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Publié par Edouard Boulogne

Balance ta Porsche ?

Entre le temps de l’humble louve du Capitole qui allaita le monde et celui de toutes les louves orgueilleuses qui inondent les réseaux sociaux, Rome devint Rome puis ne fut un jour plus du tout dans Rome. Ce serait même vrai pour le Vatican, croient certains.

Le monde serait-il devenu un vaste lupanar ?

On le dirait, en effet. Les dernières nouvelles du monde ne permettent même pas de dire la lune à part. Ce serait même l’astre central d’un nouveau système de type solaire. Bizarrement, alors que le commun étend son empire, le sens commun lui ne fait que perdre du terrain. On en parle de plus en plus comme d’une « terre rare », et même comme d’un asile.

Porcinet, Porcina, comme on dit ( à peu près ) dans Le Meilleur des mondes.


https://www.causeur.fr/asia-argento-jimmy-bennett-metoo-153856

 

Fer de lance de l’affaire Weinstein et du mouvement #Metoo, l’actrice Asia Argento vient d’être à son tour balancée. Comme le révèle le New York Times, un jeune confrère, Jimmy Bennett, l’aurait fait chanter pour ne pas révéler son « agression ».


Le New York Times a révélé hier, dimanche 19 août, un nouveau « scandale sexuel » touchant, comme l’affaire Weinstein, la sphère du cinéma mondialisé. Paradoxe : cette affaire n’est cependant pas du tout une énième résurrection de la dénonciation de la bestialité masculine. De façon particulièrement embarrassante, c’est cette fois-ci une des figures du mouvement #metoo, l’actrice et réalisatrice Asia Argento, qui se retrouve accusée d’affreux forfaits sexuels sur la personne d’un jeune acteur « traumatisé », Jimmy Bennett, de vingt ans de moins qu’elle, et mineur (17 ans) au moment des faits supposés.

380 000 dollars, le prix de #Metoo ?

A l’origine de la révélation, une « source anonyme » a envoyé les éléments d’un accord passé ces derniers mois entre les deux parties : Asia Argento aurait versé 380 000 dollars à Jimmy Bennett pour qu’il ne porte pas plainte pour agression sexuelle. Par la même source, les pièces qui auraient pu constituer un dossier d’accusation ont aussi été balancées dans la presse. On a ainsi appris que Jimmy Bennett a menacé de porter plainte en octobre 2017, soit juste après l’interview d’Asia Argento dans le New Yorker, le 10 du mois, où elle accusait le producteur Harvey Weinstein de l’avoir violée ; que dans sa déclaration d’intention, il prévoyait de demander des dommages et intérêts à hauteur de 3,5 millions de dollars, pour avoir intentionnellement infligé une « détresse émotionnelle », une « perte de revenus », et des « coups et blessures » (« intentional infliction of emotional distress, lost wages, assault and battery », dit le New York Times). Le traumatisme né de cette odieuse rencontre aurait été, en effet, tellement atroce qu’il aurait empêché l’acteur de travailler correctement, perturbant sa santé mentale, ce qui serait la cause de la diminution des offres de tournage qu’il aurait reçues, donc de la baisse sérieuse de ses revenus.

La preuve par le selfie

Il est vrai que le traumatisme est immédiatement perceptible, quand on sait qu’une des pièces incriminantes du dossier serait un selfie pris dans le lit d’Asia Argento après l’ « agression sexuelle », où l’on verrait les deux acteurs peu vêtus sourire à la caméra ; cela quelques heures avant qu’Asia Argento poste une autre photo d’eux sur les réseaux sociaux, avec ce message : « Le plus beau jour de ma vie, je suis avec @jimmybennett xox » (« Happiest day of my life reunion with @jimmymbennett xox »).

Soyons sérieux : si tout cela se révèle exact, il est probable que le jeune Jimmy Bennett ait simplement voulu se faire de l’argent sur le dos de sa maîtresse d’un ou plusieurs jours. Le moment où il a menacé de porter plainte correspond exactement à celui de la surexposition médiatique d’Asia Argento, en pleine affaire Weinstein ; celle-ci, mise par là même en position de faiblesse, a vraisemblablement cédé à sa demande pour éviter que naisse le procès d’ « arroseur arrosé » qu’on lui fait aujourd’hui.

Le nouveau monde dévorant son enfant

Avant tout, on se demande qui est la « source anonyme » de ces révélations, et quel intérêt elle avait à révéler l’affaire. Serait-ce Jimmy Bennett lui-même, en quête d’exposition médiatique, laquelle lui fait visiblement cruellement défaut ces dernières années ? Un ennemi personnel d’Asia Argento ? Ou bien un « porc » décidé à discréditer le mouvement #metoo ?

Car c’est bien, finalement, ce qui ressort de cette affaire : les blanches colombes maudissant la domination masculine peuvent aussi se retrouver sur le banc des accusés. Et si notre société a des coupables fétiches, nul n’est absolument à l’abri de la culture de la dénonciation.

A lire aussi: Elisabeth Lévy: non au Parti unique des Femmes !

Non sans ironie, les médias ont exhumé les grandes déclarations d’Asia Argento de ces derniers mois : Le Monde nous rappelle ainsi qu’au festival de Cannes de cette année, elle avait lancé : « Les choses ont changé. On ne va plus vous permettre de vous en tirer sans être inquiétés ». Phénomène classique : le monde nouveau, malheureusement pour la pauvre Asia Argento, élimine souvent ses premiers annonciateurs.

 

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Roc C Ane 22/08/2018 17:10

A tous ceux qui aiment : BON APPETIT, MESSIEURS !
(Avec un peu d'emphase … Un poco Grandioso : C'est l'Europe, pas vrai !!!

Ruy Blas se couvre, croise les bras, et poursuit en les regardant en face :
Ô ministres intègres !
Conseillers vertueux ! Voilà votre façon
De servir, serviteurs qui pillez la maison !
Donc, vous n'avez pas honte et vous choisissez l'heure,
L'heure sombre où l'Espagne agonisante pleure !
Donc, vous n'avez ici pas d'autres intérêts
Que remplir votre poche et vous enfuir après !
Soyez flétris, devant votre pays qui tombe,
Fossoyeurs qui venez le voler dans sa tombe !
Mais voyez, regardez, ayez quelque pudeur.

Le rejet, en poésie, est une splendeur …

Alice Sapritch et Louis de Funès

Charles Diran 21/08/2018 16:00

Les délateurs finissent toujours par se ramasser une pelle. Là, il ne fait peut-être oas de doute que c’est celle qui dit qui est. Comme d’habitude : combien de cocos, combien de socialos, combinés d’ecolos... Comme dirait l’oncle Jean (de La Fontaine) : tous des rigolos !