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Publié par Edouard Boulogne

Aznavour, un immigré, comme on voudrait qu'ils le soient tous.

 

Loin des flonflons officiels, je vous propose deux liens sur Charles Aznavour, qui autant qu'il est possible sur nos médias, montrent le chanteur pour ce qu'il est, sans omettre, mais mezzo voce, certains de ses défauts inévitables, comme pour pour chacun d'entre nous.

Le Scrutateur.

 

( I ) Intéressant malgré les conventions propres au genre télévisuel.

 

https://www.youtube.com/watch?v=1buEyzN8xSw

 

( II ) : La France dans le sang :

 

https://www.francedimanche.fr/actualites/charles-aznavour-la-france-dans-le-sang

 

Lorsqu’il est à l’étranger, le chanteur de 89 ans, Charles Aznavour, clame son amour de notre pays. Au point de refuser d’entrer en scène si l’on ne joue pas “La Marseillaise” !


En Suisse, à Genève, où il réside, il est l’ambassadeur de l’Arménie et le représentant permanent de ce pays auprès de l’ONU. Mais si Charles Aznavour est arménien dans l’âme, et bien qu’il ait installé ses valises ailleurs que dans l’Hexagone, il a vraiment la France dans le sang!

Et le chanteur, né le 22 mai 1924, rue Monsieur-le-Prince à Paris, ne se retient pas de le clamer haut et fort depuis longtemps.

Fidélité

Ainsi racontait Charles Aznavour dans les colonnes du Figaro, en 2005 : « Mes parents nous ont élevés, ma sœur et moi, dans un esprit cosmopolite. Ils ont puisé aux sources de la France comme de toute l’immigration : musique, poésie, art, cinéma, littérature, tout cela nous a merveilleusement ouverts à la vie. Dès avant la guerre, j’ai pleinement eu conscience de mon amour pour la France.

Franco-arménien je suis. Et Parigot à 200 % ! » Et même plus, peut-être ! « Je suis la preuve vivante que la France est un pays d’accueil formidable », affirmait-il en effet dans le quotidien. Une fidélité passionnée à la terre qui a accueilli son père et sa mère, alors qu’ils fuyaient la Turquie, que l’interprète de Mes amis, mes amours, mes emmerdes n’a d’ailleurs jamais reniée au fil du temps.

Bien au contraire, si l’on en croit l’anecdote qu’il vient de confier au Parisien : « J’ai donné un concert au Hollywood Bowl, à Los Angeles. On y jouait l’hymne américain. En entendant ça, j’ai dit que je n’entrerai pas en scène avant que l’on joue La Marseillaise. À l’étranger, je suis plus franchouillard que français. »

Loin du débat houleux autour du cas de la jeune Leonarda, renvoyée il y a plusieurs semaines par le gouvernement dans son pays d’origine, le Kosovo, la star Charles Aznavour estime que la nationalité française ne s’acquiert pas à la légère. Pour lui, il faut la vouloir, et elle se mérite, expliquant dans Le Parisien que l’on ne peut pas être toute sa vie un fils d’apatride, et qu’à un moment donné, il faut faire un choix.

Une position que l’artiste a d’ailleurs toujours défendue avec ferveur : « Le secret de notre intégration ? Nous voulions être français, déclarait-il en effet en 2005. Et nous le sommes devenus. »

Charles Aznavour est capable de chanter La bohème sur tous les continents et d’être compris de tous… Mais le langage qu’il préfère, celui qu’il porte dans son cœur, c’est celui de Molière ! «Jamais je n’aurais eu autant de joie, de plaisir, de bonheur à m’exprimer dans une autre langue», confiait-il dans Hola ! en 1998.

Clara Margaux


 


 

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Raoul Dheste 05/10/2018 17:50

Puis-je me permettre de faire remarquer que, né en Francé, à Paris, notre regretté Aznavour n’etait Pas à proprement parler un immigré. Ce sont ses parent qui l’etaient. Des immigrés qui ne venaient pas en France pour piller la Sécurité sociale - qui n’existait pas encore - ni pour s'enrôler dans l’armee des gibiers de potence. Chassés de leur Arménie originelle par la malveillance des Turcs à leur encontre, les parents de Charles Aznavour sont venus en France, où ils ont monté leur petit commerce, emportant un peu de leur patrie à la semelle de leur chaussures et mettant leur industrie au service d’une clientèle à laquelle ils apportaient quelque chose en même temoscqu’ils assuraient dans l’honneur et la dignité leur propre indépendance matérielle. Ce n’est pas tout à fait ce que le Président Macron voudrait imposer aux Français aujourd'hui.