois pas. D'abord nous n'avons pas le monopole de la vilennie. Piètre consolation, mais c'est un fait.

Et puis il ne faut pas avoir la tête trop dans le guidon. Il faut voir les choses de plus haut, du point de vue de l'histoire.

Toute cette écume assez sale brassée par les margoulins va s'envoler au gré des vents de l'actualité.

Selon les plus récents sondages quels sont les qualités les plus reconnues par les Français à Chirac ?

 

  • 78 % : la chaleur humaine. (c'est bien) ;

  • 80% : La spontanéité (ooh mais c'est bien çà!).

  • 18% : ses capacités de chef de l'Etat ( Là il y a quelque chose qui cloche. NOOOOON??).

 

Mais un autre sondage nous dit que les deux meilleurs présidents de la république ont été, à égalité, 30 % chacun Charles de Gaulle et … Jacques le joyeux vivant.

 

Cela nous renvoie à ce que dirait tonton. Je précise, car il pourrait y avoir confusion : l'oncle Eusèbe.

Le Scrutateur.

 

L'hommage à Chirac : une mauvaise farce.
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

Ch.Etzol 30/09/2019 22:44

On ne peut oublier malheureusement un bouquet de roses rouges à celle qui a initié en France l'hécatombe, un certain Noël de 1974, il y a 45 ans . A raison de 220000 par an (chiffres officiels, seulement!!!), cela en fait un certain nombre d"enfants morts dans la Patrie, et à l'échelle de l'humanité, n'en parlons pas... Bravo pour le patrimoine génétique et l'adaptabilité des générations futures !
Tandis que ses hôtes, en hommage à son hospitalité, promirent à Abraham que sa descendance serait aussi nombreuse que les étoiles dans le ciel, les héritiers des Viviani et consort seront très fiers de faire disparaître les dernières qui brillaient encore de leur innocence. Sans compter toutes les horreurs qui restent encore à venir, avec mère et mère, etc...

Etonnant que les mêmes qui ramènent l'Homme tout le temps au niveau de la méduse, la pieuvre ou tout autre animalcule (et sans la verve et la morale d'un la fontaine), éprouvent nécessairement le besoin d'en faire un "cas à part" lorsqu'il s'agit de satisfaire aux appétits les plus vils?
Pas plus de biodiversité sans un mâle et une femelle que d'histoire et de culture sans un papa et une maman ...... Il n'est de richesse que d'Homme...
Bizarre, cette circonstance n'est guère évoquée, dans aucun panégyrique ?

Personnellement, je demande encore s'il est de la fonction d'un état et d'un gouvernement ou de son chef de décider de revenir sur le "plus essentiel de la vie" et de faire de l'Homme une chose,qui plus est une marchandise commercialisable.
Mais ne sommes nous pas en train de réaliser ce qu'on appelle une évolution REGRESSIVE, au stade primitif de l'esclavage ?

Livia 30/09/2019 00:27

Dès que les gens meurent, on les pare de toutes les qualités en gommant leurs défauts! Dans le privé aussi!