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Publié par Edouard Boulogne

La trêve de Pâques, avec Marie-Noël.
La trêve de Pâques, avec Marie-Noël.

Pas de politique aujourd'hui, jour de trêve pour tous à cause de l'évènement de la résurrection du Christ (pour les chrétiens).

J'ai voulu respecter la trêve, mais rester fidèle, pendant que je le peux encore, à ma résolution de publier au moins un article par jour en évitant de tomber dans trop de facilité. Nulla dies, sine linéa : Pas un jour sans une ligne.

Et en ce 21 avril 2019, je n'ai pas eu recours à une grande œuvre musicale sur le thème de la Résurrection, comme il n'en manque pas.

J'ai choisi de braquer mon projecteur sur une très vieille demoiselle, une provinciale, une chrétienne. Autant de raisons explicatives de son absence médiatique. Imagine t'on Marie-Noèl dans une émission littéraire au milieu de Femen, de Précieuses infiniment persuadées de leur génie, questionnée par Marlène Schiappa ?

Allons, reprends toi, Scrutateur, tu t'étais promis de remiser la polémique au jardin des accessoires, pour un jour (ce qui est déjà beaucoup). Rentre en toi-même, et cède la place à Marie-Noël.

 

Deux liens donc, avec et sur Marie Noèl.

 

(I) Le premier, un remarquable document de l'INA, où elle s'exprime ave cette simplicité profonde qui est la marque des grands.

 

https://www.ina.fr/video/CPF08008601

 

(II) Le deuxième, sur KTO, nn entretien au sujet de Marie Noël :La foi prise au mot.

 

https://www.youtube.com/watch?v=cY52De20aok

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Ch.ETZOL 22/04/2019 22:38

Espérer contre toute espérance, Aimer contre toute souffrance. Donner sans rien attendre que de Dieu, pour Dieu. Une poétesse presque inconnue, sinon d'un univers catholique que tout cherche à éteindre et pour lequel il faut lutter, seule lueur dans la nuit qui nous étreint et sous laquelle nous-même, nous ployons

Crépuscule
L’heure viendra… l’heure vient… elle est venue
Où je serai l’étrangère en ma maison,
Où j’aurai sous le front une ombre inconnue
Qui cache ma raison aux autres raisons.

Ils diront que j’ai perdu ma lumière
Parce que je vois ce que nul œil n’atteint :
La lueur d’avant mon aube la première
Et d’après mon soir le dernier qui s’éteint.

Ils diront que j’ai perdu ma présence
Parce qu’attentive aux présages épars
Qui m’appellent de derrière ma naissance,
J’entends s’ouvrir les demeures d’autre part.

Ils diront que ma bouche devient folle
Et que les mots n’y savent plus ce qu’ils font
Parce qu’au bord du jour pâle, mes paroles
Sortent d’un silence insolite et profond.

Ils diront que je retombe au bas âge
Qui n’a pas encore appris la vérité
Des ans clairs et leur sagesse de passage,
Parce que je retourne à l’Éternité.

Marie NOEL


… [ Peut-être la croix et la résurrection du Christ permettent d'accepter
La bonté haute qu'on ne comprend pas ]