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Publié par Edouard Boulogne

Quel avenir pour la Nouvelle Calédonie ? A la veille d'un référendum capital.
Quel avenir pour la Nouvelle Calédonie ? A la veille d'un référendum capital.

Demain 04 novembre aura lieu un référendum très important sur l'avenir de la Nouvelle Calédonie ? (référence à l'ancienne Calédonie qui est une région de l'Ecosse en Grande Bretagne).

Cet article comporte deux parties.

La première expose le point de vue de diverses personnalités nationales sur cette question (article du Figaro).

La deuxième est un exposé emprunté à l'Encyclopédie populaire Wikipedia.

 

(I) Nouvelle-Calédonie : Wauquiez et Le Pen contre l'indépendance, Macron et Mélenchon restent en retrait

 

(http://premium.lefigaro.fr/politique/le-scan/citations/2018/11/01/25002-20181101ARTFIG00070-nouvelle-caledonie-wauquiez-et-le-pen-contre-l-independance-macron-et-melenchon-impartiaux.php ).

 

LE SCAN POLITIQUE - Laurent Wauquiez (LR) et Marine Le Pen (RN) appellent les habitants de Nouvelle-Calédonie à rejeter l'indépendance dimanche. Jean-Luc Mélenchon (LFI) «s'en remet à leur décision», et Emmanuel Macron a refusé de prendre parti, au nom de la neutralité de l'État.

La France se verra-t-elle séparée d'une partie de son territoire et de ses habitants, dimanche? Quelque 174.000 électeurs de Nouvelle-Calédonie, dans le Pacifique, sont appelés aux urnes pour dire oui ou non à l'indépendance. Le scrutin, d'abord prévu en 1998 puis reporté, est très attendu dans ce territoire français depuis 1853, qui dispose déjà d'une large autonomie. Passage en revue des positions des responsables politiques.

» LIRE AUSSI - Référendum en Nouvelle-Calédonie: les conséquences du «oui» ou du «non»

Macron refuse de prendre parti

Le candidat d'En marche! souhaitait que la Nouvelle-Calédonie «reste dans la communauté nationale». Aujourd'hui à l'Élysée, Emmanuel Macron estime que c'est «aux Calédoniens qu'il appartient [...] de choisir». Il refuse de prendre parti, «pas pour (se) soustraire à une responsabilité mais parce que ce n'est justement pas (sa) responsabilité», précisait-il début mai, en déplacement dans l'archipel. Une façon de ne pas irriter les indépendantistes et de favoriser un climat apaisé à l'approche du scrutin. Même si, selon le chef de l'État, «la France ne serait pas la même sans la Nouvelle-Calédonie».

» LIRE AUSSI - Nouvelle-Calédonie: Macron plaide pour des relations resserrées et apaisées

«L'État restera neutre», son objectif est que «le scrutin se passe dans les meilleures conditions», a réaffirmé le premier ministre, Édouard Philippe, devant les députés, le 24 octobre. Emmanuel Macron s'exprimera dimanche, à 13 heures (heure en métropole), après l'annonce des résultats. Le lendemain, Édouard Philippe sera présent sur l'archipel, en compagnie d'Annick Girardin, la ministre des Outre-mer, pour évoquer «les conditions de l'après-4 novembre» avec «l'ensemble des forces politiques».

Wauquiez pour «une Calédonie française»

Cette neutralité de l'exécutif n'est pas du goût du président des Républicains (LR), Laurent Wauquiez. «Pourquoi le président de la République n'a-t-il pas pris une position plus claire?», a-t-il déploré, en septembre, pendant son déplacement sur le Caillou, après celui du président du groupe LR au Sénat, Bruno Retailleau, en mai. «S'il y avait un référendum sur l'appartenance de la Corse, de la Bretagne, du Pays basque ou de n'importe quelle région française, est-ce qu'on pense qu'un président de la République, qu'un premier ministre ne se prononceraient pas?», s'interroge-t-il.

» LIRE AUSSI - Immersion en Nouvelle-Calédonie pour Wauquiez

À l'inverse, il assure que sa «parole» est «claire»: «Ma position c'est celle d'une Calédonie française, d'une Nouvelle-Calédonie qui choisit sa voie, son chemin, avec son autonomie, mais au cœur de la France». «Il faudra veiller à ce que la voix qui se sera exprimée soit entendue, il y aura un avant et un après», a-t-il prévenu sur l'archipel, promettant «l'apocalypse» et «l'impossibilité de faire marche arrière» en cas d'indépendance.

«Un atout pour notre pays», selon Marine Le Pen

La présidente du Rassemblement national (RN, ex-FN) est sur la même ligne. Elle souhaite «que le référendum exprime l'attachement des Calédoniens à la France». La France apporte à la Nouvelle-Calédonie «services» et «protection», tandis que l'archipel, «ce joyau de l'autre côté du monde», est «un atout pour notre pays (qui) souligne la présence de la France sur les cinq continents», déclarait-elle en mars dernier à l'Assemblée nationale. «Nous refusons et combattons depuis longtemps la logique de déconstruction des nations», explique la présidente du RN, dont le vice-président s'est rendu sur l'archipel début octobre.

L'ancienne candidate à la présidentielle, arrivée en tête à Nouméa au second tour (50,9% des voix), «craint», en cas d'indépendance, «que ce ne soit pas la population calédonienne qui prenne le pouvoir, mais de grandes entreprises multinationales qui viendront piller le riche sol calédonien». En cas de maintien dans la République, Marine Le Pen souhaite que le gouvernement retire la Nouvelle-Calédonie de la liste de l'ONU des pays à décoloniser, où elle est inscrite depuis 1986: «Nos compatriotes de Nouvelle-Calédonie ne doivent pas avoir le sentiment qu'une fois de plus, leur vote ne serait ni entendu, ni respecté.»

Mélenchon s'en remet «à la décision des Calédoniens»

Le président de La France insoumise (LFI) est partagé. «Si je faisais parler mon cœur, je dirais “restons ensemble”», a-t-il déclaré le 30 septembre sur France 3. «Mais il y a des années que je milite au côté des indépendantistes et je connais la force et les motivations de leur raisonnement. Je m'en remets à la décision des Calédoniens», conclut l'ancien candidat à la présidentielle, qui avait obtenu 8,86% des suffrages exprimés au premier tour sur l'archipel. «Quel que soit le résultat, il y aura des gens frustrés et blessés», estime-t-il, impartial, mais «en toutes circonstances, indépendants ou Français, notre affection leur est acquise.»

Déjà, pendant la campagne présidentielle de 2012, le candidat Mélenchon avait exprimé une position ambivalente. «Ma raison commande “séparons-nous”, mais mon cœur répète “restons ensemble”», avait-il indiqué à l'hebdomadaire local Demain et au quotidien Les Nouvelles Calédoniennes. Il expliquait que «c'est d'abord aux citoyens de Calédonie de faire leur choix en-dehors de tout marchandage ou chantage».

 

  1. Nouvelle Calédonie : quelques références historiques.

     

(https://fr.wikipedia.org/wiki/Nouvelle-Cal%C3%A9donie ).

 

EXTRAITS :

 

(A) Elle dispose d'un statut particulier de large autonomie sui generis instauré par l'accord de Nouméa, différent des collectivités d'outre-mer (COM)10,11, et du statut de pays et territoire d'outre-mer (PTOM) de l'Union européenne. Elle dispose de signes identitaires qui lui sont propres, aux côtés des emblèmes nationaux français (un hymne, une devise et une graphie spécifique des billets de banque). La question de son drapeau et de son nom font en revanche débat, les indépendantistes utilisant généralement l'appellation de « Kanaky » (en référence au peuple Kanak) et disposant de leur propre drapeau depuis 1984, deux options rejetées généralement par les non-indépendantistes qui peuvent défendre pour leur part des positions assez diverses (statu quo, association des emblèmes indépendantistes à ceux de la France, ou invention de nouveaux symboles communs à l'ensemble des communautés vivant dans l'archipel). Une consultation locale portant sur son statut institutionnel doit être organisée le 4 novembre 201812,13. L'accord de Nouméa précise que : « La consultation portera sur le transfert à la Nouvelle-Calédonie des compétences régaliennes, l'accès à un statut international de pleine responsabilité et l'organisation de la citoyenneté en nationalité ». Ainsi, s'offre à la Nouvelle-Calédonie un ensemble de choix sur son futur statut (État associé à la France, indépendance, large autonomie au sein de la République française, etc.).

Peuplé depuis au moins 3 200 à 3 300 ans, l'archipel était habité avant l'arrivée des Européens par des Mélanésiens aujourd'hui appelés Kanaks, mot d'origine hawaïenne précédemment orthographié « canaque », qui forment le peuple autochtone et constituent la première communauté de la Nouvelle-Calédonie, avec en 2014 39 % des Néo-calédoniens. La colonisation de peuplement, tant pénale (avec la présence d'un bagne de 1864 à 1924, la déportation s'étant arrêtée en 1894) que libre, est à l'origine de la population d'origine européenne, fortement métissée, soit 27,2 % des habitants se déclarant « Européens » en 2014 (natifs ou non) à quoi peuvent s'ajouter les 8,6 % de métis et les 8,7 % se définissant simplement comme « Calédoniens ». Enfin, le développement économique, surtout à travers l'exploitation minière du nickel et les secteurs liés (la métallurgie mais aussi le bâtiment et l'énergie) a entraîné l'apport de mains-d'œuvre asiatiques d'abord (indonésienne, vietnamienne et japonaise) à partir de la fin du XIXe siècle et pendant la première moitié du XXe siècle (leurs descendants représentant 2,8 % de la population locale en 2014), puis polynésiennes (essentiellement wallisienne et futunienne) depuis les années 1950 (10,3 % des habitants en 2014)

 

(B) Courants politiques

 

Le clivage traditionnel est celui qui oppose les courants « kanaks indépendantistes et socialistes », essentiellement regroupés au sein du Front de libération nationale kanak et socialiste (FLNKS), contre les courants « caldoches loyalistes (parfois de droite) », historiquement représentés par le Rassemblement pour la Calédonie dans la République (RPCR). Ce clivage, quoiqu’initié par les revendications identitaires des années 1970, est principalement issu des Évènements politiques qui ont marqué les années 1980 (1984-1988). Ce paysage se diversifie au fur et à mesure que l’enjeu est, plus que le statut de ces îles, sa gestion. Plusieurs mouvements se disputent désormais les électorats des deux familles politiques principales, avec une tendance à une rivalité bipartite dans les deux camps : le Rassemblement-Les Républicains (héritier du RPCR) contre l'Avenir ensemble puis Calédonie ensemble du côté anti-indépendantiste depuis 2004, l'Union calédonienne (UC) contre l'Union nationale pour l'indépendance (UNI) dominée par le Parti de libération kanak (Palika) au sein du FLNKS depuis 1995. D'autres mouvements minoritaires, issus souvent d'une succession de dissidences des précédents, existent également dans les institutions, tandis que s'y ajoutent des formations dites « accordistes » qui rejettent ce clivage traditionnel sur l'avenir institutionnel de l'archipel et mettent l'accent sur la réussite de la construction du « destin commun » voulu par l'accord de Nouméa.

Il est à noter que la grande majorité des populations non-mélanésiennes (les Polynésiens, les Asiatiques ou autres) sont anti-indépendantistes. Il existe cependant une faible minorité de Calédoniens européens indépendantistes (Gérard Reignier, Gérard Jodar, Jean-Louis d'Anglebermes, François Burck, auparavant Maurice Lenormand, Pierre Declercq) ; tout comme il existe un pourcentage non négligeable, de Kanaks anti-indépendantistes (Simon Loueckhote, Hilarion Vendégou, Maurice Ponga, Léontine Ponga, Gérard Poadja, Léonard Sam, Hélène Iekawé, Delin Wéma, auparavant Dick Ukeiwé, Maurice Nénou, Doui Matayo Wetta, Henri Wetta, Auguste Parawi Reybas).

 

 

 

 

 

 

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