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Publié par Edouard Boulogne

1 ) En Allemagne ce furent les chemises brunes. 2 ) Pour les niais on se trémousse aussi par moments avec un petit soupçon de caranaval sud-américain.
1 ) En Allemagne ce furent les chemises brunes. 2 ) Pour les niais on se trémousse aussi par moments avec un petit soupçon de caranaval sud-américain.

1 ) En Allemagne ce furent les chemises brunes. 2 ) Pour les niais on se trémousse aussi par moments avec un petit soupçon de caranaval sud-américain.

Au tout début, fin novembre 2018 j'ai voué au mouvement des « gilets jaunes » une certaine attention sympathique. Je n'étais pas favorable au président Macron (je ne le suis toujours pas) élu par suite d'une série d'entourloupes orchestrées par la gauche et l'extrême gauche française, avec la complicité de ceux de « la droite »  qui une fois persuadée que Fillon serait battu, a rallié le jeune gandin d'Amiens lui fournissant le gros de son gouvernent en premier lieu Edouard Philippe.

Les gilets jaunes me paraissaient les porte-parole d'une partie de la société française, population de la province française,, spécialement des milieux agricoles dont Michel Houellebeck a excellemment parlé dans son récent roman Sérotonine.

Je ne me faisais pas d'illusions sur le succès éventuel de la jacquerie. Je connais bien les méthodes de l'extrême gauche française, à travers mes lectures, mais aussi pour l'avoir cotoyée de près pendant mes études dans les années 60.

 Ce qui s'est produit était inéluctable. Dès décembre 2018, les blacks-bocks avaient pris la main, les gilets jaunes n'étaient plus que leur couverture ou alibi.

On nous dit encore que 42 à 44% des Français éprouvent de la sympathie pour les GJ. Sous entendu 44% de gens approuvent le saccage des rues de nos grandes villes, et l'entretien d'une ambiance délétère dans toute la France, grâce aux chaînes d'information en continu. Or je n'approuve pas du tout, et beaucoup de gens avec moi. Il n'y a donc pas 42 à 44% de gens favorables aux … Black-blocks.

Mais l'ambiance délétère, la préparation de la Révolution pour parler comme ces gens là est du black-block pur jus.

Qui sont ces gens ? L'autre jour sur LCI une journaliste de gauche, d'âge mur résumait la vérité en disant « ce ne sont pas des pauvres en colère, des gens du peuple recherchant une amélioration de leur sort. Ce sont des gens jeunes ou assez jeunes, souvent instruits, issus de le bourgeoisie et à la recherche d'une société nouvelle, parfaite, analogue à celles dont rêvaient les révolutionnaires du XIX ème siècle », qui engendrèrent le communisme du XX ème siècles et ses dizaines de millions de morts.

 

( Quid des blacks-blocks , https://www.cnews.fr/france/2019-05-01/qui-sont-les-black-blocs-660327 )

 

Avant les blacks-blocks donc il y a eu les cellules révolutionnaires qui engendrèrent les charniers du XX ème siècle. Dans ses grands romans, Dostoïevski a très bien su décrire l'ambiance deces milieux subversifs qui, dans la 2e moitié du 19e siècle, préparaient ce qui allait devenir la Révolution de 1917. Par exemple, dans "Les possédés". (ou Les démons, selon les traductions). Les possédés sont des nihilistes. Ils préparent l'avènement de la société nouvelle, l'utopie qui "libérera" l'homme de Dieu et des vieilles croyances. S'y côtoient des libéraux et des aristocrates désabusés et décadents, tel Stravoguine, des illuminés, tel Chigalev, qui peaufinent le modèle de la société parfaitement égalitaire et "libre" de leurs rêves, d'authentiques voy­ous, tel Petr Verkhovensky, dont toutes les révolutions ont besoin pour atteindre leur objectif de destruction. Tous ces gens s'affairent, s'agitent, s'adonnent à d'inter­minables conciliabules où ils s'excitent, s'intimident, s'exaltent réciproquement et, naïvement ou non, dévoilent les soubassements inquiétants, parfois totalement obscènes, de leurs projets.

 

Dans l'une d'entre elles, P. Verkhovensky discute avec Stravoguine : "Ecoutez, lui dit-il, nous commencerons par provoquer des troubles. Je vous l'ai déjà dit : nous pénétrerons au plus profond du peuple. Savez-vous que nous sommes terriblement forts ? Les nôtres, ce ne sont pas seulement ceux qui brûlent et égorgent. Ceux-là, ne font que, nous géner. Je ne conçois rien sans discipline. Je suis un gredin et non un socialiste, ha-ha ! Ecoutez, je les ai tous dénombrés : le maître d'école, qui rit avec les enfants de leur Dieu et de leur berceau, est des nôtres. L'avocat, qui défend un assassin instruit en disant qu'il est plus cultivé que ses victimes et ne pouvait faire autrement que de tuer pour se procurer de l'argent, est des nôtres. Les écoliers, qui ont tué un paysan pour éprouver les sensations qu'ap­porté le meurtre, sont des nôtres. Les jurés, qui acquittent des criminels, sont des nôtres. Ajoutez à cela les administrateurs, les écrivains, et ils sont nombreux. D'autre part, l'obéis­sance des écoliers et des nigauds est absolue ; les éducateurs sont gonflés de fiel ; partout règne une vanité démesurée, un appétit bestial... Sachez seulement de quelle aide nous seront les idées toutes faites, etc".

 

Ce que dit ce nihiliste n'est-ce pas ce que nous voyons se dérouler chaque jour, y compris en Guadeloupe. Le recul progressif de toutes les croyances, l'érosion de toutes les valeurs les plus nobles et les plus belles, dans tous les domaines de l'art, de la morale, de la politique.

La crise de l'éducation scolaire et familiale est leur œuvre.

Nous devons en prendre conscience, et nous armer pour faire face, intellectuellement, et spirituellement.

A demain, chers lecteurs, et je l'espère chers militants.

 

(Le Scrutateur).

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