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Publié par Edouard Boulogne

Macron réagit.

Je ne suis pas un partisan d'Emmanuel Macron. Cette publication n'est faite que par un souci d'équilibre élémentaire à un moment où sur les réseaux sociaux déferle un torrent plus proche de l'invective que l'analyse politique.

 

Le Scrutateur.

La plupart des réseaux "sociaux" ne prennent en compte la dimention politique du problème posé. J'avais tenté hier de le mettre en évidence dans cet article rédigé hier : 

http://www.lescrutateur.com/2018/07/l-affaire-benalla-est-tres-grave-moins-pour-e-macron-que-pour-la-france-lire-la-deposition-du-prefet-de-police-michel-delpuech.html .

 

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En pleine affaire Benalla, le président de la République était ce mardi soir à la Maison de l’Amérique latine, pour une visite surprise aux députés de sa majorité. Devant les siens, il assume tout.


 

( http://www.leparisien.fr/politique/macron-mobilise-ses-troupes-a-la-maison-de-l-amerique-latine-24-07-2018-7832187.php ).


 

Décidément, c’est une journée où la majorité aura tout fait pour ressortir la tête de l’eau. Le moral au plus bas depuis l’éclatement de l’affaire Benalla, les députés LREM ont reçu mardi soir la visite surprise d’Emmanuel Macron. Jusqu’ici silencieux depuis six jours, le président de la République s’est invité à la Maison de l’Amérique Latine (VIIe arrondissement de Paris), où les élus Marcheurs fêtaient la fin de la session. « Ce qu’il s’est passé le 1er Mai a été pour moi une trahison », leur lance-t-il d’entrée de jeu, visant les violences commises par son chargé de mission.


 

Le chef de l’Etat assume tout des erreurs de l’Affaire Benalla allant même jusqu’à se mettre en première ligne : « La République exemplaire n’empêche pas les erreurs. S’il cherche un responsable, le seul responsable, c’est moi et moi seul. C’est moi qui ai fait confiance à Alexandre Benalla. C’est moi qui ai confirmé la sanction (NDLR : jugée trop clémente). Ça n’est pas la République des fusibles, la République de la haine, poursuit-il avec force. S’ils veulent un responsable, il est devant vous ! ».

« Qu’ils vinnent me chercher. Je réponds au peuple français ! »

Un chef de l’Etat prêt à tout prendre sur lui quitte à laisser entendre qu’il serait prêt à s’expliquer : « Qu’ils viennent me chercher. Je réponds au peuple français ! » Mais qui est-ce « ils » ? Les Commissions d’enquête parlementaire, devant lesquelles il est peu probable qu’il puisse être convoqué ? Les oppositions, des Insoumis aux Républicains, en passant par l’extrême droite ? C’est plus probable. Les journalistes, captifs à ses yeux « de la dictature de l’instant » ? Possible aussi.

Emmanuel Macron s’exprime donc pour la première fois. Chaque mot a été pesé. La stratégie de défense mûrement réfléchie. Toute la journée, les poids lourds de la macronie se sont démenés pour distribuer éléments de langage et autres consignes pendant les questions au gouvernement : « Soyons des exemples de calme, de cohésion et de dignité exhortait Richard Ferrand en réunion de groupe. Le Premier ministre monte lui aussi au front pour répondre à toutes les questions dans l’hémicycle. « Les dérives d’un individu ne font pas une affaire d’Etat », plaide-t-il. Quant au soupçon sur l’existence cachée d’une police d’Etat, c’est une « pure » rumeur.

 

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Léon de Belleville 25/07/2018 17:47

Très attaché à la grandeur de notre République et passionné par tout ce qui est important, j’ai bien pris note que Monsieur Benalla n’etait Pas l’amant de Monsieur Macron. Monsieur Macron a sans doute également voulu dire qu’il n’était pas non plus l’amant de Monsieur Benalla. Vu les sommets qu’atteint la verticalité du pouvoir...

Electre Yssien 25/07/2018 14:58

Quand on aime les courts-circuits, à défaut de "fusible"... Il convient de prévoir un coupe-circuit !
Mais comme il est seul responsable devant nous, allons lui réclamer ses comptes (ses contes?) "Ah! Cà ira,çà ira, les aristocrates à la Lanterne,
Ah! Cà ira,çà ira, les aristocrates on les pendra"
Hauteur Inconnue ?

A toutes ses vessies, je préfère mille fois la lanterne d'Aristote, celle de l'Ours-in?

François Villon 25/07/2018 06:37

La photo du Parisien est très parlante,avant d'avoir lu tout commentaire! Blanc comme neige au soleil, entre Schiappa et Belloubet,non? Mardi dernier c'était Black,Blanc,Beur ...AAH! Evolution!
Seulement après un an de règne ? Mais qu'en sera-t-il dans 3 ?
A l'arrière plan des ribaudes,les ribauds ...Auguste ou Le Bel ?

"Que sont mes amis devenus
Que j'avais de si près tenus
Et tant aimés"

Si LS permet encore un petit commentaire, érèzeman que pour Rutebeuf, le masculin l'emporte encore sur le féminin, car imaginons toutes les poésies en écriture inclusive.
Que d'histoire, dans les 3 vers précédents pour un "e" muet !!!
A moins que nous écrivions et disions UNE "e" muetTE??? (ça, c'est pour le Naja venimeux)
Les gaulois craignaient que le ciel ne leur tombe sur la Tête. Marianne, elle,marche dessus
Le dernier feuilleton de l' été, pour les médias.

Edouard Boulogne 25/07/2018 14:48

Cher François,
Attention ! Philippe Le Bel fut un grand roi, et je ne suis pas certain qu'il apprécierait son assimilation à Emmanuel Macron; ni peut-être François Villon, (qui en matière de moralité n'était pas un dragon de vertu) d'être embauché comme acteur (mêrme fictivement) dans ce que vous appelez, avec raison "le dernier feuilleton de l'été pour les medias". Comme diraient nos grands ancêtres de mai 68 "le feuilleton continue". Mais la France dans tout çà ! ?