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Publié par Edouard Boulogne

Guadeloupe : M. Hilaire Brudey, il faut savoir choisir.

Le premier secrétaire fédéral du Parti socialiste et conseiller municipal de l'opposition à Terre-de-Haut (île de l'archipel des Saintes), Hilaire Brudey est un homme que l'on connait en Guadeloupe, pricipalement à cause de ses assez fréquentes interventions à la télévision et dans les médias, dues à son rôle de porte-parole du parti socialiste dans notre région. Il tranche, jusqu'à présent, par sa modération, son absence de suffisance, fort rare dans nos eaux.

Les déboires récents de l'ancien maire de Terre de haut, M. Molinié semble lui ouvrir des perspectives nouvelles, et la voie d'un avenir, plus vaste que la conquête de la municipalité de son île natale. Dans l'interview qu'il a accordée au quotidien France-Antilles il s'en ouvre assez franchement et avec une humilité que les méchantes langues traiteront de factice. Quand France-Antilles lui pose la question de la future succession d'Ary Chalus au conseil régional, - le candidat du PS sera-t-il Victorin Lurel ou … - lui, il répond en assez bon manieur de la langue de bois ! : « Nous n'avons pas encore évoqué cette question dans le parti. Mais s'il y a plusieurs candidats, on se mettra d'accord sur la personne qui va porter l'étendard. Cela peut être un nouveau, comme cela peut être l'ancien président du conseil régional, Victorin Lurel. Parmi ces personnes, oui, pourquoi pas moi. Mais sincèrement, je n'y ai pas encore pensé. (tout le monde sourit).

Quand le journaliste lui pose une question sur le bilan de l'actuel président du Conseil régional Ary Chalus (ancien socialiste) M. Brudey répond, à griffes à peine rentrées : »Je suis encore trop gentil avec le président de Région. On aurait pu être plus critique. On est très cool avec lui parce qu'il y a des choses que nous n'aurions pas dû voter. Souvent nous votons pour, ou nous sommes dans l'abstention. Mais cela ne nous empêche pas d'apporter des précisions, notamment sur la lecture du budget et sur les explications qu'ils font, même sur d'autres sujets. Oui, je suis dans mon rôle d'opposant. Quand le président fait des bonnes choses, je n'ai pas à le dire. Je ne suis pas son VRP. Mais si à l'occasion on me pose la question je dirai « oui, c'est bien ». Il y a deux choses qui me dérangent. Ary Chalus était sur la liste de Victorin Lurel de 2010 à 2015, certes en dernière position, mais il a placé deux de ses élus à l'époque : Audry Cornano et Hélène Polifonte, qui avaient des responsabilités. À l'époque Ary Chalus assistait aux réunions de travail avec la majorité et il a toujours validé tout ce qu'on a fait. Du jour au lendemain, après les élections départementales et la défaite de son ami Jacques Gillot, il a décidé de faire équipe à part. Qu'il présente un projet, ok. Qu'il dise que rien n'a été fait sous l'ancienne mandature, ce n'est pas vrai et je le rappelle régulièrement en plénière. ».

Comme nous sommes en Guadeloupe, il ne pouvait pas ne pas évoquer la sempiternelle question du changement « estatutaire », Hilaire semble coincé. Car il sait bien que le peuple n'en veut pas, mais il y a le microcosme qu'il lui faut ménager et qui ne cesse de jaboter à sens unique depuis que Lucette Michaux-Chevry à sabordé méthodiquement la droite en Guadeloupe. Notre M. Brudey répond : « Le président Chalus a lancé l'idée d'une collectivité unique. Je ne sais pas si c'est parce qu'il avait été piqué par une mouche. Il lance des idées mais il ne porte aucun projet de réflexion. Nous ne sommes pas fermés, même si la discussion n'a jamais été tranchée de façon définitive au parti. J'entends ceux qui disent qu'on veut l'assemblée unique alors qu'en 2003 nous l'avions bloquée. Nous ne l'avions pas bloquée, c'est le peuple qui l'a fait. »

Voici une réponse presque scrutatorienne. Son auteur poursuit presque de la même manière : En 2003, « Les gens n'avaient pas compris ou ne croyaient plus dans le projet de Lucette Michaux Chevry. Ils sont tellement attachés à la France qu'ils ont vu dans l'assemblée unique un détachement de la France. Mais je pense qu'il faut évoluer, et la majorité des élus y sont favorables. En revanche je ne sais pas si la population va accepter, d'où l'idée d'expliquer ».

« Les gens sont tellement attachés à la France », oui, c'est vrai, et surtout les Saintois , et peut-être même Hilaire.
Mais au lieu de s'opposer comme un chef aux indépendantistes, et aux politiciens chevrystes (de droite et de gauche), et alors il deviendrait le poto-mitan de la Guadeloupe qu'il aspire à être, M. Brudey parle « d'explication » c'est à dire de ce bavardage incessant qui caractérisent les politiciens insulaires.

Excusez-moi, monsieur, mais il n'est plus temps de jaboter, d'hésiter.

Hilaire, il faut choisir ! (Le Scrutateur).


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Hilaire Brudey,premier secrétaire fédéral du Parti socialiste

« Je demande qu'on me mette à l'épreuve en 2020 »

 

https://www.guadeloupe.franceantilles.fr/actualite/politique/je-demande-qu-on-me-mette-a-l-epreuve-en-2020-537647.php?utm_source=newsletter&utm_medium=actus&utm_campaign=20052019

 

Procédure de révocation du maire de Pointe-à-Pitre Jacques Bangou, élections municipales de 2020, état du Parti socialiste en Guadeloupe, mais également ce qu'il pense du bilan du président du conseil régional, et quel sera le candidat pour le PS à ces prochaines régionales… Le premier secrétaire fédéral du Parti socialiste et conseiller municipal de l'opposition à Terre-de-Haut, Hilaire Brudey, nous dit tout.

L'actualité de la semaine a été marquée par la procédure de révocation à l'encontre du maire de Pointe-à-Pitre. Un certain nombre d'élus expriment leur étonnement, alors que certains disent que c'était prévisible…


 

Oui et non. Disons que la loi stipule que quand il y a un déficit inhabituel et de manière répétée, la Chambre régionale des comptes (CRC) prévoit, selon l'article L2122-16 du Code général des collectivités, le déclenchement de cette procédure. Dans le cas de Louis Molinié, la CRC avait réclamé, trois années de suite, sa révocation. La préfecture n'a fait aucune démarche. Ce n'est pas tant le fait de prendre la défense personnelle d'un élu, mais à la lecture de l'avant dernier rapport de la CRC, je n'ai jamais vu et lu la CRC dire qu'il y avait des procédures non respectées. Elle regrettait que le déficit ne soit pas réglé mais reconnaissait que des choses étaient mises en place, même si ça n'allait pas suffisamment vite. Or, dans le cas de Louis Molinié, les déficits duraient depuis un moment. La CRC disait que les choses se réalisaient sans programmation budgétaire et sans respect des règles. Pourtant, la préfecture n'a jamais déclenché cette procédure, même quand j'alertais. Pour M. Bangou, le préfet a lancé cette procédure assez rapidement.

Les communiqués des élus ou des partis mettent en avant la violation du principe de libre administration des collectivités territoriales. Que reprochez-vous exactement à l'État ? D'appliquer la loi ?

Si cette décision est fondée, je ne peux pas reprocher à l'État d'appliquer la loi. Je dis simplement qu'il y a des passe-droits. Au niveau de la Communauté d'agglomération du Sud Basse-Terre, même si le préfet avait menacé de révoquer Lucette Michaux-Chevry, qui a démissionné entre temps , l'État aurait dû faire savoir que la démarche était enclenchée. L'absence de démarche en ce sens fait qu' elle est toujours adjointe à Basse-Terre. Donc ce qui me gêne, c'est plus la méthode employée, c'est-à-dire la forme, que le fond.

Si cette procédure avait été déclenchée à l'encontre de l'ancien maire de Terre-de-Haut, Louis Molinié, la Fédération guadeloupéenne du PS, dont vous êtes le premier secrétaire, se serait-elle fendue du même communiqué que pour M. Bangou ?

La situation de Terre-de-Haut est différente de celle de Pointe-à-Pitre. Certes il y a une solidarité pour Jacques Bangou mais La République en Marche n'a pas envoyé de communiqué, GUSR et le parti communiste non plus. Deux partis seulement l'ont fait, c'est le PPDG et la Fédération du Parti socialiste. Après, ce sont des personnalités qui l'ont fait. Josette Borel-Lincertin, Ary Chalus et les parlementaires Hélène Vainqueur Christophe, Victoire Jasmin et Victorin Lurel. Mais aucun des autres parlementaires, dont Max Mathiasin, ancien directeur de la Caisse des écoles de Pointe-à-Pitre et donc responsable du déficit, n'ont fait de communiqué. Si la même démarche avait été faite pour M. Molinié, non, la Fédération n'aurait pas fait de mot. C'est moi-même qui ai attiré l'attention et fait des démarches pour dénoncer un certain nombre de choses, je ne peux pas, par la suite, le défendre. Mais si cette procédure n'était faite que contre M.Molinié et pas d'autres, j'aurais dit la même chose. Mais encore une fois, le cas de M.Molinié n'est pas semblable à celui de Jacques Bangou. C'est pour cette raison que je me suis bien gardé, pour Pointe-à-Pitre, de défendre le maire sur le fond, mais que j'ai dénoncé la manière dont cela se fait. Mon rôle est de veiller au respect des intérêts de Terre-de-Haut et de voir si cela se fait dans les règles.

Le déficit à Terre-de-Haut est de 4,6 millions d'euros.L'actuel maire, Louly Bonbon, fait-il ce qu'il faut pour redresser la commune ?

Je ne peux pas dire que le maire d'aujourd'hui a fait un effort exceptionnel, même si on constate que de 6,9 millions d'euros, c'est descendu à 4,6 millions en 2017. En 2018, c'est également descendu à environ 3,2 millions mais cette année-là, on a eu des recette exceptionnelles de quasiment 1,2 million d'euros. Il s'agit de subventions données sur les travaux qui restaient en cours, des restes à réaliser en termes de recettes et surtout, après le passage de l'ouragan Maria, il y a eu des remboursements d'assurances. Mais il n'y a pas de Maria tous les jours ! En réalité, le déficit a diminué de plus d'un million d'euros sur une année mais avec 1,2 million de recettes exceptionnelles donc de réduction de charges de dépenses de fonctionnement. Mais gérer une commune, ce n'est pas que combler des déficits. C'est aussi la faire fonctionner, la développer et investir. Ce qui ne se fait plus depuis 2013.

La population de Terre-de-Haut a voté pour vous à 38 % en 2008. 41 % en 2014. La prochaine tentative sera la bonne en 2020 ?

Oui, théoriquement, 2020 devrait être la bonne pour plusieurs raisons. Gagner les élections, ce n'est pas une fin en soi, c'est un moyen. J'ai un projet pour Terre-de-Haut, j'ai même un projet pour les Saintes. Être maire, c'est un moyen de réaliser ce projet.

Quel est ce projet ?

C'est développer Terre de Haut, je ne vais pas rentrer plus en détails. Ce sera la bonne année, pourquoi ? Je pense avoir l'expérience pour le faire. Aujourd'hui, je pense que la population voit en moi la légitimité et la linéarité de mon combat. Je reste très serein et objectif. Ce sera aussi la bonne à cause de la situation de Terre-de-Haut. Je ne demande pas une faveur à la population, je lui demande de me mettre à l'épreuve. Et si je ne gagne pas en 2020, la messe est dite (rires).

En tant que premier secrétaire fédéral du PS, quelle sera la stratégie pour les municipales ? Y aura-t-il des candidats dans chaque commune ?

On a vocation à avoir une présence dans chaque commune. Cette présence peut passer par des candidats déjà en place, comme ceux de Lamentin, Sainte-Rose, Baillif, etc. Ceux qui ne sont pas forcément des adhérents mais des sympathisants et avec qui on a l'habitude de travailler, on va les soutenir, comme les maires de Saint-Claude ou Vieux-Fort.

Y aura-t-il des alliances avec d'autres partis ?

Nous seront présents dans toutes les communes en compétition directe. Mais quand ce ne sera pas possible ou souhaitable pour des raisons de stratégie politique, nous pourrons faire alliance avec d'autres partis, comme c'est le cas du PPDG qui nous avait soutenus. Mais on ne sait pas encore comment ça va se passer, notamment sur des communes comme Saint-François ou Sainte-Anne.

Aucun candidat vivant en Guadeloupe (1) sur la liste socialiste aux européennes menée par Raphaël Glucksmann. En tant que premier secrétaire fédéral du PS en Guadeloupe, vous n'avez pas réussi à imposer quelqu'un ?

Quand vous avez un parti dans les sondages au plus bas historiquement, et qui a fait des alliances avec trois autres partis : Place publique, PRG et Nouvelle donne, seules quatre personnes seront éligibles au Parlement européen, sur une liste de 79. En Guadeloupe, nous n'avons pas fait acte de candidature car on savait pertinemment que ça allait être dur et qu'on n'allait pas être élu. En réalité, il était impossible de mettre un Domien sur la liste de Raphaël Glucksmann parmi les cinq premiers.

Mais vous n'appelez pas non plus à soutenir la liste de Raphaël Glucksmann…

Vous entendez quelqu'un appeler à voter pour LREM ? LREM, c'est Ary Chalus, c'est le GUSR, et on ne les entend pas. Le seul parti en campagne en Guadeloupe, c'est le Rassemblement national, et un peu aussi La France insoumise. Nous sommes dans un situation où, à la fédération du PS, nous n'avons pas les moyens, ni en termes de ressources humaines, ni en termes de ressources financières, d'être sur le terrain pour faire campagne et je le regrette. Mais on travaille sur les municipales, on travaille sur autre chose, on essaye de se relever et de s'organiser.

Vous évoquez cette morosité qu'il y a au niveau national. La Fédération du Parti socialiste en Guadeloupe est-elle à l'image du PS national ?

Non, et ceci pour deux raisons. Si on compare la Guadeloupe aux autres départements de l'Hexagone, elle résiste un peu mieux. Pour autant, on ne peut pas se satisfaire de ça. Ensuite, nous ne sommes pas divisés comme au niveau national et c'est ce qui l'affaiblit. Avec six maires encartés socialistes sur 32, trois parlementaires, le Département, des communautés d'agglomération comme le Nord Basse-Terre, on n'est pas si mal. Mais comme on a perdu les élections régionales en 2015, tout le monde dit que nous sommes minoritaires.

La relève est assurée au niveau local ?

Oui. Pas suffisamment, mais elle l'est pour deux choses. On voit la relève à l'occasion des municipales. Et je redis que nous aurons des candidats dans chaque commune. Ensuite, la relève, elle est dans la jeunesse et les gens qui adhèrent au Parti socialiste.

Vous avez beaucoup d'adhérents ?

Non, nous n'avons pas autant d'adhérents qu'avant. Mais ce n'est pas parce que nous n'avons pas d'adhérents que nous n'avons pas de militants.

Conseiller régional de l'opposition, vous êtes très critique sur l'action de la majorité régionale. Le président de Région mène-t-il la politique qu'il faut ?

Très critique ? Je suis encore trop gentil avec le président de Région. On aurait pu être plus critique. On est très cool avec lui parce qu'il y a des choses que nous n'aurions pas dû voter. Souvent nous votons pour, ou nous sommes dans l'abstention. Mais cela ne nous empêche pas d'apporter des précisions, notamment sur la lecture du budget et sur les explications qu'ils font, même sur d'autres sujets. Oui, je suis dans mon rôle d'opposant. Quand le président fait des bonnes choses, je n'ai pas à le dire. Je ne suis pas son VRP. Mais si à l'occasion on me pose la question je dirai « oui, c'est bien ». Il y a deux choses qui me dérangent. Ary Chalus était sur la liste de Victorin Lurel de 2010 à 2015, certes en dernière position, mais il a placé deux de ses élus à l'époque : Audry Cornano et Hélène Polifonte, qui avaient des responsabilités. À l'époque Ary Chalus assistait aux réunions de travail avec la majorité et il a toujours validé tout ce qu'on a fait. Du jour au lendemain, après les élections départementales et la défaite de son ami Jacques Gillot, il a décidé de faire équipe à part. Qu'il présente un projet, ok. Qu'il dise que rien n'a été fait sous l'ancienne mandature, ce n'est pas vrai et je le rappelle régulièrement en plénière.

Mais est-ce qu'il mène la politique qu'il faut ?

Je ne dis pas que c'est facile mais il est loin de ce qu'il a promis. Je ne vois pas ce qu'il a encore fait. Même le barrage de Moreau n'est toujours pas fait. Le comportement du président Chalus explique à lui tout seul qu'il n'a pas réussi. Je ne sais pas s'il a échoué, mais il n'a pas réussi. Quand il dit devant la presse qu'il a fait quelques bretelles de routes. Qu'il a deux petites navettes pour faire un bus des mers, mais tout cela coûte très peu d'argent. Or quand vous avez un budget de plus de 500 millions d'euros, et que vous parlez des mêmes projets depuis 3 ou 4 ans, il y a un problème. Quand il ne réussit pas, comme la route de La Boucan, il rejette la faute sur Victorin Lurel. Dans le même temps, quand il y a des projets que Victorin Lurel avaient mis en chantier et qui aboutissent, il dit que c'est grâce à lui. Pour l'eau et les sargasses, quatre ans après, rien n'a changé, donc il a échoué me semble-t-il. Il est loin de toutes ses promesses. Mais il a quand même réussi des choses, l'amélioration d'un certain nombre de procédures. Ils ont des projets, ils ont un Plan pluriannuel d'investissement qui ne décolle pas. Maintenant, si les chantiers sortent dans les deux ans à venir, il aura réussi et sincèrement je le souhaite. Au-delà des stratégies politiques, il en va de l'intérêt de la Guadeloupe. Ils ont eu beaucoup de difficultés à démarrer leur gestion les trois premières années. Ils essayent maintenant de prendre leur vitesse de croisière mais ils ont perdu trois ans.

Vous lorgnez le fauteuil d'Ary Chalus ou vous préférez laisser cela à Victorin Lurel ?

Aujourd'hui le parti et les candidats sont focalisés sur les élections municipales. Au PS, il y a des personnes qui peuvent prétendre mener des listes aux élections régionales et cantonales. Nous n'avons pas encore évoqué cette question dans le parti. Mais s'il y a plusieurs candidats, on se mettra d'accord sur la personne qui va porter l'étendard. Cela peut être un nouveau, comme cela peut être l'ancien président du conseil régional, Victorin Lurel. Parmi ces personnes, oui, pourquoi pas moi. Mais sincèrement, je n'y ai pas encore pensé.

Le président Ary Chalus avait lancé l'idéed'une collectivité unique. Quel est le positionnement du PS local sur cette question ? Et également sur le droit à la différenciation proposé par le président de la République Emmanuel Macron ?

Quand Emmanuel Macron explique le droit à la différenciation, on voit bien qu'il s'agit du droit à l'expérimentation, ce qui se fait déjà. Je ne sais pas si c'est une nouveauté, mais avec le président Macron, ce qui se fait le samedi peut être contredit le lundi.

Le président Chalus a lancé l'idée d'une collectivité unique. Je ne sais pas si c'est parce qu'il avait été piqué par une mouche. Il lance des idées mais il ne porte aucun projet de réflexion. Nous ne sommes pas fermés, même si la discussion n'a jamais été tranchée de façon définitive au parti. J'entends ceux qui disent qu'on veut l'assemblée unique alors qu'en 2003 nous l'avions bloquée. Nous ne l'avions pas bloquée, c'est le peuple qui l'a fait.

Mais à l'époque, Victorin Lurel a quand même mis en avant des arguments pour faire peur…

Il avait aussi des arguments forts en 2015 pour rester au conseil régional et pourtant on l'a expulsé. En 2003, pour le référendum, il y avait les arguments de Lurel mais il n'y avait pas que ça. Les gens n'avaient pas compris ou ne croyaient plus dans le projet de Lucette Michaux Chevry. Ils sont tellement attachés à la France qu'ils ont vu dans l'assemblée unique un détachement de la France. Mais je pense qu'il faut évoluer, et la majorité des élus y sont favorables. En revanche je ne sais pas si la population va accepter, d'où l'idée d'expliquer.

(1) Hélène Geoffroy, seule candidate d'origine guadeloupéenne présente sur la liste vit à Vaulx-en-Velin, dans la région Auvergne-Rhône-Alpes.

 

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Pierre 23/05/2019 19:04

les socialistes espèrent dépasser la barre des 5¨pour .;;rembourser leurs frais de campagne électorale et avoir au moins un député à l'assemblée européenne; ils en sont réduit à cela.

Pierre 23/05/2019 19:02

les socialistes espèrent dépasser la barre des 5% pour rembourser leur frais de campagne électorales et avoir au moins ...un député à l'assemblée européenne! hilarant! n'est ce pas hilaire?