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Publié par Edouard Boulogne

CHU : la grève est finie ?

L'interminable grève au CHU est, officiellement terminée. Terminée ou suspendue ? On peut s'interroger quand on connait la nature de l'UGTG, et celle surtout de son dirigeant principal dans l'établissement hospitalier, le sieur Gaby Clavier.

Un élément nouveau toutefois, c'est la résistance opposée aux trublions par le nouveau directeur de l'établissement hospitalier Gérard Cotellon.

Celui-ci avait un avantage par rapport à la plupart de ses prédécesseurs : c'est un antillais (et de la bonne basane), doté, d'autre part, de qualités appréciables : la compétence confirmée par les responsabilités qu'il avaient déjà assumées à la tête d'importants hôpitaux en métropole, un caractère bien trempé (qualité indispensable pour opérer en Guadeloupe), un certain sens de l'humour qu'il a manifesté à plusieurs reprises depuis ces deux derniers mois.

S'il a toujours affiché une fermeté qui n'était pas de simple façade, cette fermeté se doublait de sourires d'ironie contrôlée et même un peu « carnassiers » quand il le fallait. Sur la photo ci-dessus son sourire (heureux) indique clairement que dans le bras de fer, il a tenu. Son voisin (Gaby) en fait trop. Il est trop accentué pour être honnête, un sourire de mèt savann (terme ccréole qui renvoie aux maîtres de la savanne, par exemple aux hyènes et autres prédateurs). M. Cotellon a bien insisté pour que l'ordre légal soit respecté. Par exemple que l'état des finances, en rapport notamment avec le surnombre de personnels sans affectations véritables qui obèrent les finances de l'établissement, le gaspillage des denrées indispensables et souvent affectées à d'autres que les malades, etc.

Car il ne s'agirait pas dans trois ans, à l'ouverture du nouveau CHU, que les vices actuels de fonctionnement lui soient automatiquement transférés (Le Scrutateur).

 

 

Le conflit au CHU, c'est fini

 

 

« Que contient l'accord ?

Au final, l'accord ne contient pas grand-chose de nouveau. Il acte officiellement des dispositions déjà retenues dès le début de la grève : étude de faisabilité pour la relocalisation du service des urgences, du pôle parent-enfant, lignes budgétaires supplémentaires, l'organisation de concours et l'état des lieux du personnel non-médical, etc. dans des courts délais. « Certaines choses ne seront pas faites d'ici décembre, car il y a des mesures qui se prennent sur le temps long », souligne Gérard Cotellon. Notamment les décisions répondant aux « revendications stratégiques » et qui restent soumises à l'approbation des instances du CHU (directoire ou comité d'hygiène de sécurité et des conditions de travail) ou qui se plient dans le sens du plan de retour aux fondamentaux, élaboré pour revenir à des bases d'une bonne gestion d'un CHU. Le suivi de l'accord sera mené une fois tous les deux mois. Gérard Cotellon précise même que, deux fois par an, il tiendra une conférence de presse pour informer la population des avancées. « Nous présenterons ce qui a été fait et si des choses ne sont pas mises en œuvre, ou traînent en longueur, nous expliquerons », indique-t-il. Dès aujourd'hui donc, le travail au CHU a repris normalement.

Quid du financement

« Nous avons demandé le détail du matériel achetable avec les 20 millions d'euros débloqués par l'État, pour venir en aide au CHU, et qui ne seront pas remboursés », explique Gaby Clavier en présentant un tableau recensant effectivement du matériel médical et administratif. « Pour l'heure, nous en sommes à 11 millions d'euros d'achat urgent de matériel, mais je vous l'assure, nous aurons à acheter pour bien plus que 20 millions », déclare Gérard Cotellon, qui précise : « Nous devons retrouver une capacité d'autofinancement pour arrêter d'acheter avec les subventions. Et pour ce faire, il n'y a pas mille options : il faut augmenter les recettes et baisser les dépenses. »

D'autant que la question du financement du CHU reste entière. Car, comme l'indique la présidente du conseil de surveillance de l'hôpital, il s'agira surtout « d’engager sans tarder, avec le gouvernement, une réflexion approfondie sur les conditions d’un financement des hôpitaux des Outre-mer plus adapté aux réalités de ces territoires ».

Reste que la grève n'a pas paru bouleverser le plan de redressement du CHU pensé par la direction. Au contraire, elle a fini par l'acter dans un protocole d'accord qui ne change pas grand-chose à la politique générale de la santé locale. Tout ça pour ça.

Les jours de grèves : payés ou pas payés ?

Mercredi, la direction a envoyé un courrier à l'intersyndicale, parlant d'un « obstacle infranchissable ». Il s'agissait notamment de l'indemnisation des jours de grève. Car c'est un classique de protocole de fin de conflit : les intersyndicales demandent l'indemnisation de leurs jours non travaillés. Or, le cadre légal du droit de grève indique que, lorsqu'on fait grève, on ne touche pas son salaire. C'est d'ailleurs souvent la raison de la création de cagnottes de soutien pour les grévistes.

UNE GRÈVE SANS GRÉVISTE

Sauf que la grève du CHU n'en est pas une. Pas vraiment. Les barrages filtrants et bloquants, tenus par des syndicalistes,ont « empêché » les employés du CHU d'aller prendre leur poste. Autrement dit, il y a eu très peu de grévistes déclarés tout au long du conflit. Si ces derniers, qui sont, selon la direction, en cours de recensement, verront la loi s'appliquer et ne devraient donc pas toucher leur salaire des jours où ils ont fait grève, ce ne sera pas le cas pour ceux qui n'ont pas pu se rendre sur leur lieu de travail. « C'est une grève sans gréviste », sourit malicieusement (Malicieusement ? Le Scrutateur aurait écrit insidieusement ou perfidemement. Note du scrutateur!) Gaby Clavier qui répète à l'envi que la question du paiement des salaires durant la grève n'est pas un sujet. Avec raison : lorsqu'on est empêché d'aller travailler, on reçoit son salaire. Qu'ils aient soutenu ou non le mouvement social. La loi, c'est la loi... ». (Ici c'est France-Antilles qui se montre « malicieux », et à bon escient.Note du Scrutateur).

 

 

L'article en entier :

 

https://www.guadeloupe.franceantilles.fr/actualite/social/le-conflit-au-chu-c-est-fini-552138.php?utm_source=newsletter&utm_medium=actus&utm_campaign=18092019

 

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Xam Cirederf 18/09/2019 18:32

Enfin une bonne chose de faite, en espérant que les "turbulences locales" n'inciteront pas ce directeur à sombrer dans les travers de "la négritude" pour contester éventuellement les impossibilités qui ne manqueront d'être soulevées par PARIS et la Ministre , relayées par notre Colonel ARS à juste titre, car si les dysfonctionnements ne datent pas d'hier, il sera difficile de faire des éléments changer leurs mauvaises habitudes. Metté ti poule en salon i ka graté quand men........