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Publié par Edouard Boulogne

Qu'est-ce que l'autorité ? Qu'est-ce qu'un bon chef ?
Qu'est-ce que l'autorité ? Qu'est-ce qu'un bon chef ?
Qu'est-ce que l'autorité ? Qu'est-ce qu'un bon chef ?

Je voudrais en quelques lignes présenter le sujet de l'interview que vous allez, je le souhaite, écouter, du général Marc Paitier sur la question de l'autorité, et intitulée « Qu'est-ce qu'un bon chef » ?

L'autorité n'a pas toujours très bonne presse dans notre monde turbulé, et en crise. Nous sommes sorti d'un siècle, le XX ème, où le mot chef a été employé, surtout dans des langues étrangères, par des noms aux consonances devenues suspectes, voire franchement négatives : Führer, Duce, Caudillo, Conducator, ou Secrétaire général du Parti communiste (avec une majuscule).

D'autre part un certain libertarisme très contemporain diffuse l'idée que l'autorité en elle-même est une aliénation de l'individu, un esclavage de celui-ci présenté comme une conscience libre peu à peu étouffée par l'autorité familiale, sociale, religieuse, etc.

Ce libertarisme tend à « dérespecter » les parents (donc la famille) l'autorité politique (en tant que telle), l'éducation, etc. Ces personnes, ces institutions, seraient négatives en tant que puissances d'étouffement de la spontanéité enfantine, cet enfant qui serait bon par nature comme l'affirmait le très cher ( et un peu, beaucoup, fou) Jean-Jacques Rousseau. Or, nous ne sommes pas susceptibles à notre naissance de devenir quelque chose de bon ou de mauvais, sans une société. Comme disait le philosophe Fichte « l'homme n'est homme que parmi les hommes ». Parlerions nous seulement si, tout vagissant dans nos premières heures nous n'étions pas pris en charge par sinon « la », du moins sans la petite société qu'est la famille. C'est sous son influence que nous parlerons, le français, ou l'anglais, ou le créole, etc, et que nous penserons, plus ou moins bien car c'est par le langage que nous accédons à la pensée, superficielle ou plus ou moins profonde, et je ne m'attarderai pas sur ce point, car je n'oublie pas mon engagement d'être assez bref, ce qui, je le reconnais, m'est un engagement pas toujours facile à respecter.

De la famille, milieu initial, nous passons à la société par l'école, les cercles sportifs ou intellectuels, etc ; et nous y réfléchirons, peut-être sur l'autorité, le rôle du chef, etc.

En ce qui me concerne, par rapport à l'autorité mon premier rapport a été avec ma famille. J'ai eu de la chance. Je n'ai pas le souvenir d'avoir jamais été battu. Ma mère me prenait en charge à la sortie de l'école : apprentissage des leçons, etc. Quelquefois elle me tirait, un peu, - pas trop fort - les cheveux, et toujours lors de la résolution des problèmes d'arithmétique, plus tard de l'algèbre et de la géométrie, c'est-à-dire là où j'ai toujours eu quelques problèmes. J'étais pressé d'aller lire la comtesse de Ségur et un peu plus tard les romans de Jack London, et de James-Oliver Curwood. Cette chère mère avait de l'autorité, elle n'était pas autoritaire.

Idem pour le père. Jamais de cris. Quand l'enfant puis l'adolescent posait problème, - je n'étais pas toujours facile, - cela se réglait par simples regards, ou par des questions, des silences même, mais éloquents. C'est que j'avais compris ce qu'était le respect d'êtres remarquables. Je suis conscient d'avoir eu de la chance. Cependant c'est toujours par la médiation d'autorités, même partiellement respectables que s'acquiert le sens de l'autorité, voire du respect.

Entre mes 15 et 18 ans je m'entichai des questions de l'autorité et du commandement. Ce n'est pas rare chez les adolescents qui sont à l'âge de l'affirmation du moi. Je lus d'André Maurois les Dialogues sur le commandement, d'autres textes moins relevés aussi. Je fis des exposés sur la question dans les cours « d'instruction civique » et un de mes vieux copains d'il y a maintenant plus que six décennies, me nomma « le dictateur ». Nous nous sommes rencontrés il y a peu dans un supermarché, et il m'interpella en souriant sous cette appellation. Nous évoquâmes longuement ce passé qui s'éloigne.

A 17 ans je devins moniteur de colonies de vacances. La première colo se tint à St-Louis de Marie Galante. Je voulus mettre en application « mes théories ». Mes colons se chargèrent, sans même le savoir, de modifier, non annihiler, mes grandes certitudes. J'eus l'intelligence d'admettre la correction de « mes vues » par la « matière première » de l'action c'est à dire la réalité sociale de ces petits groupes, et jeunes camarades.

Je ne suis pas devenu un homme politique, ni un militaire, mais mes réflexions juvéniles sur l'autorité, et mes expériences de la colo m'ont été très utiles, plus tard dans l'exercice du métier de professeur, et de journaliste.

L'autorité, l'art du commandement sont indispensables dans la vie sociale et politique.

Et j'ai eu beaucoup de plaisir à retrouver quelques-unes de mes observations dans le propos du général Marc Paitier, que vous ne tarderez pas à écouter. (Le Scrutateur).

 

https://www.lesalonbeige.fr/quest-ce-quun-bon-chef/

 

Post-scriptum :

 

Parmi les photographie que j'ai sélectionnées j'en ai retenu deux du pape Jean-Paul II.

Je voudrais expliquer pourquoi.

 

1) D'abord ce pape a été une personnalité exceptionnelle, un vrai chef. Celui de l'Eglise catholique  bien sûr. Mais son autorité s'est exercée par delà le pré-carré. Par delà ses qualités idiosyncrasiques, il me paraît que le fait que l'une de ces photos le montre appuyé sur son sceptre, la Croix, symbole de l'autorité du Christ. Or, même pour ceux qui n'appartiennent pas au catholicisme ce symbole sacral est d'une importance extrême. Une société totalement désacralisée est condamnée à mort.

Dans leur nuit obscure, beaucoup d'hommes d'aujourd'hui le pressentent.

 

2 ) La deuxième photo de ce pape le représente, depuis qu'il été canonisé (consacre « saint ») avec cette auréole autour de sa tête, dont on a souvent perdu la signification dans l'ambiance matérialiste mais aussi d'ignorance qui caractérise notre époque. C'est en 1958, en lisant un livre d' un sage thibétain Lobsang Rampa : Le troisième œil. (voir la photo) que j'ai compris la signification de ces auréoles qui entourent les chefs (têtes) de nos saints et de beaucoup de grandes personnalités fortes d'autres traditions spirituelles. Lobsang Rampa me l'apprit et j'approfondis le symbole en lisant les œuvres de C-G Jung (notamment Problèmes de l'âme moderne).

Ce cercle, cette auréole est que l'on appelle une aura. Voici ce qu 'en dit le Dictionnaire des symboles de Jean Chevalier et Alain Gherbrant (Robert Laffont) : « L'aura désigne la lumière entourant la tête des êtres solaires, c'est-à-dire doués de la lumière divine. Cette lumière est nimbe pour la tête, auréole pour le corps, gloire pour l'être dans sa totalité. L'aura est ainsi comparable à une nuée lumineuse, ses colorations sont diverses … » etc.

 

 

Qu'est-ce que l'autorité ? Qu'est-ce qu'un bon chef ?
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Qu'est-ce que l'autorité ? Qu'est-ce qu'un bon chef ?
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