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Publié par Edouard Boulogne

Hollande, lisse jusqu'à la lie...

( Merci au lecteur qui nous a adressé ce portrait vivant de l'ancien président ( LS ).

En voilà un qui donne pour titre Les leçons du pouvoir au recueil de vantardises qu'il publie après un quinquennat couramment qualifié de conconnat, et qu'il eût mieux valu ensevelir dans l'oubli. Ainsi, en plus de ne jamais avoir été un président normal - c'est pourquoi Sophie Coignard le qualifie d'accident de l'histoire - François Gérard Georges Nicolas Hollande montre que malgré l'expérience du pouvoir il n'a décidément rien appris et rien oublié, ce dont les Français se doutaient déjà eux qui, et c'est bien la seule fois où ils souscrivent à quoi que ce soit de Valérie Massonneau ex-épouse Trierweiler, n'ont rien d'autre à lui dire que « merci pour ce moment ».

 

Dans son opus à caractère auto-hagiographique - l'hagiographie est un genre littéraire qui veut mettre en avant le caractère de sainteté du personnage dont on raconte la vie - le bienheureux Hollande entend expliquer les raisons de sa "kolossale finesse" tout au long des cinq ans pendant lesquels il s'est ridiculisé, et la France et les Français avec. Il faut dire que ces derniers ont leur part de responsabilité dans l'affaire, puisque personne n'a jamais coiffé la tiare avec sa seule voix. Son seul bulletin de vote, s'entend. Le ridicule - dont le président qui, déjà, n'aurait pas dû dire quantité de choses (qu'il a pourtant dites avec insistance devant deux journalistes du Monde, on s'en souvient) a coiffé la France pendant les cinq années - était d'une certaine manière un dû républicain puisque c'est le peuple qui décide de la loi du genre. 

 

Ainsi, Hollande, gardien d'une image imaginaire qu'il a de sa gloire passée invite les Français une nouvelle fois à partager avec lui sa légende de grand homme. Le lecteur, paraît-il, découvrira ce que Hollande a complaisamment étalé au journal télévisé de TF1, c'est-à-dire que Hollande, jadis spécialiste particulièrement subtil de la politique moléculaire, devient - quand il s'agit de lui - complètement étranger à la réalité. Lisse jusqu'à la lie, rien ne l'affecte. Rien d'autre que sa petite gloire personnelle à laquelle il fait semblant d'être étranger alors qu'il a toujours multiplié ce que les publicitaires appellent "les occasions de voir", bref ! en la ramenant perpétuellement tout en feignant l'indifférence à l'appréciation d'autrui.

 

Habité par le syndrome du plouc narcissique, cet homme qui passait pour une fine lame en vient à vouloir faire prendre son canif pour un fleuret, autrement dit soit il prend les gens pour des imbéciles, soit il se prend pour Talleyrand, et il pourra toujours selon l'expression consacrée dire que c'est "sa" vérité. Ainsi dit-on pour désigner une version des choses, comme on appelle "locataire de l'Élysée" son occupant qu'on pourrait tout au plus appeler "pensionnaire", voire éventuellement "hôte". 


 

Le retrait du prédécesseur de Macron de la course présidentielle tiendrait donc du coïtus interruptus responsable et même sacrificiel car, à l'en croire, il aurait très bien pu battre le Macron en question - s'il l'avait voulu évidemment, l'évidence étant comme désormais la vérité une notion personnelle et subjective. À beau mentir qui vient de loin, dit le proverbe. Quand on a été en vitrine pendant cinq ans, c'est plus difficile, et si par hasard Hollande vient de loin, c'est très loin de la réalité. Malheureusement pour lui personne n'est obligé d'entrer dans sa représentation des choses, l'esclavage ayant été aboli en France depuis 1848. Peu importe ! il continue à faire le malin, ce qui constitue il est vrai une sorte d'exploit. L'ascension du mont Vanité par mauvais temps et par la face la plus éventée. Le défi, c'est l'homme même.

Maurice Szafran écrit dans Challenge.fr « (...) nous découvrons que François Hollande continue à prendre les Français pour des billes. Des analphabètes en politique. "Sortant, mais pas battu", précise-t-il narquois puisque, en effet, il a choisi de s'abstenir, de se retirer. Non pas, comme il l'explique en raison de la candidature de Macron à laquelle il ne s'attendait pas (la première raison qu'il avance) ; non pas en raison de la primaire à gauche (deuxième excuse utilisée alors même qu'il avait approuvé cette procédure en effet débile) ; non pas en raison de l'action meurtrière tout au long de ces cinq années d'une poignée de députés frondeurs qui ont saboté la majorité parlementaire (piètre façon de s'absoudre puisque rien, sinon ses tourments et lâchetés d'apparatchik, ne l'empêchait de les cogner aux premières heures du quinquennat); ni même en raison de la vague "dégagiste" qui a fini par s'emparer des Français (et dont il porte une bonne partie de la responsabilité). »

 

 

 

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DACH 15/04/2018 22:37

Il est chanceux, le ridicule ne tue pas. Dans la ploucacerie il s'impose haut la main

Xam Cirederf 14/04/2018 14:50

Moi je crois que nous avons eu le fruit des Conseils qui ont prévalu pour ruiner le quinquennat de la droite menée par SARKOZY. HOLLANDE en a été le bénéficiaire et aujourd'hui, ceux qui l'avaient durant 5 ans poussés et maintenus, se récompensent en ayant fait gagner celui-là même qui lui a servi de " référence économique, sociale et autre" tant dans les officines parallèles, que dans les Cabinets et ministères. Alors la coupe il faudra la boire jusqu'à la lie, mais pourvu que nous sachions nous épargner tous ces émules aux petits pieds qui se croient déjà sur orbite, soit au plan national, soit au plan local. Soyons vigilants et surtout moins "ababa" devant les paroles verbeuses de ces plus C.... d'entre nous.........