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Publié par Edouard Boulogne

Guadeloupe : Modification statutaire, l'unanimité rompue.

On se souvient des flots de paroles (verbales, comme on dit, chez nous, dans le peuple), où une minorité de « jeunes intellectuels » avaient subjugué des élus qui comme souvent, par lacheté ou incompétence, et contre la volonté de la population (qui avait répondu NON à un référendum sur la même question en 2003, par plus de 74% de suffrages) s'étaient entendu « à l'unanimité », comme dans les dictatures.

Le Scrutateur avait appelé dans plusieurs articles, dont celui-ci : Les élus s'accordent pour une évolution institutionnelle de la Guadeloupe. À se soulever contre cet abus de pouvoir.

Il semble que nos appels sont en voie d'être pris en compte, si l'on en juge par cet article publié en image. (LS).

 

 

 

 

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C Etzol 20/07/2019 21:55

Pourquoi des barrages à Mayotte ?
Pour informer nos « poto mitan » qui ont conservé leur bon sens

Un état des lieux, pas si ancien à Mayotte, sur la situation sanitaire et la solution envisagée… par nos gouvernants, pour l’hôpital de Mamoudzou :
A 8.000 kilomètres de Paris, c’est une maternité au bord de l’implosion. A la maternité de Mamoudzou à Mayotte, le nombre d’accouchements a explosé, notamment en raison de la venue de femmes comoriennes qui veulent donner la nationalité française à leur nouveau-né.
Leur record, c’est 23 naissances en 12 heures. « C’est la plus grande maternité de France voire d’Europe », répète en boucle tout le personnel de la maternité du centre hospitalier de Mayotte (CHM). A la maternité de Mamoudzou, le nombre d’accouchements a explosé jusqu’à atteindre 9.674 nouveau-nés en 2017, après 9.514 naissances en 2016.

DES FEMMES JAMAIS SUIVIES
D’après l’Insee, 70 % des femmes qui accouchent dans cette maternité sont en situation irrégulière et viennent surtout des Comores. Une femme qui vient d’accoucher reconnaît, un peu gênée, que « oui », elle veut que ses enfants « SOIENT FRANCAIS ». Elle est arrivée sur le territoire mahorais en 2017 après 17 heures de kwassa-kwassa pour relier Anjouan à Mayotte. « Il y a une différence entre Anjouan et Mayotte pour le MODE DE VIE,L'ACCES A L'EDUCATION », énumère-t-elle, assise sur son lit.
Pour les membres du personnel, la question de la nationalité n’est pas posée. « Nous sommes un hôpital public, on prend en charge des mamans, on ne se demande pas d’où elles sont originaires », explique la directrice du CHM, Catherine Barbezieux. Tout au plus, reconnaît-on qu’ici « on a plus de césariennes en urgence, plus de femmes qui arrivent sans jamais avoir été suivies durant leur grossesse que dans toute autre maternité ».

« JE ME SENS DEFAVORISEE »
Mariama, 33 ans, mahoraise, a accouché d’une petite fille la veille. On lui a proposé « de quitter l’hôpital deux jours après l’accouchement, parce que j’ai la Sécu et que je peux être suivie par une sage-femme libérale. Nous, on se démerde, alors que celles qui n’ont pas la Sécu, elles restent. Je me sens défavorisée, alors que je cotise, je paie mes impôts », s’agace-t-elle. Un sentiment largement partagé parmi les Mahorais. « On n’a plus de place dans la maternité », dénonçait mardi une manifestante, Marie-Dachahou, 37 ans, affirmant avoir été obligée d’accoucher à La Réunion, « parce que j’avais la Sécu ».
Et sur les barrages, « les sages-femmes ont des difficultés à passer car nous sommes considérées comme des traîtresses, qui donnons naissance à des enfants étrangers », a témoigné l’une d’elle. Pour Abdou Madi, gynécologue, une maternité extraterritoriale, comme le propose le gouvernement, « n’est pas la solution : les Mahoraises qui accouchent à Mamoudzou « ont peur de mourir aux Comores ».

Ce qui serait plus simple c’est de créer là-bas un hôpital où les femmes peuvent accoucher en toute sécurité, selon lui. « La communauté médicale émet les plus vives réserves sur l’extraterritorialité », insiste P.Durasnel, vice-président de la commission médicale d’établissement. « A supposer que des femmes viennent accoucher pour que leurs enfants accèdent à la nationalité française, elles iront accoucher à leur domicile ou dans la brousse, on s’expose à des drames »

Une fois de plus, la France, après avoir été déclarée « persona non grata, là-bas», devrait voler au secours des incompétents qui dirigent les Comores, … au nom de dwas de l’homme et de la survie des populations?
Nous demanderaient – ils de les recoloniser ???

Au fait, quand est ce qu'Agnès Buzyn "extra-territorialise le CHU de Pointe-à-Pitre et toutes les maternités de la Guadeloupe??