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Publié par Edouard Boulogne

Déportés africains de jadis et juifs exterminés. Comment, sans s'en douter le diable a porté pierre !
Déportés africains de jadis et juifs exterminés. Comment, sans s'en douter le diable a porté pierre !

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Une émission récente (le 30 mai dernier) de On n'est pas couché, du sieur Laurent Ruquier a fait scandale. Et quel scandale (moins chez nous en Guadeloupe, que chez les spécialistes de l'embrouille en France continentale). Jugez : l'un des animateurs la supposée écrivain (très vaine en l'occurence) Christine Angot, qui juge de tout sans avoir rien appris, qui d'une voix haletante, hésitante, éructe les accusations les plus problèmatiques à l'"adresse de ceux qui elle n'aime pas, avait déclaré : « Les juifs, pendant la guerre, ça a bien été de les exterminer, c’est-à-dire de les tuer. Et ça introduit par exemple une différence fondamentale, alors que l’on veut confondre, avec par exemple l’esclavage, l’esclavage des noirs, envoyés aux États-Unis, etc, ou ailleurs… C’était exactement le contraire : l’idée c’était au contraire qu’ils soient en pleine forme » et commercialisables ».

On notera l'indigence de la « pensée » exprimée, pleinement accordée au caractère erratique du style. Rien d'étonnant en un siècle où l'expression même de « Style » est en train de perdre toute signification.

Mais l'on a traduit, et justement traduit, que les victimes de la Shoah étaient plus à plaindre que les déportés africains d'autrefois en vue de l'esclavage. Car on tuait les juifs, alors que … l'on nourrissait les esclaves pour qu'ils soient plus appêtissants sur les marchés américains et antillais.

Ce qui est quand même un peu fort de café, même si l'on sait que les esclaves au moment de leur vente par les négriers africains aux négriers européens n'étaient pas destinés à l'extermination, mais au travail servile dans des plantations.

Les bêtises de l'Angot, dont elle n'avait pas clairement conscience dans l'embrouillamini de son babil ont provoqué outre atlantique, c'est-à-dire à Paris, et chez Ruquier un boucan du diable. Les habituels pourfendeurs de ceux qui leur déplaisent se sont imaginés à leur tour pourfendus, chassés des radios, TV, journaux où d'habitude, ils excluent, calcinent, découpent et ostracisent ceux qui ont le malheur de leur déplaire.

Ruquier organisa une séance de mortification digne des processions mortificatrices de feu le roi Henri III, ou des procès de Moscou des années 1930 à 50, ou de Pékin au temps de la révolution culturelle.

C'est cette séance de regrets et d'excuses que nous reproduisons, en entier, un peu plus bas. (voir le LIEN.)

Pour faire bonne mesure il avait invité trois personnalités deux antillaises MM Romana, et Frédéric Régent) et une métropolitaine, M. Dominique Sopo (mère métropolitaine et père Togolais, - qui a finalement, après hésitations, de faire sa vie en France) président de SOS-Racisme.

Qu'est-ce qui ressort de tout cela ? De la part du souillon de culture Angot ? Rien. Même pas des excuses. A bien l'écouter elle ne dit pas « j'ai dit une connerie » ; mais , en mauvais français … Vous m'avez mal compris ! Fermez le ban !

De la part de Ruquier ? Pareil, mais en gloussant davantage encore qu'à l'ordinaire.

Restent les trois invités. Du moins deux, ceux qui avaient quelque chose à dire. Régent d'abord. Un peu coincé, gêné de siéger dans une telle basse-cour. Il parle en historien rigoureux qui n'aime pas les effets de prétoire. Il rappelle que la période coloniale est d'une grande complexité, que les maîtres de plantation n'étaient pas tous des blancs, que la vie était dure pour tout le monde, y compris les maîtres. Tout cela que dans son tout récent, et magistral ouvrage Les maîtres de la Guadeloupe (1636 à 1848), il a magistralement exposé.

Et puis aussi, Serge Romana, que je ne connais pas personnellement, mais dont j'ai jadis connu des membres de son honorable famille alors qu'il n'était même pas né, et notamment, récemment, un psychiatre dont la sagesse et la compétence étaient connues de tous.

Le Serge a d'ordinaire un caractère plus éruptif que celui de Régent. Il a eu l'occasion de proférer, il y a quelques années, avec une assurance tranquille des contrevérités regrettables. Sur le nombre de morts occasionnés en 1967, à Pointe-à-Pitre à l'occasion d'une forte émeute. Il avait parlé alors de 80 tués, peut-être même 100.

Chez Ruquier au sujet de ces morts, Serge a été plus calme. Sans doute, et alors il a eu raison, a-t-il voulu ne pas laisser aux télespectateurs une image trop brouillée des Antillais, comme de membres enfiévrés du CRAN

.

Et puis les enfants grandissent, et la sagesse aussi. Cette fois l'émeute de 1967 a fait des morts 'certains disent 30, d'autres 60, certains même dit M. Romana sans rire (j'ai fait bien attention) parlent de 100.

Mais que dit-il de la commission officielle et universitaire qui a produit un dossier sur cette fameuse émeute. Notre généticien qui évoque la commission n'entre pas « dans les détails ». A tout excès miséricorde. Peut mieux faire.  N'insistons pas.

 

Je n'en dirai pas plus.

Mais aussi bien Romana que Régent, tous les deux ont eu raison, l'un avec plus de pathos que l'autre d'exposer au public métropolitain certaines des raisons historiques de l'extrême sensibilité de beaucoup de nos compatriotes, susceptibilité pire encore que celle des Corses. Il faut les remercier tous deux d'avoir su garder le calme et la dignité qui s'imposaient, pour instruire l'hexagone de certaines choses qu'il connait mal. Tout en évitant de donner (pas trop dans cette émission) dans le politiquement correct qui tend à rendre la vie invivable en France, et aboutit au contraire du but recherché.

Ainsi, volens nolens, l'Angot, aura sans le savoir contribué à quelque chose de passable.

Comme on dit, « il arrive que le diable porte pierre ». (Le Scrutateur).

 

LIEN avec l'émission : Pour aller sans tarder au point qui nous intéresse, il faut aller au point 43, 45 mn du lien : https://www.youtube.com/watch?v=lqBRn7EPP1g

 

Un complément sera ajouté, dès demain à cet article. Sur ce que je n'ai pu dire plus haut pour ne pas faire trop long. (LS).

 

 

 

 

 

 

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Ch.Etzol 11/06/2019 17:50

Madame Angot fait amende honorable…
Va-t-elle, ainsi que la clique à la solde de l’animateur Laurent Ruquier, payer des réparations ? Et à qui ?

Pour conserver son auditoire de « on n’est pas couché », Madame Angot se trouve obligée de faire amende honorable devant trois « notoriétés » du monde noir. Mea culpa ?
Je constate toutefois que certains ont droit à la parole plus longtemps que d’autres pour exprimer leur point de vue et développer leurs arguments. L’historien moins que le généticien ou le chantre de l’antiracisme.

Peut-être parce ce que tente de développer M Régent remet en question la ritournelle habituelle sur la responsabilité des blancs, seuls esclavagistes des noirs ; et spécialement ceux des Antilles françaises.
Problématique : L’esclavage était-il voulu et organisé au départ par la France et ses rois ?
Réponse de l’historien : « L’esclavage s’est développé dans les colonies françaises, alors qu’il était INTERDIT dans le Royaume de France depuis 1315. […] D’ailleurs un esclave qui venait dans le Royaume de France, s’il s’adressait à un tribunal, il pouvait devenir libre ; et souvent les tribunaux les reconnaissaient comme libres ».

Autre problème : Qui organisait la traite ?
Réponse de M. Régent : « Les bénéficiaires de ce système… l’ont mis en place dans le cadre de compagnies PRIVEES.
Les personnes qui en bénéficiaient (remarque en commentaire : à titre personnel) étaient des négociants, des maîtres français, étaient une part de la population française.
[…] Ce n’est pas LA France qui a réduit en esclavage L’AFRIQUE.
[…] Ce n’est pas une histoire noirs contre blancs. »
Ainsi M. Régent reconnait autant ses ancêtres esclaves noirs antillais que « libres » blancs corréziens.

Ce que la problématique ignore :
Que se passa-t-il à la Libération de l’esclavage ?
En 1794, près des 2/3 des esclaves furent libérés et des noms attribués pour rendre leur dignité à des Hommes réduits à l’anonymat par leurs frères africains, lors de leur capture.
Si, fréquemment, des noms communs furent utilisés directement, après inversion des syllabes ou des lettres d’un mot, par l’état civil, des maîtres soucieux du respect de leurs esclaves, pour exprimer l’estime qu’ils leurs portaient, n’hésitèrent pas à leur faire le don de leur nom de famille personnel.

Quelle conséquence dans notre société guadeloupéenne aujourd’hui ?
Selon Madame Angot, l’infidélité de l’Homme antillais est une conséquence directe de l’esclavage, par le déni du père biologique (l’enfant n’appartenant qu’au maître et reconnu comme descendant uniquement de la mère)
L’infidélité masculine serait-elle une conséquence fâcheuse de la période esclavagiste, comme l’affirme l’écri-vaine… Ou de la polygamie coutumière des sociétés africaines originelles des esclaves ?

Je regrette que sur ce point, l’avis de M. Régent n’ait pas été plus fréquemment sollicité.
N’est pas historien qui veut et à « ON n’est pas couché », ON préfère le politiquement-correct à l’analyse nuancée des réalités passées, pour ne pas prendre en considération L’ESCLAVAGE D’AUJOURD’HUI, entre noirs comme au Soudan, ou les maîtres sont musulmans et les captifs, les vendus y compris les enfants, sont CHRETIENS .

Bon appétit messieurs !!!