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Publié par Edouard Boulogne

1 ) L'ineffable Rafarin. 2) Nathalie Loiseau, formidable animal politique selon ... RAFFARIN .
1 ) L'ineffable Rafarin. 2) Nathalie Loiseau, formidable animal politique selon ... RAFFARIN .

1 ) L'ineffable Rafarin. 2) Nathalie Loiseau, formidable animal politique selon ... RAFFARIN .

 

Raffarinoféroce aura t-il enfin le prix Nobel qu'il appelle de ses vœux ?

 

 

Dans la dynamique initiée par Jacques Chirac en 2002, la famille juppéiste, en soutien à Nathalie Loiseau, prend la mer derrière sa toute dernière figure de proue, un certain Raffarinoféroce - alias le génie de Matignon - toujours à la poursuite du prix Nobel que l’on sait mais dans une version qui n’a encore jamais été décernée. Aussitôt qu’il sera créé, et maintenant que toutes les conditions semblent requises pour son attribution, ce prix Nobel dans une discipline nouvelle quoique fort ancienne sera décerné à celui qui, Raffarinade après Raffarinade, le mérite incontestablement. (LS).

 

Le premier ministre Édouard Philippe et son prédécesseur Jean-Pierre Raffarin ont cherché à mobiliser l’électorat de droite modérée en vue du 26 mai.

(http://www.lefigaro.fr/elections/europeennes/a-strasbourg-la-famille-juppeiste-s-affiche-en-soutien-a-nathalie-loiseau-20190511 )

Envoyée spéciale à Strasbourg

Jean-Pierre Raffarin a toujours sa carte aux Républicains. Cela ne l’a pas empêché, samedi après-midi, de jouer les chauffeurs de salle, au Palais des congrès de Strasbourg, où se tenait une réunion publique de La République en marche pour les élections européennes, en présence de quelque 800 sympathisants. Il faut dire qu’au premier rang, les visages lui sont familiers. «Entre Nathalie Loiseau et Édouard Philippe, je ne me sens pas comme un étranger, souligne avec gourmandise l’ancien premier ministre. J’habite toujours la même adresse: c’est rue Juppé, à droite sur l’avenue de l’Europe, dans les prolongements des grands boulevards Pompidou, Giscard, Chirac et Sarkozy. Je n’ai pas changé, et aujourd’hui je me sens bien parmi eux.» 

 

 

Interlocuteur régulier d’Emmanuel Macron, l’ancien sénateur de la Vienne, désormais représentant spécial du gouvernement pour la Chine, s’était engagé début mars, dans nos colonnes, à soutenir le projet de LREM pour les européennes. Il descend pour la première fois dans l’arène, au côté de Nathalie Loiseau, ancienne collaboratrice d’Alain Juppé, du premier ministre Édouard Philippe, du ministre et président d’Agir Franck Riester, et de l’ancienne maire de Strasbourg Fabienne Keller, candidate sur la liste et également vice-présidente d’Agir. 

«Dans ce tournoi des 27 nations, nous ne jouons pas en club, mais avec les équipes nationales.»

Jean-Pierre Raffarin, ancien premier ministre

À l’heure où plusieurs maires «Macron-compatibles» ont exprimé leur soutien à la liste Les Républicains emmenée par François-Xavier Bellamy, ce rassemblement de juppéistes ne doit rien au hasard. «Je suis là parce que je crois vraiment que l’Europe va mal, parce qu’on était engagé avec Alain Juppé et qu’il n’est pas là», confie Jean-Pierre Raffarin au Figaro. Depuis sa nomination au conseil constitutionnel, le candidat malheureux à la primaire de la droite et du centre est en effet contraint au devoir de réserve. «Et parmi toutes les chapelles de la droite et du centre-droit, celle qui est avec Macron est celle qui pèse le plus lourd», croit bon de préciser Raffarin. À la tribune, sa démonstration est simple: voter pour la liste de la majorité présidentielle, c’est permettre au chef de l’État de réaliser son projet à l’échelle européenne et donc à la France de peser. «Quel intérêt avons-nous à affaiblir celui qui défend nos intérêts? […] Dans ce tournoi des 27 nations, nous ne jouons pas en club, mais avec les équipes nationales. Et il faut que les équipes nationales françaises se rassemblent pour peser lourd», défend-il d’un ton professoral, dans un avertissement aux électeurs de droite qui pourraient être séduits par François-Xavier Bellamy, en troisième position dans les sondages. 

Alliés européens

Quelques minutes plus tard, c’est au tour d’Édouard Philippe d’adresser des signaux au même électorat, en critiquant le combat pour les «racines judéo-chrétiennes» de l’Europe défendu par le candidat LR. «Des racines, aussi riches soient-elles, cela ne fait pas un projet! Il est bon d’ajouter aux racines des ailes, et ces ailes, c’est notre projet», a taclé le chef du gouvernement. L’ancien maire du Havre préfère vanter «l’art d’être européen», quelques semaines après que le président de la République a valorisé «l’art d’être Français» lors de sa conférence de presse. La candidate Nathalie Loiseau, qui a ouvert la réunion publique en faisant respecter une minute de silence en hommage aux deux soldats français tués en opération au Burkina Faso pour libérer des otages, a de son côté insisté sur «la culture européenne, le génie européen». Et de répondre, en creux, à son adversaire Françoix-Xavier Bellamy: «Notre civilisation européenne, ce sont d’abord nos valeurs européennes.» 

L’ancienne ministre, qui s’est fixée comme objectif d’arriver en tête devant le Rassemblement national, est rattrapée dans les sondages par Jordan Bardella. Alors que la capacité des macronistes à créer un «arc progressiste» au Parlement européen est régulièrement questionnée, la candidate s’est affichée en présence de nombreux alliés européens avec qui elle souhaite bâtir à Strasbourg «un groupe central» et s’imposer comme la troisième force au politique. Le parti centriste espagnol Ciudadanos était notamment représenté, comme le parti démocrate italien par la voix, en vidéo, de l’ancien président du conseil italien Matteo Renzi, ou encore les Allemands du parti libéral FDP. «Leurs messages nous disent qu’il y a plus important que les clivages politiques en Europe aujourd’hui», s’est félicitée Nathalie Loiseau. L’ancien premier ministre belge Guy Verhostadt, qui présidait jusqu’ici le groupe des libéraux et démocrates au Parlement européen, a appelé, dans une vidéo, à faire blocage aux nationalistes et aux populistes. Même le premier ministre socialiste portugais, Antonio Costa, a adressé une vidéo de soutien à Emmanuel Macron, sans s’engager toutefois à rejoindre la coalition européenne de LREM. «Les forces progressistes doivent s’unir», a-t-il plaidé. 

Le premier ministre Édouard Philippe a lui aussi appelé à «bousculer les équilibres des sortants» au Parlement européen. «Ceux qui disent que le groupe n’existe pas, ce sont les mêmes qui disaient, après la victoire d’Emmanuel Macron, que ce n’est pas la grammaire traditionnelle, qu’il n’aura pas de majorité, je vous confirme qu’il l’a eue», a-t-il rappelé, déterminé à faire mentir, une nouvelle fois, les pronostics.


http://www.lefigaro.fr/elections/europeennes/a-strasbourg-la-famille-juppeiste-s-affiche-en-soutien-a-nathalie-loiseau-20190511

 

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Chirurgie esthetique 13/05/2019 14:47

Cet article est exceptionnel !