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Publié par Edouard Boulogne

1 ) Elie Domota : Mussolini tropical. 2 ) La garde noire du Duce.
1 ) Elie Domota : Mussolini tropical. 2 ) La garde noire du Duce.

1 ) Elie Domota : Mussolini tropical. 2 ) La garde noire du Duce.

Il y a dix ans de janvier au début d'avril 2009, la Guadeloupe était saignée à blanc par une association de groupuscules (agissant d'ailleurs le plus souvent pour régler des problèmes mineurs faisant l'unique objet de leurs membres, souvent quelques dizaines de personnages au grand maximum, et qui une fois obtenu satisfaction de leurs desiderata, se retirèrent de la manif), association qui adopta le sigle LKP (Liennaj kont la Pwofitation).

Ce LKP avait pour réalité deux syndicats indépendantistes extrémistes, l'UGTG du sieur DOMOTA, et la CGTG.

Protestant, officiellement, contre la vie chère, ils prirent le département en otage, fermant le commerce, (y compris le petit commerce, imposant la grève de l'essence, etc).

Qui se souvient de la catastrophe LKP, titrons-nous ?

En réalité suffisamment de monde pour rendre difficile un renouvellement à l'identique de l'opération.

Difficile, mais pas impossible pour ceux qui étaient encore tout enfant et qui ne savent pas. Les supporters de Domota and Cie, sur les radios-TV où sont casés ses militants se donnent beaucoup de mal en ce mois de janvier pour ranimer la flamme incendiaire.

C'est pourquoi je veux rendre hommage, c'est assez rare pour être signalé, au journal France-Antilles qui reproduit (voir ci-dessous) un de ses articles de janvier 2009, une semaine seulement après le début d'un séisme qui devait durer trois mois. Le lecteur pourra se référer dans les archives du Scrutateur (de janvier à mars 2009) à la totalité de l'événement que nous suivîmes jouir après jour. (Le Scrutateur).

 

On se souvient en 2009... Une catastrophe économique pour l'archipel.

(http://www.guadeloupe.franceantilles.fr/actualite/social/on-se-souvient-en-2009-une-catastrophe-economique-pour-l-archipel-522513.php )

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Depuis une semaine, Pointe-à-Pitre vit au rythme des manifestations et non des ouvertures de commerces. 130 millions d'euros, c'est la première estimation du coût de la grève, rendue par le Medef.

Depuis une semaine, Pointe-à-Pitre est une ville morte. Pour les commerçants, en pleine période de soldes, les pertes sont irrattrapables. Les mouvements actuels et ses débordements parallèles, largement relayés par les médias nationaux, ont terni, pour des années, l’image de la destination.

Et l’on ne parle même pas des

« retours » dont vont nous gratifier les touristes piégés pendant une semaine dans les hôtels. La plupart des grands tours opérateurs ont d’ores et déjà supprimé la Guadeloupe de leur catalogue. Quant aux compagnies de croisière, elles annulent les escales.

Congés, chômage partiel...

Dans ce contexte, les entrepreneurs annoncent les premières mesures de chômage technique.

« C’est logique : on ne peut pas travailler, donc on ferme, explique Christophe Louis. Mais tout sera fait, bien évidemment, dans le cadre légal. »

De 20 000 à 30 000 salariés du privé seraient concernés. Les estimations rendues publiques par le Medef, basées sur le produit intérieur brut (PIB) moyen (23 millions d’euros par jour ouvrable et à 10 millions le dimanche) ne prennent pas en compte les conséquences à long terme — pertes de marchés, pertes de commandes, agios bancaires... — ni le coût direct, pour les collectivités, des dommages sur le mobilier urbain. 

Manjé rèd ?

La fermeture — sous la contrainte — des grandes (voire moyennes) surfaces alimentaires commence à poser des problèmes insolubles. Les rares commerces qui ouvrent sont pris d'assaut et, souvent, en rupture de stock pour nombre de denrées, notamment les laitages. Même constat pour les lolos : s'ils ne sont pas la cible des grévistes, ils n'étaient pas préparés à faire face à une soudaine affluence et ne proposent plus, pour la plupart, que des produits basiques.  

L'hôtellerie sinistrée

« La Guadeloupe allait mieux, avait une belle image. Aujourd’hui, on a tout cassé. » Nicolas Vion, hôtelier au Gosier, président du groupement des hôteliers, a dressé le bilan après une semaine de mobilisation générale. « Les salariés de l’hôtellerie étaient entre 90 et 100 % au travail en début de semaine. Quand il y a eu des barrages pour les empêcher d’aller travailler, ils sont venus à

4 heures du matin, ils sont venus par la mer, en canot, ils sont restés la nuit à dormir sur le carrelage de la cuisine. » Les hôtels ont tourné plus ou moins jusqu’à vendredi. Après, plus de linge propre, pas de retour, non plus, de la blanchisserie des hôtels qui a stoppé ses prestations. Les salariés n’ont plus de carburant.  « Vous avez un beau pays, je ne suis pas prêt d’y revenir, nous a dit un vacancier en réglant sa note », rapporte un directeur d’hôtel. 

Ils ont dit ce jour-là

Victorin Lurel, président du conseil régional

« Je lance un appel au calme en ces heures troublées où la Guadeloupe joue une part de son avenir. Je demande à la population de rester sereine et dans l'unité après des déclarations qui sont de nature à opposer entre elles et, en leur sein, les composantes du peuple guadeloupéen. Ce mouvement ne doit en aucun cas se retourner contre celles et ceux qui, dans la population, souffrent déjà dans leur vie quotidienne. »

Jean-Michel Samba, président de Mas ka klé 

« Dans le groupe se côtoient différentes catégories professionnelles, toutes logées à la même enseigne. Mas a pa jé. Certes il y a de la dérision, mais le fond reflète la réalité de notre pays. » 

Jean-Claude Adonis,

président de Mas an nou 

« Il fallait être là. Nous ne sommes pas politisés, nous avons mobilisé nos troupes car tous se sont sentis concernés. Ansanm nou ké lité... » 

Jean-Charles Saget, président de Akiyo 

« Jodila sé rékonsiliasyon avé nou menm. Nous défendons ensemble le respect, l’identité guadeloupéenne. Notre tambour est notre arme. » 

Fred Démétrius, membre de Voukoum

« Nou an rézistans ! Nous proposons un moyen de fonctionner avec des gens qui n’ont pas d’autre choix que de vivre dans la rue, vivre dans les quartiers dits défavorisés, qui le sont devenus par rapport à une certaine politique. Nous sommes présents aux côtés du collectif pour dire que nous voulons une autre Guadeloupe. »


 


 

 


 

 

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