14 Février 2019
Hier nous évoquions, avec France-Antilles, la catastrophe financière dans laquelle se trouve plongée la communauté Grand Sud Caraîbe, région de Basse-Terre ( où se retrouvent les chantres du fameux et fuligineux « changement « estatutaire »), et dans une moindre moindre mesure celle (grâce à la commune de Baie-Mahault) de Cap Excellence. Voir l'article : .http://www.lescrutateur.com/2019/02/les-abysses-de-la-c.a.grand-sud-caraibes.html
On en parle beaucoup en Guadeloupe, et même à Paris dans le Canard Enchaîné notamment, cité par France-Antilles d'aujourd'hui : Un coup de bec du Canard Enchaîné
« La situation de Grand Sud Caraïbe est aperçue jusque dans l'Hexagone, et le Canard Enchaînés'en donne à cœur joie dans sa dernière édition. Dans un article intitulé « Pani pwoblem de succession en Guadeloupe », Christophe Nobili, la plume trempée dans le vitriol, épingle Joël Beaugendre. Outre qu'il indique que le maire de Capesterre a eu droit à une levée de son contrôle judiciaire pour participer au grand débat des maires d'Outre-mer à l'Élysée, Christophe Nobili révèle qu'une autre candidature pourrait se faire jour, samedi, lors de l'élection à la présidence de la communauté. « Paris a donné son feu vert pour tenter discrètement de susciter une autre candidature : un ticket droite-gauche, formé par les maires de Bouillante et de Saint-Claude, Thierry Abelli et Élie Califer, qui ont la particularité incongrue de n'être jamais passés par la case justice. C'est dire si leurs chances sont minces ! »
Une dette de 75 millions d'euros
La direction des finances publiques estiment la dette totale de Grand Sud Caraïbe à 75 millions d'euros, dont 20 millions d'euros de dette financière. Les 55 millions restants sont des dettes à l'égard des fournisseurs et autres entités publiques, composées de sommes mandatées, mais qui n'ont pu être payées faute de trésorerie.
À noter que cette situation pourrait encore empirer. D'après la direction générale des finances publiques, « les fuites et manquements observés sur les réseaux et infrastructures d'eau et d'assainissement laissent présager un fort besoin de dépenses de remise à niveau ». Par ailleurs, « de nombreuses annulations de titres d'eau et d'assainissement (charges au montant non connu) et des provisions pour créances irrécouvrables (charges d'environ trois millions d'euros) devront être enregistrées ».
La population aussi, qui s'inquiète, comme il ressort de mes rencontres avec plusieurs personnes de milieux populaires, dont un ouvrier plombier qui me disait : « vous verrez qu'ELLE s'en tirera. Du moins en partie. Elle n'évitera pas la prison, je veux dire quand le moment sera venu de la subir entre les planches de son cercueil ». La parole populaire est sans pitié.
Hélas une affaire qui va susciter la parole publique pendant un certain temps.
Les leçons en seront-elles tirées ?
Attendre et voir. (Le Scrutateur.)