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Publié par Edouard Boulogne

Madame Victorine Jasmin.

Madame Victorine Jasmin.

Cela commence mal pour mes vacances, mais je ne peux rester insensible, pour ceux qui ne lisent pas le quotidien France-Antilles (31 juillet), à cette prise de position si conforme à celle de notre blog - sur la question du CHU, - de notre représentante au Sénat de la République, madame Victorine Jasmin.(Le Scrutateur).

 

CHU DE POINTE-A-PITRE : Stop à l'excès, par Victorine Jasmin

 

Ce sont toutes mes expériences et surtout ma grande implication dans le domaine de la santé qui me permettent de m’exprimer. Si nous devons pointer du doigt la situation critique dans laquelle se trouve l'hôpital, nous n'avons pas le droit d'avoir des comportements et de tenir des propos qui ne nous grandissent pas mais qui pourraient nous conduire à un suicide collectif.

Le CHU est  en très grande difficulté financière, comme beaucoup d’autres, et il est important que nous puissions tous nous mobiliser pour le sauver, et surtout pour la santé de nos concitoyens, notre santé. Notre engagement est très important et démontre à quel point nous pouvons encore faire ensemble. Toutefois, je m’insurge contre tous les propos malveillants et malhonnêtes qui font croire que rien n’a été fait depuis l’incendie du CHU, ni même avant.

Je dénonce la cruauté des propos qui font très mal, notamment ceux qui font croire que dans notre CHU,  on tue les patients. C’est  vraiment très grave. Malgré les difficultés qui existent, un soignant quel qu’il soit fera tout pour tenter de sauver un patient, jusqu’à ce qu’il ne puisse plus.

Dans cet hôpital,  il manque du matériel et autres,  certains fournisseurs ne sont pas payés et ne livrent pas.  Ce n’est pas normal mais c’est une réalité. La direction manque de moyens parce qu’il y a un véritable écart entre les recettes et les dépenses. Et ce, malgré ce qui a été réellement fait. J'espère que les dernières annonces du gouvernement seront effectives.

Est-ce une raison pour faire peur et inciter les gens à ne pas avoir confiance en notre système  ? Au point de ne plus aller  voir leur médecin traitant,  les médecins des maisons médicales de garde et de fuir les urgences ? Les conséquences sont graves.

Beaucoup de gens qui souffrent de pathologies, qui pourraient être prises en charge, arrivent trop tard. Ce qui tue, ce sont tous ces messages illégitimes venant de personnes qui tiennent des propos répréhensibles.

J’ai été une des personnes qui a très fortement contribué à la démarche d’amélioration continue de la qualité au pôle laboratoire du CHU. Je sais que depuis l’incendie, plus rien n’est comme avant. Cependant, pour connaître toutes les démarches entreprises pour l’accréditation et la  certification, on n'a pas le droit de décourager ceux qui ont travaillé jusqu'à aujourd'hui et régulièrement.  Et ce, malgré les critiques et les pressions venues de toute part.

Ces professionnels  ont peur de ce que certains d’entre nous sont capables de dire et de faire. Certaines personnes sont capables de saboter pour prouver que rien ne se fait et qu’elles ont raison. Ces usurpateurs de titres qui s’expriment avec violence font effectivement très peur et c’est devenu stressant. Certains sont capables des pires manœuvres et dénonciations calomnieuses pour nous discréditer. Ils se comportent en véritables pyromanes et fossoyeurs.

Je sais que ce qui se fait est insuffisant, le directeur général et son équipe ont besoin de chacun de nous pour les aider dans leur mission et c’est vrai que des moyens financiers manquent. C’est vrai aussi que l’absentéisme gangrène notre CHU. Avoir autant de personnels absents payés et à remplacer, c’est catastrophique. Il est vrai également que les surcoûts liés à l’insularité sont à prendre en compte, d’où ma demande d’une ligne budgétaire sous forme de Mig (mission d’intérêt général) lors de l’examen du texte relatif à l’organisation de la santé. Certains ont l’impression que rien ne se fait parce que la communication n’est pas suffisante pour informer de ce qui a été réalisé par la direction du CHU et l’Agence régionale de santé (ARS).

Certes, vu l’ampleur des besoins, des efforts supplémentaires doivent être consentis.  Toutefois, nous n’avons pas le droit de dire que rien n’est fait. Le GIP Raspeg avec la CGSS (la Caisse générale de sécurité sociale) et les URPS (Union régionale des professionnels de santé représentant les infirmiers libéraux) ont aussi fait beaucoup  en simplifiant, notamment, les procédures. 

L’hôpital doit aussi se faire rembourser. Beaucoup de ceux qui critiquent ne payent pas après avoir reçu des soins. Nous devons payer nos dettes au CHU. Certaines mutuelles traînent des pieds et ne remboursent plus le CHU dans les délais. Chaque citoyen doit payer le reste à charge quand sa situation le nécessite. L’hôpital est un bien commun,  ne cherchons pas à déstabiliser notre société et notre économie qui est très fragile et instable. Ne soyons pas toujours dans des postures qui nous dévalorisent alors que beaucoup de nos jeunes ont besoin d’être rassurés par nos actions. Nous devons changer de mentalité et cesser de faire croire que rien n’est bon chez nous.

Le modèle de prise en charge change :  il s’agira de soigner en ambulatoire avec efficacité. Nous devons déjà nous impliquer dans cette démarche et cette dynamique pour faire mieux en maîtrisant les dépenses. Nous devons tous redonner confiance à la direction du CHU, contribuer à l’amélioration continue de la qualité des soins, aider à la mise en conformité des démarches et cesser de croire en des fake news alarmantes et contre productives.

Je continue à agir,  je me suis engagée à le faire et cela ne date pas d’aujourd’hui.  Ensemble, nous serons tous plus forts et certainement meilleurs. Ne soyons pas des réducteurs de conscience, soyons sérieux et restons humains.

 

Victoire Jasmin 

Sénatrice de la Guadeloupe et cadre médico-technique responsable du laboratoire de microbiologie : bactériologie parasitologie mycologie microbiologie environnementale et biologie moléculaire, à la retraite

 

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J
Jacky Lurel Madame, vous faites bien parler les mots et je verrai ce que vous oserez dire lorsqu'il s'agira des Retraites. Vous avez créé cette situation en pensant surtout à faire traîner le peuple de Guadeloupe et dirais-je des Outremers à vos pieds, vous nos politiciens, en vous enrichissant par toutes sortes de combines et vous osez dire "Ce qui tue, ce sont tous ces messages illégitimes venant de personnes qui tiennent des propos répréhensibles. Vous ajoutez "Notre engagement est très important et démontre à quel point nous pouvons encore faire ensemble". Vous savez que vous avez perdu et êtes sur vos dernières heures politiques, alors ne cherché plus de parades car tous les regards sont braqués sur vous et évitez de réutiliser cette phrase "Ne soyons pas des réducteurs de conscience, soyons sérieux et restons humains" car c'est vous les réducteurs de conscience, vous savez que vous n'êtes pas sérieux, ni humains. Nous les Ultramarins, nous tous du peuple de France avions été assez foulés au sol par votre arrogance, bafoués par vos mensonges et au lieu de nous unir autour de cette jeunesse qui voit d'un ange l'actuel Président, vous continuez votre course poursuite de division. Madame, vous êtes une amie de longue date mais maintenant, votre situation sociale, vos belles paroles, doivent vous conduire à vous purifier et non à nous faire la morale ! ...Regardez ce que vous avez fait de l'eau, de la chaîne FÔ 1ère, de l'audiovisuel dans l'OM et de leurs personnels (vos esclaves), CHU, les Mairies comme tant d'institutions (rempli ka débodé avé zanmi à zot) Toutes les communes que vous dirigées sont déficitaires, les beaux projets avec les fonds de leurs porteurs de projet ont été dilapidés par vos soins, la jeunesse est perdue en divagation et j'en passe...
Allez mettez-vous à genoux et levez vos mains aux ciel et servez-vous de vos titres et grades comme chapelet pour prier le pardon, ...criminel !
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C
Bien sur, qu'un Hôpital ne peut se gérer d'une baguette magique, mais le guadeloupéen ainsi que moi même l'aimons. On peut manifester dans les rues, par un pied de nez, je dis bien à l' exécutif, pas au parlementaire. Je suis, prêt à donner une participation financière pour l'achat de matériel. La société est malade de soins, elle ne peut pas s'épanouir, et il faut tout remettre à plat sur la gestion de l'hôpital. D'une seule voix, toutes les parties politiques de gpe doit converger à cette situation. Il en va de notre famille de passage au chu Abymes. N'attendez pas que Paris vous explique, donnez de bons arguments à l'exécutif.
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C
Il est bon que Le Scrutateur ait précisé entre parenthèses le parti de la dame victoire en question, car les problèmes ne datent pas d’hier et le fonctionnement du CHU a le malheur de cumuler des « spécificités », aux inepties développées par les gouvernements socialistes successifs depuis le florentin.
Déficit budgétaire chronique : combien d’accouchements ou de soins à des « migrants illégaux », jamais payés ou non remboursés ? SS, AMG, à jours ? Combien d’avortements à 13,14 ans (et pour l’avenir, combien de PMA) tous remboursés ? Combien de dossiers perdus, de blocages par des enragés de l’indépendance, de vol de matériel, d’équipements, par un « personnel » honnête, à TOUS les niveaux ? Ah, mais chut ! Il vaut mieux SE servir que servir… Y PA TA YO… Cé Tan nou !

Gestion des admissions : Pourquoi au CHU PAP-ABYMES, l’unique voie d’entrée à l’hôpital est le service des Urgences, quel que soit le motif et même avec un courrier en bonne et due forme d’un médecin (sauf en ophtalmologie, pédiatrie et quelque autre service ; et comme le pratiquent pourtant sans problème, tous les hôpitaux nationaux où des patients intègrent directement le service correspondant à leur pathologie) ?

Gestion de la santé et médecine de ville : N’est-ce pas Madame Martine Aubry qui, dans le cadre de ses fonctions gouvernementales, estimait qu’il y avait 20000 médecins en trop en France et, en conséquence, réduisait le « numérus clausus » à sa plus simple expression ?
Et qui, pour faire « social » et rajouter des structures aux structures, a supprimé le tour de garde par commune, des médecins généralistes, assez efficace finalement,… pour le remplacer par des maisons médicales sous équipées (voire pas équipées) ouvertes mais « réorientant » vers l’hôpital, après 23,24h ?
L’ancien tour de garde se faisait par commune, entre généralistes qui précisaient à l’avance à l’un de leur collègue acceptant de l’organiser, leurs jours de congé souhaités. Le tour était soumis à l’approbation de tous avant d’être officialisé. Chacun assurait une nuit par semaine, de 20h à 8H il me semble, et un week-end par mois, ou bien un médecin le Samedi et l’autre le Dimanche ainsi que les jours fériés. En bonne entente, si un médecin avait un problème
(familial, de santé ou autre) il pouvait toujours échanger son jour de garde avec un confrère, en le signalant.
Vaille que vaille, malgré les contraintes, cela fonctionnait plutôt bien et chaque médecin avait le matériel nécessaire dans son cabinet, prévoyant celui de petites urgences et de bobologie. Il n’envoyait aux urgences que les cas vraiment graves, les jonctions se faisant par pompiers-Samu.

Mais c’était sans compter sur « l’esprit de système » : la volonté de fonctionnarisation de la médecine, et les grandes phrases creuses pour des lendemains qui déchantent :
1. Une maison médicale, c’est… (sur le papier !)
Les maisons médicales sont des équipes pluridisciplinaires dispensant des soins de santé primaires, CONTINUS polyvalents et accessibles à TOUTE la population. Leurs actions visent à une approche GLOBALE de la santé, considérée dans ses dimensions physiques, mais aussi psychiques et sociales et une approche intégrant le curatif, préventif et la promotion de la santé. Elles inscrivent leur activité tant dans l’accompagnement individuel que dans une perspective plus COLLECTIVE et de santé publique, de promotion de la santé. Les maisons médicales s'appuient sur une DYNAMIQUE de participation COMMUNAUTAIRE et cherchent à développer l'autonomie des individus dans la prise en charge des problèmes de santé. Elles intègrent leurs actions en partenariat avec le réseau local.
Les maisons médicales sont des structures autogestionnaires, c’est-à-dire que chaque travailleur peut être membre de l’assemblée générale de l’ASBL et participer à l’organisation et à la gestion du PROJET. [tous les grands mots!]

2. Maison médicale et pratique
La pratique solo : JADIS modèle traditionnel du médecin de famille.
La pratique en duo : Les deux médecins peuvent continuer de pratiquer dans leur cabinet respectif ou bien se partager un bureau médical mais le but de cette association est de partager la pression pour assurer l’accessibilité des soins aux patients, de se soutenir mutuellement, ou de faire des économies d’échelle.
La pratique en RESEAU : Il s’agit d’une association de cabinets de médecins généralistes, indépendants les uns des autres, parfois en lien par un réseau informatique, dont le but est notamment d’assurer une permanence en dehors des heures d’ouverture normale des cabinets et lors des absences de l’un ou de l’autre. Cette PERMANENCE étant RESERVEE aux patients des cabinets faisant partie du réseau.
[N’est -ce pas ce qui était considéré « autrefois » comme du compérage ? Vous avez dit Discrimination ? ]

A ma connaissance, dans les débuts, UNE maison médicale sur la commune du Moule pour Sainte-Anne, Saint -François, et le Moule : Superficie totale couverte ? Nombre d’habitants ? Equipements adéquats ? Combien pour PAP, Abymes, Gosier ??

Que reste-t-il, sinon les urgences de l’hôpital, où l’on peut être admis à 8,9h le matin et n’avoir toujours vu aucun médecin à 20h, voire plus tard le soir. [et ceci AVANT tout incendie].
Qui est alors responsable de l’engorgement ?

Au nom du perpétuel progrès, et des projets innovants, on promet toujours monts et merveilles sur le papier, mais rien ne change dans la réalité, chacun évacuant toujours sur autrui pour se dédouaner et considérant d’abord son intérêt personnel. Méthode bien connue et appliquée dans les Kolkhozes de l’URSS
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