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Publié par Edouard Boulogne

A l'Elysée Macron : du KKK au KKK .
A l'Elysée Macron : du KKK au KKK .

La lèpre populiste. Comme dirait l’oncle Eusèbe : « les grands mots sont déjà les grands remèdes ».

Eh oui ! Il faut nommer les choses, appeler un chat un chat et un farceur un farceur. Malheureusement, qui dit farce dit dindon, et à la « Macron giving », on ne sait pas que gallinacé sera gracié. Il y a fort peu de chance que ce soit le coq. Encore que crooneur de l’Élysée ait le cocorico fort cocoriquant et même un peu conconriquant, parfois.


Bref ! Si les Américains ont quelques raisons de craindre les éruptions du Ku Klux Klan, les Français n’en sont qu’aux balbutiements du Kon Kon Klaxon. C’est une habitude qu’il leur faudra prendre. Une tradition, comme on dit d’aujourd’hui au bout de quelques mois d’un buzz qui s’enracine.

Enfin, puisqu’il faut nommer les choses, c’est que tout va bien car, pour le moment, personne n’a encore parlé de la vérole macronnienne.

http://www.bvoltaire.com/emmanuel-macron-atteint-point-godwin-lepre-populiste-cest-peste-brune/

 

En complément d'article :

 

Rien n'est éternel en ce bas monde, et comme l'a dit Paul Valéry, nous savons aujourd'hui que les civilisations sont mortelles. Un jour, lointain je l'espère, les touristes viendront baguenauder sur les ruines de Paris, comme nous faisons sur celles de Louksor.

A la fin du quatrième siècle de notre ére, la Rome antique, dans son cadre encore majestueux était au bord l'effondrement. Les citoyens de l'Urbs, s'adonnaient joyeusement à la dissipation de l'héritage entourés des barbares avides qui bientôt la détruiraient de fond en comble.

J'y pensais en contemplant la fête de la musique hier en son symbole élyséen, de jeunes barbares, au palais présidentiel, à l'Elysée, insultant la France, avec la connivence épanouie des locataires du lieu.

C'est alors, (et aussi après avoir écouté le commentaire extasié de … Jack Lang ) que je me suis souvenu d'un poème de Victor Hugo dans sa Légende des siècles, grand poème épique, où le poète évoque, sous le titre Au lion d'Androclès, les turpitudes orgiaques de la Rome déclinante. Lisez, ci-après ce texte.

Même si nous n'en sommes pas encore, je le crois, à ce degré de turpitude orgiaque, je pense qu'il pourrait nous servir d'avertissement.

 

Au lion d'Androclès, par Victor Hugo :


La ville ressemblait à l’univers. C’était
Cette heure où l’on dirait que toute âme se tait,
Que tout astre s’éclipse et que le monde change.
Rome avait étendu sa pourpre sur la fange.
Où l’aigle avait plané, rampait le scorpion
.
Trimalcion foulait les os de Scipion.
Rome buvait, gaie, ivre et la face rougie ;
Et l’odeur du tombeau sortait de cette orgie.
L’amour et le bonheur, tout était effrayant.
Lesbie, en se faisant coiffer, heureuse, ayant
Son Tibulle à ses pieds qui chantait leurs tendresses,
Si l’esclave persane arrangeait mal ses tresses,
Lui piquait les seins nus de son épingle d’or.
Le mal à travers l’homme avait pris son essor ;
Toutes les passions sortaient de leurs orbites.
Les fils aux vieux parents faisaient des morts subites.
Les rhéteurs disputaient les tyrans aux bouffons.
La boue et l’or régnaient. Dans les cachots profonds,
Les bourreaux s’accouplaient à des martyres mortes.
Rome horrible chantait. Parfois, devant ses portes,
Quelque Crassus, vainqueur d’esclaves et de rois,
Plantait le grand chemin de vaincus mis en croix,
Et, quand Catulle, amant que notre extase écoute,
Errait avec Délie, aux deux bords de la route,
Six mille arbres humains saignaient sur leurs amours.
La gloire avait hanté Rome dans les grands jours ;
Toute honte à présent était la bienvenue.

Messaline en riant se mettait toute nue,
Et sur le lit public, lascive, se couchait.
Épaphrodite avait un homme pour hochet
Et brisait en jouant les membres d’Épictète.
Femme grosse, vieillard débile, enfant qui tette,
Captifs, gladiateurs, chrétiens, étaient jetés
Aux bêtes, et, tremblants, blêmes, ensanglantés,
Fuyaient, et l’agonie effarée et vivante
Se tordait dans le cirque, abîme d’épouvante.
Pendant que l’ours grondait, et que les éléphants,
Effroyables, marchaient sur les petits enfants,
La vestale songeait dans sa chaise de marbre.
Par moments, le trépas, comme le fruit d’un arbre,
Tombait du front pensif de la pâle beauté ;
Le même éclair de meurtre et de férocité
Passait de l’œil du tigre au regard de la vierge.
Le monde était le bois, l’empire était l’auberge.
De noirs passants trouvaient le trône en leur chemin,
Entraient, donnaient un coup de dent au genre humain,
Puis s’en allaient. Néron venait après Tibère.
César foulait aux pieds le Hun, le Goth, l’Ibère ;
Et l’empereur, pareil aux fleurs qui durent peu,
Le soir était charogne à moins qu’il ne fût dieu.
Le porc Vitellius roulait aux gémonies.
Escalier des grandeurs et des ignominies,
Bagne effrayant des morts, pilori des néants,
Saignant, fumant, infect, ce charnier de géants
Semblait fait pour pourrir le squelette du monde.
Des torturés râlaient sur cette rampe immonde,
Juifs sans langue, poltrons sans poings, larrons sans yeux ;
Ainsi que dans le cirque atroce et furieux
L’agonie était là, hurlant sur chaque marche.
Le noir gouffre cloaque au fond ouvrait son arche
Où croulait Rome entière ; et, dans l’immense égout,
Quand le ciel juste avait foudroyé coup sur coup,
Parfois deux empereurs, chiffres du fatal nombre,
Se rencontraient, vivants encore, et, dans cette ombre,
Où les chiens sur leurs os venaient mâcher leur chair,
Le César d’aujourd’hui heurtait celui d’hier.
Le crime sombre était l’amant du vice infâme.
Au lieu de cette race en qui Dieu mit sa flamme,
Au lieu d’Ève et d’Adam, si beaux, si purs tous deux,
Une hydre se traînait dans l’univers hideux ;
L’homme était une tête et la femme était l’autre.
Rome était la truie énorme qui se vautre.
La créature humaine, importune au ciel bleu,
Faisait une ombre affreuse à la cloison de Dieu ;
Elle n’avait plus rien de sa forme première ;
Son œil semblait vouloir foudroyer la lumière,
Et l’on voyait,
c’était la veille d’Attila,
Tout ce qu’on avait eu de sacré jusque-là
Palpiter sous son ongle ; et pendre à ses mâchoires

D’un côté les vertus et de l’autre les gloires.
Les hommes rugissaient quand ils croyaient parler.
L’âme du genre humain songeait à s’en aller ;
Mais, avant de quitter à jamais notre monde,
Tremblante, elle hésitait sous la voûte profonde,
Et cherchait une bête où se réfugier.
On entendait la tombe appeler et crier.
Au fond, la pâle Mort riait sinistre et chauve.
Ce fut alors que toi, né dans le désert fauve,
Où le soleil est seul avec Dieu, toi, songeur
De l’antre que le soir emplit de sa rougeur,
Tu vins dans la cité toute pleine de crimes ;
Tu frissonnas devant tant d’ombre et tant d’abîmes ;
Ton œil fit, sur ce monde horrible et châtié,
Flamboyer tout à coup l’amour et la pitié,
Pensif, tu secouas ta crinière sur Rome,
Et, l’homme étant le monstre, ô lion, tu fus l’homme.



 

A l'Elysée Macron : du KKK au KKK .
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Antoine de Panou 24/06/2018 06:48

Merci, cher Scrutateur, pour cette belle image de « L’Élysée pride ».

De Noailles 24/06/2018 04:45

Ce lion-ci porte, il me semble, une couronne... Celui de Venise n'en a pas, mais tient entre ses pattes un livre et une épée : le livre pour la Paix et l'épée pour la guerre, selon la "légende" de
Saint Marc, l'Evangéliste . Mais l'ange lui a promis le repos sur la lagune