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Publié par Edouard Boulogne

A LA DÉSIRADE : IL Y A LE CIEL, LE SOLEIL, LA MER... ET LES SARGASSES.
A LA DÉSIRADE : IL Y A LE CIEL, LE SOLEIL, LA MER... ET LES SARGASSES.
A LA DÉSIRADE : IL Y A LE CIEL, LE SOLEIL, LA MER... ET LES SARGASSES.

( Je publie cet article que m'adresse un ami désiradien d'adoption, et qui a longuement vécu dans cet île de rêve. Il s'agit d'un article de notre confrère Steeve Prudent, article sur les sargasses à la Désirade il y bientôt un an - juillet 2017. Article que mon correspondant commente. Comme ses remarques ne manquent pas d'intérêt je le publie ainsi que les photos qu'il m'envoie et qui furent publiées par Steeve Prudent lui-même. LS ).

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A LA DÉSIRADE : IL Y A LE CIEL, LE SOLEIL, LA MER... ET LES SARGASSES.

Par STEEVE PRUDENT_ Publié le 28/07/2017 à 18:27

 

Ce vendredi 28 juillet 2017 la Désirade croule littéralement sous les sargasses. Les algues brunes ont envahi toutes les côtes baignées par l'océan Atlantique1. L'inquiétude règne sur place. Les conséquences sur le tourisme pourraient-être terribles2.

 

 

Ce vendredi 28 juillet, nous sommes très loin des images de carte postale que nous offre d'habitude la Désirade. A Beauséjour, du côté du Phare3, sur la plage à Fanfan4, à Souffleur ou Baie-Mahault, les sargasses sont partout. Des nappes immenses ont envahi le littoral au grand dam des habitants.

 

L'impressionnante invasion d'algues à la Désirade

 

Face à cette catastrophe2, les efforts déployés pour tenter de nettoyer ce qui peut l'être, paraissent bien dérisoires. Ce vendredi 28 juillet, une pelle mécanique a entamé un combat qui paraît perdu d'avance.

 

Ce n'est pas la première fois que la Désirade est touchée par les sargasses mais cette fois l'invasion est véritablement impressionnante. Sur place les inquiétudes portent sur les conséquences que cela pourrait avoir sur le tourisme2. La plage qui borde l'Hôtel le Waliri6 est impraticable.

 

( II ) QUELQUES PRÉCISIONS ( du commentateur de l'article ):

 

1_ LA PREMIÈRE « INVASION OFFICIELLE DES SARGASSES » DATERAIT DE 2011 !

 

En fait il y a toujours eu des sargasses sur le littoral de la Désirade, comme d’ailleurs sur celui des autres îles de l’arc caribéen, mais jamais en aussi grande quantité. Les marins–pêcheurs et la population du cru parlaient alors de « VARECH » ou « VAREC » terme également utilisé en Bretagne et en Normandie.

Il reste sans doute à définir ce que l’on considère comme océan atlantique et mer des caraïbes… Du fait de l’orientation de la Désirade OSO - ENE et des habituels courants marins qui la baignent, il n’y a quasiment pas de sargasses au nord de l’île. Elles s’accumulent par contre sur le rivage sud, envahissent principalement les anses, bassins, criques, rades et s’entassent alors sur les plages, ainsi que dans la zone portuaire de l’île construite dans ce qui était jadis un magnifique lagon aux eaux claires, toujours renouvelées.

Ces algues dérivent dans l’Atlantique depuis le nord-est des côtes brésiliennes à partir du delta de l’Amazone. Des observations satellitaires récentes montrent qu’elles se forment aussi en Afrique de l’ouest et migrent dans l’océan à partir de l’embouchure du fleuve Congo. Selon les scientifiques le doute n’est plus guère permis : leur prolifération est à la fois entretenue par les pollutions venues de la terre (déforestations, monocultures intensives, utilisation sans limites d’intrants divers, de nitrates et phosphates) et activée par le réchauffement de l’océan. Ils précisent que le phénomène semble devoir subsister sans épargner aucune période dans les années à venir, ni aucune des îles de la Caraïbe.

 

2_ Les conséquences seraient donc catastrophiques surtout pour l’économie touristique…

Les « terribles nuisances » et problèmes de santé causés aux riverains – dont la plupart résident dans la grande proximité du littoral, occupant ainsi indûment la zone des 50 pas géométriques et/ou autres zones inondables et classées – ne sont pas encore évoqués… Mais à tout seigneur, tout honneur ! En fait ces évènements que d’aucuns veulent à tout prix qu’ils soient reconnus comme « catastrophes naturelles » affecteraient surtout l’économie touristique et frapperaient donc durement … au portefeuille ! Or ce sont ces mêmes touristes – sans bien entendu oublier les résidents eux-mêmes – qui contribuent au principal facteur du changement climatique, celui des émissions de gaz à effet de serre dues essentiellement aux transports (aérien, routier, maritime) et à la consommation d’énergie dans les maisons et établissements de location (climatisation, éclairage, appareillages divers …) Dès lors ils participent au réchauffement de la planète et favorisent donc aussi l’apparition des sargasses et leur extension ! Curieusement, aucun mot concernant les effets des sargasses sur la pêche – activité majeure de l’île – qui en fait pourtant le premier port de l’archipel, en tonnage de poissons pêchés !

 

3 _ S’il s’agit de Beauséjour (c’est-à-dire du bourg), il n’y a pas de phare mais simplement une tourelle équipée d’un feu d’alignement. Le seul phare de l’île, celui dit de la « POINTE-DOUBLÉ », se trouve à l’Est de Baie-Mahault juste avant la station météorologie construite par M. ALI TUR, suite au cyclone de 1928.

 

4 _ Il s’agit d’une plage créée à des fins politico-touristiques, mitoyenne de la nouvelle structure portuaire du bourg, l’ensemble ayant singulièrement bouleversé le biotope du lagon. C’est ainsi que cette zone sans désignation initiale particulière, a été artificiellement ensablée derrière la maison de feu M. STÉPHANE DÉVARIEUX dit « FAFANN ». Son actuelle appellation de « PLAGE À FIFI » provient sans doute de l’inventivité fertile d’un brillant « complimenteur de lanternes allumées » en quête de traditions inventées. Il semble en effet qu’au vent de cet endroit, ce soit seulement le pont franchissant le petit chenal reliant la saline à la mer qui s’appelait autrefois « PONT À FIFI », du surnom du père de M. Stéphane Dévarieux …

 

5 _ Non ! Même confusion que celle déjà évoquée au § 1.

 

6_ On ne manque pas non plus d’imagination chez les nouveaux propriétaires du lieu : « OUALIRI ou OUALÉIRI» – aux multiples orthographes dont cette dernière avec le fameux « W » – serait le nom Caraïbe de la Désirade, que signalèrent en leur temps le père Breton et quelques autres chroniqueurs précisant que cette appellation aurait signifié « terre au piment » ! En fait, il s’agit de l’ancien unique hôtel-restaurant de l’île qui depuis les années 1970 s’appelait « LA GUITOUNE »… et qui fut créé par une Martiniquaise, Mme Janville, « alias M’an THIERRY ». Cette dame est décédée en 1996 sans laisser d’héritiers en ligne direct, et depuis lors son établissement a connu des fortunes diverses avec des occupants successifs…

 

(Notes rédigées par JM le 02/05/2018)

 

 

 

 

 

 

 

 

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